Jeux Olympiques - Tokyo 2020 : Joris Daudet pour briser la malédiction, Manon Valentino pour concrétiser

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TOKYO 2020 - Joris Daudet entrera en lice ce jeudi, lors des quarts de finale de l'épreuve de BMX. S'il a collectionné de nombreux titres au cours de sa carrière, le Français de 30 ans reste sur deux désillusions olympiques, à Londres (2012) et à Rio (2016). Manon Valentino, chez les femmes, et Anthony Jeanjean, dans la nouvelle épreuve freestyle, seront aussi à surveiller de près.

Joris Daudet (France) / Tokyo 2020

Crédit: Getty Images

Joris Daudet est en mission. Celui qui est l'un des cadors du BMX sur le circuit mondial tentera, à 30 ans, de briser à Tokyo sa malédiction des Jeux Olympiques, après deux échecs douloureux à Londres en 2012 et à Rio en 2016. Deux fois champion du monde et bardé de médailles dans les grandes compétitions, le Tricolore a été victime de chutes lors de ses précédentes tentatives olympiques, au niveau des demi-finales à Londres et des quarts de finale à Rio.
Mais il fait partie des sportifs pour qui le report d'un an des Jeux de Tokyo a été bénéfique : gravement blessé aux championnats du monde 2019 (poignet, clavicule et côtes fracturés), il n'a pu reprendre l'entraînement que début 2020, et la compétition en octobre. Natif de Saintes, où il a découvert le BMX à l'âge de neuf ans, ce père de famille est installé depuis 2013 aux États-Unis, en Californie, où il court pour l'équipe du fabriquant de cycles Chase.
Il arrive à Tokyo parfaitement préparé : "J'ai déménagé en Floride depuis trois mois pour m'entraîner dans des conditions climatiques qui ressemblent à ici. Donc la préparation est bonne, le job est fait, il reste à se faire plaisir et à donner le maximum", a-t-il lâché.

Valentino a "beaucoup appris"

Autre Français à l'histoire compliquée avec les JO, Sylvain André, champion de France et troisième des derniers Mondiaux en 2020, espère bien lui aussi décrocher le Graal. Deux fois remplaçant à Londres et Rio, il sait qu'à 28 ans, ses chances de courir à Paris sont faibles. "C'est probablement ma dernière chance de faire les Jeux, et je sais maintenant que je peux faire quelque chose et décrocher une médaille : sans être prétentieux, mais juste parce que je l'ai déjà fait avant", dit-il.
Côté dames, Manon Valentino veut faire fructifier son expérience brésilienne : "J'ai beaucoup appris de Rio, dit-elle. Malgré ma chute en finale, j'en ai retiré beaucoup d'expérience. Je vais essayer d'être un peu plus patiente sur la piste (...) mais je suis beaucoup plus mature et je n'ai aucune appréhension".
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Manon Valentino (France) / BMX

Crédit: Getty Images

Pour Jeanjean, tous les espoirs sont permis

Dans l'épreuve de freestyle, qui fait ses débuts aux Jeux, seuls neuf garçons et neuf filles sont en lice. Une sélection impitoyable mais... une chance sur trois de médaille pour les heureux élus ! Si aucune Française n'a pu se qualifier pour Tokyo, le Montpelliérain Anthony Jeanjean, champion d'Europe en 2019, portera les espoirs de l'équipe de France les 29 juillet et 1er août au parc de sports urbains d'Ariake, à Tokyo. Son remplaçant en cas de défaillance est Istivan Caillet.
L'un de ses principaux rivaux sera le Japonais Rim Nakamura, vainqueur du classement général de la Coupe du monde 2019, qui aura l'avantage d'évoluer sur ses terres. Mais, chez les messieurs, la densité du groupe des sélectionnés laisse toutes les options ouvertes pour le podium.
Dans ce sport né aux Etats-Unis, qui marque l'avancée des Jeux Olympiques vers une nouvelle culture plus urbaine, les "riders" s'affrontent sur des obstacles tels que des murs, des modules de saut et des spines. Ils doivent réaliser des figures acrobatiques notées en fonction de leur difficulté, originalité, hauteur, exécution et créativité.
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Anthony Jeanjean (France) / BMX Freestyle

Crédit: Getty Images

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