"Nous allons augmenter sensiblement les contrôles anti-dopage aux JO de Turin. L'augmentation des contrôles par rapport à Salt Lake City sera de 72%. Quelque 1200 tests sont prévus pour cette quinzaine. Pour tous ceux qui concourent dans le respect des règles, nous avons le devoir de mettre en place les mesures les plus sévères pour attraper cette minorité de tricheurs ". Avant même l'ouverture des Jeux Olympiques de Turin, Jacques Rogge, le président du CIO, lançait à tous les athlètes un message clair : la guerre contre le dopage était devenue une priorité et les champions reconnus coupables seraient sévèrement punis. Les actes n'ont pas tardé à faire suite aux paroles.
Pyleva prend deux ans
TURIN 2006
Presque le grand bleu
28/02/2006 À 10:20
"Je veux dire que je n'ai jamais absorbé de substances illicites de manière intentionnelle. J'ai pris le médicament que mon médecin m'avait prescrit. Je ne savais pas qu'il contenait une substance interdite parce que le laboratoire le recommandait pour les athlètes dans la notice". Les arguments de la Russe Olga Pyleva, contrôlée positive au carphédon, un stimulant, n'ont, semble-t-il, pas convaincu les membres de la commission. La biathlète russe, championne olympique du 10 km en 2002, et son médecin personnel Nina Vinogradova ont ainsi été suspendus deux ans.
La justice italienne pourrait se saisir du dossier
Olga Pyleva va être également poursuivie dans le cadre de la loi italienne antidopage, adoptée et entrée en vigueur en 2000, qui est l'une des plus sévères au monde. La législation en vigueur dans la péninsule prévoit des peines de trois mois à trois ans de prison contre toute personne qui "procure à d'autres, administre, prend ou favorise l'usage" de substances interdites. Jusqu'à ce jour aucun sportif n'a été incarcéré à la suite d'un procès pour dopage en Italie. La Russe ne devrait pas être le premier cas même si "le CIO a transmis le dossier au ministère public italien ". Avant le début des Jeux, un accord avait été trouvé entre le comité olympique et le gouvernement italien afin qu'aucun sportif participant aux JO ne soit incarcéré pour dopage. Olga Pyleva devrait donc échapper à la prison mais à 30 ans, sa suspension de deux ans pourrait être synonyme de fin de carrière.
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