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Attaqué par Tronché, Yoka se défend et appelle au calme : "J’ai eu la rage, la haine"

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Tony Yoka

Crédit: Getty Images

ParEurosport
03/06/2020 à 09:00 | Mis à jour 03/06/2020 à 09:01

Tony Yoka appelle au calme. Attaqué par Raphaël Tronché, ancien champion de France des lourds, dans les colonnes de L'Equipe, le boxeur a regretté son message posté sur les réseaux sociaux en réaction au décès de George Floyd.

C'est un message qui a révolté Raphaël Tronché. "Peu importe ce qui se dira après ce post, brûlez tout, niq*** tout. Je ne reviendrai pas sur ma parole tant qu’on ne sera pas considérés comme leurs semblables. Put*** j’ai la haine", avait écrit Tony Yoka sur les réseaux sociaux, quelques jours après la mort de George Floyd. Ce mercredi, dans les colonnes de L'Equipe, le champion de France de boxe chez les lourds a décrit ce comportement comme tout simplement "scandaleux".

"Ce mec est un porte-voix grâce à sa notoriété médiatique, mais il s’en sert pour délivrer des appels à la haine, explique Tronché au quotidien. (...) Qui ira éteindre les incendies que Yoka incite à allumer ? C’est lui qui ira réparer les arrêts de bus fracassés ? Lui qui ira calmer les jeunes des quartiers ? Et même si on cassait tout et si on brûlait tout, on fait quoi ensuite ? On demande à Yoka "c’est quoi le plan ?" Son tweet va trouver écho chez des petits jeunes en train de se chercher. Ils sont pleins de colère car ils se sentent dans l’oubli et c’est la réalité, ils sont abandonnés."

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"Mon message a divisé"

Attaqué, Yoka, qui a effacé son message, a tenu à se défendre. "J’ai écrit ce message à 6h du mat après avoir passé la nuit à regarder ces vidéos, écrit-il sur Twitter. J’ai eu la rage, la haine. (…) Mais après ces quelques jours, je me suis rendu compte que ma voix portait, explique le boxeur. Jamais je n'ai pointé du doigt la police car il faut du courage pour en être mais c'est le système qu'il faut changer (...) Je regrette seulement qu'au lieu de rassembler, mon message a divisé alors que tout ce que je prône c'est l'unité."

Enfin, Yoka explique être un "fruit de ce mélange, blanc/noir, france/congo" par ses parents. "Je pousserai toujours les petits frères vers plus d'éducation car c'est comme ça que l'on arrivera à une justice pour tous", conclut-il.

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