Boxe - "Je suis destiné à être champion du monde" : Christian Mbilli de retour en France, avec les crocs

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BOXE - Trois ans après son dernier combat en France, le puncheur Christian Mbilli renoue avec le public tricolore samedi à Nantes, où il affronte l'Américain Vaughn Alexander pour une possible 23e victoire en autant de combats. D'autant que ce nouveau duel professionnel pourrait rapprocher un peu plus le boxeur de 27 ans du titre mondial chez les super-moyens.

Christian Mbilli.

Crédit: Imago

Malgré son bilan impressionnant de 22 victoires en 22 combats (dont 20 par KO), Mbilli est loin d'être le plus connu des boxeurs français, ni le plus médiatisé des anciens membres de la "Team Solide" qui avait brillé aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Pourtant, au moment de peaufiner la préparation de son 23e combat professionnel, celui qui est classé N.2 à la WBC l'affirme sans hésiter: "Je suis destiné à être champion du monde."
Car à 27 ans, Mbilli est sans doute l'un des boxeurs français les plus prometteurs et le plus à même de rejoindre Arsen Goulamirian, seul Tricolore actuellement détenteur d'une ceinture mondiale. C'est donc pour corriger ce déficit de notoriété en France et renouer avec "son" public que Mbilli, installé au Canada depuis 2017, a souhaité combattre samedi à Nantes, non loin de la maison familiale de Pornic.
"Je commence à être très populaire à l'étranger par rapport à la France", déclare le natif de Yaoundé arrivé en France à l'âge de 11 ans. "C'est la raison pour laquelle j'ai insisté auprès de mon équipe pour qu'on puisse faire ce combat en France. Ça fait maintenant trois ans que je ne suis pas revenu, j'ai hâte d'offrir ce combat explosif au public français."

Prochain combat face à Akhmedov

Sa quête du Graal planétaire, dans une catégorie dominée par le Mexicain Saul "Canelo" Alvarez, champion unifié et incontesté des super-moyens, passe donc par l'obstacle Vaughn Alexander, un adversaire solide (17 victoires, 6 nuls, 1 défaite) mais qui n'aura pas été facile à sécuriser.
"On esquive personne, malheureusement on m'esquive beaucoup", explique Mbilli. "On est limite en train de le remercier d'avoir accepté le combat parce qu'il n'y a pas eu beaucoup de personnes qui ont accepté." "C'était le meilleur opposant qu'on a pu avoir par rapport au nombre de refus qu'on a eus", ajoute-t-il. "On est dans une période où pour m'affronter, beaucoup demandent énormément d'argent. C'était un juste milieu."
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Christian Mbilli en 2017.

Crédit: Getty Images

Face à Alexander, pesé vendredi à 75,820 kg, Mbilli (76,250 kg) sait toutefois qu'il devra s'imposer avec la manière, afin de consolider sa position et s'affirmer comme un challenger crédible pour une chance mondiale. "Je me dois d'être impressionnant sur tous mes combats, que ce soit par décision ou par KO", déclare celui qui est connu pour son tempérament offensif. "C'est sûr et certain que je ne vois pas du tout un split decision ou un combat serré là-dessus."
"Ce sera sur les télés américaines, ce sera sûrement vu mondialement donc je me dois d'être spectaculaire et d'être à la hauteur de mes objectifs. Je dois gagner ce combat unanimement et de manière claire, nette et précise." Pour Mbilli, il s'agit du dernier duel avant son combat éliminatoire, l'équivalent d'une demi-finale de championnat du monde, face au détenteur du titre WBC Silver des super-moyens, Ali Akhmedov (19-1, 14 KO). Le vainqueur devrait se voir offrir une opportunité d'affronter Saul Alvarez (58-2-2, 39 KO). Egalement à l'affiche de la soirée nantaise, Souleymane Cissokho (15-0, 9 KO) combattra pour la ceinture WBC Silver des welters contre le Sud-Africain Thulani Mbenge (19-1, 15 KO), classé 14e mondial.
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