Coupe du monde de biathlon 2025-2026 | Perrot, Jeanmonnot, Simon... chez les Bleu(e)s, l'ambition en Coupe du monde face à l'obsession des Jeux

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Comment aborder cette Coupe du monde coupée en deux par l'évènement majeur que sont les Jeux de Milan-Cortina ? Les Bleu.e.s rêvent avant tout d'or olympique mais savent, aussi, qu'il leur sera impossible de négliger la compétition qui s'ouvre à Ostersund, ce week-end. Parce que l'un ne va pas sans l'autre. Et qu'avec la densité du groupe France, il n'y aura que peu de place au relâchement.

L'équipe de France de biathlon

Crédit: Quentin Guichard

Lorsqu'on les a interrogés à ce sujet, la plupart des membres de l'équipe de France ont d'abord tenté d'apporter une réponse assez classique pour des sportifs de haut niveau. Alors que la saison n'a pas encore commencé, pas question de faire un choix entre la Coupe du monde, dont la première étape débute ce samedi à Ostersund, et les Jeux Olympiques de Milan-Cortina. Mais puisqu'on leur a demandé de trancher...
"Les Jeux, c'est tous les quatre ans, donc le choix serait quand même vite fait", a rapidement admis Lou Jeanmonnot, deuxième de la Coupe du monde la saison dernière. "C'est un événement assez incroyable et unique, nous confiait Julia Simon, dont la suspension pour un mois pourrait de toute façon avoir un impact sur ses objectifs. Il faut être réaliste et honnête, c'est le Graal."
Parmi tous les biathlètes tricolores, seul Éric Perrot a catégoriquement refusé de trancher. Fidèle à ses convictions, sûr de sa force, celui qui avait terminé troisième de la précédente édition de la Coupe du monde veut le fromage et le dessert. "Vous connaissez ma réponse, nous a-t-il d'abord souri. Je me positionne forcément pour les deux. Je vise la Coupe du monde et les Jeux." "C'est une approche qui lui correspond, enchaîne Simon Fourcade, coach des Bleus. Il est pleinement en mesure de le faire."

La théorie du "pic de forme" face à la réalité

La bonne nouvelle, pour Perrot comme pour tous les autres, est que la réalité de ce sport se fiche des questions de journalistes. Ils n'auront pas à se confronter à ce petit dilemme pour la simple et bonne raison qu'ils ne le pourront pas. D'abord parce qu'il paraît difficile, voire impossible, d'être performant au cœur du mois de février quand on peine à l'être à la fin du mois de novembre, en décembre ou en janvier. Il faudra être très bon tout le temps. Et parfait, ou presque, à Antholz-Anterselva.
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Fourcade : "Il y aura toujours une partie d'argent en dessous du placage or"

Video credit: Eurosport

"Comme les Jeux sont au milieu de la saison, l'idéal, sur le papier, est d'avoir une courbe de forme qui monte progressivement et qui redescend progressivement", estime Jeanmonnot. "Au-delà d'être un objectif personnel, les Jeux sont vraiment l'objectif de l'équipe, précise Michelon. Ça a quand même pris une place conséquente dans la préparation."
Tout a donc été fait pour que le pic soit atteint entre le 6 et le 22 février prochains. "Mais c'est une théorie, insiste Jeanmonnot. S'il y a une maladie, de la fatigue, il y aura peut-être des impasses à faire. Mais ce sont des choses qui se décideront sur le moment." Notamment parce qu'il est très difficile d'imaginer ce que réserve cette Coupe du monde 2025-2026. Chez les dames, le plateau apparaît relevé entre la vainqueure sortante (Franziska Preuss), la double dauphine en titre (Jeanmonnot), la valeur montante (Maren Kirkeeide) ou encore la revenante Lisa Vittozzi.
Chez les hommes, même si Johannes Boe n'était pas parvenu à quitter la scène avec un dernier titre en poche, difficile de trouver une tête qui dépasse nettement. "J'ai des athlètes qui ont envie de se laisser la possibilité de pouvoir jouer le Gros Globe, nous confirme Simon Fourcade, coach des Bleus. On sait qu'il y a un sacré challenger qui a pris sa retraite. Ça laisse forcément un petit peu plus de portes ouvertes pour pouvoir jouer ce maillot jaune. Et ça permet aussi de s'enlever un peu de pression, plutôt que de tout miser sur les Jeux."
On a toutes les dents qui rayent le parquet
Chez les Bleus comme chez les Bleues, aucun relâchement ne sera de toute façon autorisé, puisque la Coupe du monde servira de base pour la sélection des Jeux, où seulement quatre athlètes par genre seront retenus pour les épreuves individuelles. Et puisque la densité est énorme... 
"Il va vraiment falloir aller chercher sa place, insiste Océane Michelon, cinquième de la précédente édition, dont le Top 10 était occupé par cinq Tricolores. Quatre places, c'est peu. Et on a toutes les dents qui rayent le parquet." Aucune d'entre elle, pas même la leader Jeanmonnot ou l'expérimentée Julia Simon, ne se sent "en sécurité" pour Milan-Cortina.
"Les règles du jeu sont simples et connues de mes athlètes, abonde Cyril Burdet. L'objectif affiché, c'est d'avoir la meilleure équipe possible au départ de chaque course. Même si pour les JO, il faudra trouver un équilibre entre expérience et performances du moment, toutes les options sont possibles." Le message est clair. Le calcul, interdit.
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Avec son image de gendre idéal, Perrot a-t-il des défauts ?

Video credit: Eurosport


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