Kontiolahti | De la blessure de Julia Simon à son tir debout, décryptage du scénario qui a coûté la victoire aux Bleues

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Une deuxième place frustrante. Les Bleues ont longtemps cru s'imposer, ce dimanche, sur le relais dames de Kontiolahti. Mais Julia Simon, la dernière relayeuse, a été plombée par une crampe - et peut-être un peu plus - au mollet gauche qui l'a perturbée dès sa deuxième boucle. Un tir debout manqué a précipité une fin en eau de boudin et permis à la Suède de s'imposer.

Crampe ou blessure ? Simon à l'arrêt après un debout raté : son final cauchemardesque

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Tour 10/12 : Les Bleues ont de la marge

Longtemps, les Bleues ont survolé ce relais. Après l'entrée en matière parfaite de Lou Jeanmonnot, le passage très convaincant sur les skis de Justine Braisaz-Bouchet et l'excellent relais de Sophie Chauveau, Julia Simon a lancé son tour dans un certain confort, puisque l'équipe tricolore comptait alors 28"4 d'avance sur la Norvège et 32" sur la Suède.
Cette marge s'est encore accentuée après le tir couché parfait de Simon (33"7 sur la Norvège, 43"1 sur la Suède). À ce moment-là, compte tenu des qualités de la vainqueure du gros globe de cristal en 2023, on se dit qu'il ne peut plus arriver grand-chose aux Bleues. Et que la France s'apprête à vivre son premier doublé hommes - femmes en relais sur une même journée depuis 1994...

Tour 11/12 : le réveil de la douleur

Tout va bien pour Simon. Du moins, c'est ce que l'on croit. Dans son deuxième tour, la Française a encore accentué son avance sur ses concurrentes norvégienne (Tandrevold) et suédoise (Elvira Oeberg). Mais lorsqu'elle s'attaque au mur, l'athlète des Saisies semble grimacer. Les chronos n'indiquent rien d'alarmant. Et pourtant... Simon - elle le révélera après la course - commence à ressentir une pointe derrière le mollet gauche. Ce même muscle qui l'avait déjà plombée, en 2018, lors d'un sprint à Oberhof, alors qu'elle visait son meilleur résultat en Coupe du monde. Lorsqu'elle arrive sur le pas de tir, elle compte encore plus de 30 secondes de marge...
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La Marseillaise improvisée par les Bleus avec le public

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Tour 11/12 : Simon se crispe... et s'acharne

Cette gêne musculaire a-t-elle engendré un manque de lucidité chez la biathlète de 28 ans ? Habituellement tueuse dans ce type de situations, Simon vacille sur le pas de tir. Les deux premières cibles sont blanchies. Mais pas la troisième. Étrangement, la Française décide de s'acharner sur cette dernière, alors qu'il est plutôt habituel de passer à la suivante afin de ne pas perdre le rythme, et d'éviter d'être piégé par un éventuel problème technique. Finalement, elle s'y perd et doit tourner sur l'anneau de pénalité. "Je n'ai pas su m'adapter aujourd'hui, notamment sur le tir debout, admettra-t-elle après coup, au micro de L'Équipe. Et je m'en veux un petit peu." À ce moment-là, pourtant, tout n'est pas perdu. Simon reprend la piste sur les talons d'Oeberg.

Tour 12/12 : le mur fatal

On se dirige vers un sprint France - Suède pour la gagne. On en salive d'avance. Mais Simon, elle, est en souffrance. Le mollet chauffe, la crampe arrive. "Jusque-là, j'ai réussi à bien skier, analysera-t-elle. J'ai réussi à m'adapter sur les skis, jusqu'à la fin." Jusqu'à cette fameuse bosse, extrêmement sollicitante. "Le dernier mur est tellement raide, confirmera-t-elle. Il demande tellement d'être sur l'avant. Et dès qu'il fallait être sur l'avant du pied, je n'y arrivais plus, et c'était trop douloureux."
Tétanisée par la douleur, la Tricolore laisse la Suédoise s'échapper. Elle se tient le mollet dans la descente et termine l'épreuve à l'agonie (29 secondes de retard), sauvant tout de même la deuxième place. Pour les Bleues, et en particulier pour la dernière relayeuse, le coup est rude. "Je n'ai pas su m'adapter sur mon tir debout, grince-t-elle. Ça demandait un petit peu d'adaptation mais je n'ai pas réussi. Je me suis sortie toute seule de la course, et je me suis ajoutée une difficulté. Je vais évacuer cette course qui amène beaucoup de frustration et de déception pour l'équipe."
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"Night, night" : La célébration façon Curry de Jacquelin

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