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C'est maintenant ou jamais : Fourcade et les Bleus visent le sommet

C'est maintenant ou jamais : Fourcade et les Bleus visent le sommet
Par AFP

Le 21/02/2020 à 14:35

Martin Fourcade a tout gagné au cours de son immense carrière mais il lui manque toujours un grand titre avec le relais. Samedi, aux Mondiaux d'Anterselva, c'est peut-être la dernière occasion pour le roi du biathlon de réparer l'anomalie.

On le sait, Martin Fourcade doit annoncer en fin de saison la suite qu'il compte donner à son aventure sur le circuit. Partira, partira pas ? Le suspense est à son comble et donne forcément une saveur particulière à la course par équipes, programmée à l'avant-dernière journée de ces Championnats du monde avant la mass start de dimanche.

Vidéo - Fourcade devant Boe et Landertinger : le podium en vidéo

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Pour Fourcade, l'opportunité de partager la plus haute marche du podium avec ses potes pourrait ne plus se reproduire. L'enjeu est énorme. En cas de médaille d'or, le quintuple champion olympique, qui a ajouté un nouveau record à sa riche collection mercredi avec une 11e victoire individuelle aux Mondiaux (à égalité avec Ole-Einar Bjoerndalen), pourrait quitter la scène avec le sentiment du devoir accompli.

Le contexte ne peut pas être plus favorable : Fourcade va attaquer le relais à la tête du quatuor français le plus compétitif de l'histoire. Le Catalan est revenu à son meilleur niveau et a de très fortes chances de rafler un 8e gros globe de cristal en fin de saison. Mais il n'est plus le seul à faire peur.

"Dream Team"

Outre le leader Fourcade, les Bleus comptent trois autres représentants dans le Top 10 de la Coupe du monde (Quentin Fillon-Maillet 2e, Simon Desthieux 6e, Emilien Jacquelin 7e). Avec deux biathlètes sacrés à Anterselva (Fourcade en Individuel, Jacquelin en poursuite), l'équipe de France a des allures de "Dream Team" et a toutes les cartes en main pour aller chercher un premier titre depuis 2001.

Simon Desthieux

Simon DesthieuxGetty Images

La méfiance est pourtant de mise au vu des résultats de la saison. Sur les 4 relais disputés cet hiver en Coupe du monde, la Norvège en a gagné trois, ne laissant aux Français que celui de Ruhpolding (18 janvier). Comme quoi, l'addition des talents n'est pas une assurance de succès. Une nouvelle fois, Johannes Boe et sa bande seront les principaux poils à gratter des Tricolores samedi et Stéphane Bouthiaux, le patron du biathlon français, promet d'ores et déjà "un immense combat".

Ce qui explique la prudence de Fourcade. "On sait qu'on est parmi les deux équipes favorites avec la Norvège, avec une densité et un niveau exceptionnels, a-t-il déclaré. Si on n'est pas sur le podium, on sera très déçus. Si on est derrière une équipe de Norvège de gala, ça sera la loi du sport. Se dire que toute autre chose que l'or serait une déception, c'est faux. On peut réaliser la course de notre vie et finir deuxièmes. Mais on a le potentiel pour aller chercher devant, plus que jamais, on ne se cache pas. C'est un énorme objectif mais il faudra qu'on soit tous parfaits."

La mésaventure d'Oberhof

L'homme aux 82 victoires peut être rassuré. Ses coéquipiers sont motivés comme jamais, à commencer par Jacquelin, qui vit des Championnats du monde idylliques avec deux médailles (or en poursuite, bronze en relais mixte simple avec Anaïs Bescond). "Le relais, c'est ce qui manque à ce groupe, a-t-il affirmé. On a les qualités pour chercher l'or."

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Le benjamin de l'équipe (24 ans) n'oublie cependant pas sa mésaventure d'Oberhof, le 11 janvier en Coupe du monde. Parti en premier relayeur, il avait annihilé les chances françaises avec deux tours de pénalité et il avait fallu une spectaculaire remontée de ses trois autres camarades pour arracher une deuxième place miraculeuse derrière la Norvège. "On a vu qu'on pouvait passer à côté, moi le premier, a-t-il prévenu. Donc il faudra faire quatre super relais pour battre les Norvégiens". Et combler le roi Fourcade.