Emilien Jacquelin, vainqueur du sprint de Kontiolahti : "Tant de gens ont douté de moi, continuez de parler"
Eurosport sur GoogleRien à dire. Emilien Jacquelin a décroché le quatrième succès individuel de sa carrière, vendredi à Kontiolahti, en skiant vite et en tirant à 10/10 avec la même célérité. Le Français de 29 ans a gagné un sprint qui met un terme à une période de quasiment trois ans de disette. Déçu de lui mardi (14e), il a cette fois pu adresser un message à ses détracteurs, via une célébration qu'il a explicitée.
Jacquelin, une célébration et un message : "Continuez de parler !"
Video credit: Eurosport
Un doigt sur la bouche, puis pointé vers la caméra. Emilien Jacquelin avait un message à faire passer, à l'arrivée d'un sprint qu'il sentait – à raison – victorieux. Après le "night, night" de Stephen Curry, dimanche à l'issue du relais messieurs, le biathlète français de 29 ans faisait-il encore une référence à la NBA ? "Je ne sais pas, a-t-il souri. Tant de gens ont douté de moi, c'était une sorte de 'trashtalk' léger : 'Continuez de parler, je m'en moque, je fais mon truc'."
"Son truc", Jacquelin l'a fait magistralement vendredi à Kontiolahti. Il a signé un 10/10 face aux cibles, tout en étant le plus rapide des 106 engagés dans ce domaine. Concernant la vitesse à ski, c'est à peine moins bien : 2e, à 11 secondes de Sebastian Samuelsson (son dauphin, à 9/10), juste devant Johannes Boe (5e, à 8/10), nouveau porteur du dossard jaune et référence du circuit. Peu ou prou la course parfaite… au contraire de celle de mardi.
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Un 10/10 au tir, solide sur les skis : la victoire de Jacquelin en sprint
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Chasser la "paresse mentale"
"Cela faisait deux jours que j'étais frustré de ce que j'avais fait sur l'individuel, où c'était de la paresse mentale au niveau du pas de tir, alors qu'il y avait tout pour faire", s'en voulait le 14e de cette première joute de la saison en solo (17/20). Aujourd'hui (vendredi), je me suis dit : 'Pas le droit à ça. Mon standing doit être plus élevé que ça'." D'où une concentration extrême, pour décrocher le quatrième succès individuel de sa carrière, son premier en sprint.
"Sur cette préparation, depuis le début, j'ai faim. J'ai envie de faire ce dont je suis capable, je n'ai pas envie de me mettre de barrière", raconte à nos confrères de L'Equipe celui qui a, notamment, opéré un changement de matériel durant l'intersaison. "Dès les réglages, je savais pourquoi j'étais là, appuie-t-il. J'ai réglé, je suis allé m'échauffer, et tant que la course n'était pas terminée, je n'allais pas descendre de cet état d'esprit."
Sixième du classement général en 2023-2024, le double champion du monde de poursuite (2020, 2021) n'avait plus gagné depuis près de trois ans, et une mass start au Grand Bornand. Son résultat est, par définition, exceptionnel… et il compte bien y remédier. "Tarjei [Boe] m'a dit : 'Amazing', relate le lauréat du jour. Je lui ai répondu : "Non, non, ce n'est pas 'amazing', ce n'est que le début, on s'entraîne pour ça (…) Il n'y a rien d'exceptionnel."
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Jacquelin raconte sa "petite erreur de débutant"
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