Christian Mbilli, programmé pour affronter Canelo, touche au but

Christian Mbilli a appris à attendre. Le boxeur français de 30 ans réclame légitimement un affrontement contre le maître des super-moyens Saul "Canelo" Alvarez depuis plusieurs années, sans parvenir à l'obtenir. Son prochain combat, qui est en cours de négociation, pourrait bien faire basculer son destin et lui offrir enfin une chance pour un titre mondial.

Christian Mbili attend son heure pour une chance de combattre pour une ceinture mondiale.

Crédit: Getty Images

Et si Christian Mbilli était le boxeur que la France attendait depuis si longtemps ? Le natif de Yaoundé, qui a remporté la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Rio sous les couleurs tricolores possède désormais la nationalité canadienne, vit à Montréal et est annoncé, avant ses combats, comme un combattant venant du Québec... Mais on ne va pas chipoter, car le bonhomme a les épaules pour le rôle. Surtout après le résultat de son dernier combat.
Le plan parfait était de battre le Polonais Maciej Sulecki sans prendre trop de coups ni se blesser, pour espérer enchaîner et figurer sur la soirée de combats du très attendu combat entre Saul "Canelo" Alvarez et l'Américain Terence Crawford, qui aura lieu le 13 septembre et qui sera diffusé sur Netflix. Et ainsi se positionner encore plus officiellement comme le challenger numéro 1 de la catégorie des super-moyens (-76,2 kg), dominée par Canelo, la superstar mexicaine en cette décennie 2020. Ou alors de Terrence Crawford, si ce dernier parvient à faire tomber la couronne du roi. De son côté, Mbilli a fait le job et envoyé Sulecki au tapis sur un uppercut dès le premier round le 27 juin dernier pour rafler la ceinture de champion intérimaire.

Des négociations déjà en cours pour figurer sur la carte de Canelo

L'engrenage n'a pas tardé à s'enclencher, puisque ce lundi déjà, L'Equipe informe de la tenue de négociations pour affronter le Guatémaltèque Lester Martinez à Las Vegas lors de la soirée Canelo - Crawford. Un souhait qu'avait déjà formulé Turki Alalshikh, le très puissant co-organisateur saoudien de l'évènement qui avait annoncé publiquement qu'il était séduit par le profil offensif et agressif de Mbilli, et le voulait pour le 13 septembre.
Restait à voir où le médaillé olympique se situait physiquement. Car il a connu de (trop) long mois de camps d'entraînement avant de se frotter à Sulecki. A force d'annulations de combats, il a passé environ six mois au total à se préparer à haute intensité à monter sur le ring, avant d'obtenir enfin une date. "Si je repars en camp d'ici à deux à trois semaines, c'est là que je risquerais d'avoir une blessure", avait-il glissé au micro de l'émission Figther Club, deux jours après sa dernière victoire.

"Le K-O que je viens de mettre c'est pour toi"

Finalement, alors qu'il profite de vacances bien méritées, Mbilli semble déterminé à prendre ce risque. "J'ai envie de faire partie de la sous-carte de Canelo pour lui faire passer un message 'écoute, le K.-O. que je viens de mettre, c'est pour toi'", martelait-il après avoir couché le Polonais. Aussi, une telle exposition dans une soirée organisée par Turki Alalshikh ne se refuse pas.
Si les négociations aboutissent à la signature pour le combat contre Martinez, Mbilli sera certain d'y toucher la plus grosse bourse de sa carrière. En plus de valider un peu plus son statut de challenger au titre de champion du monde qu'il occupe déjà depuis trois ans si on se fie uniquement aux classements. Mais les voies de la boxe sont impénétrables, et les enjeux financiers, voire politiques, prennent parfois le pas. Tout ce que Mbilli peut faire, c'est mettre toutes les chances de son côté. Ecourter ses vacances et briller à Vegas en septembre en fait partie.
Rejoignez Plus de 3M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité