JO Milan-Cortina 2026 | Le titre olympique sur le relais masculin, plus grande réussite et plus belle récompense de Simon Fourcade

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Dans le relais français titré aux JO de Milan-Cortina, mardi, il y a eu le détonateur Jacquelin et le finisseur Perrot. Mais autour, il y a aussi eu l'architecte Simon Fourcade, pilier de la réussite actuelle du biathlon français. Autrefois espoir déçu, l'aîné de la fratrie Fourcade a finalement obtenu son plus grand succès de coach grâce à un dévouement et une passion sans borne pour son sport.

Le détonateur Jacquelin, le finisseur Perrot : Le résumé d'un sacre historique en relais masculin

Video credit: Eurosport

Il les a retenues, tant bien que mal, tout au long de l'interview à notre micro. Puis, en fuyant la caméra et en s'appuyant sur une rambarde située juste derrière lui, Simon Fourcade a laissé les larmes couler. Il y avait évidemment l'émotion d'une course au scénario irrespirable. La joie d'avoir mené l'équipe de France vers son premier titre olympique sur un relais masculin. Et, sans doute, beaucoup plus que ça.
Lui, dont la carrière n'a pas atteint les sommets qu'il visait lorsqu'il était jeune, lui dont les expériences olympiques ont parfois viré au cauchemar, est devenu mardi aux JO de Milan-Cortina l'architecte de l'une des plus belles performances de l'histoire du biathlon français.
"Ce n'était jamais arrivé, a-t-il confié après coup sur Eurosport. On a essayé pourtant… et je faisais partie de l'équipe à l'époque. L'obtenir enfin, c'est grand, surtout avec la physionomie de la course. C'est génial. C'est une très belle journée pour le biathlon français. Je crois que j'ai rarement vu l'équipe aussi heureuse qu'aujourd'hui. Je suis content d'avoir pu réaliser ça."

La récompense de son collectif

Il y a quelques jours, nous vous racontions comment la première médaille olympique de Martin Fourcade avait plongé son frère dans l'abîme durant près de deux ans. L'aîné de la fratrie avait été habité par un sentiment d'injustice, échouant après s'être acharné bien plus que les autres, son cadet compris.
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"Content de faire partie de cette histoire", la fierté de Simon Fourcade après le sacre des Bleus

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La beauté du sport a donc fait en sorte que, deux jours après que cette fameuse breloque soit passé de l'argent à l'or, Simon Fourcade obtienne lui aussi son graal. "Champion olympique sur un relais, ça représente beaucoup pour tout le monde, a-t-il souri. C'est gratifiant pour tout un collectif. On a fait du bon travail."
En trois ans, le coach des Bleus a transformé une équipe portée par des individualités fortes en un groupe d'une densité unique. "C'est par là qu'on a attaqué la réunion [de préparation du relais, NDLR] lundi soir : il y a deux saisons, on arrivait sur Anterselva à la même période avec aucun podium individuel, s'est-il souvenu. L'an dernier, on devient la meilleure nation, on prend le Globe du relais. Et maintenant, le titre olympique. C'est grand. Et on est heureux de faire partie de cette histoire."
Redonner à la discipline tout ce qu'elle m'a apporté
Une juste récompense pour un homme profondément animé par l'amour de son sport. "J'avais besoin de transmettre, nous racontait-il il y a quelques mois, en évoquant la genèse de son rôle de coach. J'avais envie d'accompagner les jeunes comme certains l'avaient fait avec moi lorsque j'ai débarqué dans ce groupe en tant qu'athlète. Je pense à Raphaël Poirée, Vincent Defrasne, Julien Robert, Ferréol Canard... pouvoir apporter aux plus jeunes, avec l'aura que l'on peut avoir au moment où l'on arrête sa carrière, était une bonne façon de redonner à la discipline tout ce qu'elle m'a apporté en tant que sportif et en tant qu'homme. J'ai pu le faire, à ma manière."
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Comme un symbole : Martin Fourcade remet la médaille d'or au relais français avant la Marseillaise

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Sa manière, c'est celle qui fut la sienne au moment de construire sa carrière d'athlète. La valeur cardinale de l'aîné des Fourcade est toujours le travail : quelques jours avant le début de la saison, on pouvait le voir courir dans tous les sens pour organiser les transports de matériel. Avant une étape de Coupe du monde, il n'est pas rare de l'apercevoir en piste, multipliant les tours sans se ménager pour aider son staff à faire l'usure des skis.
Entier, passionné, parfois trop, le coach des Bleus s'est parfois emporté auprès de ses hommes, dans un vestiaire qu'il a sanctuarisé. Cela lui a valu quelques moments de vives tensions avec certains des membres qui ont composé le relais en or mardi. "Ce n'est pas que dans le calme, on ne va pas dire qu'il n'y a que des bons moments, a-t-il admis à notre micro. Mais l'aventure n'en est que plus belle." Ça valait effectivement le coup.
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