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"Ils ont fait comme si de rien n'était" : la colère monte après la tenue du TQO

"Ils ont fait comme si de rien n'était" : la colère monte après la tenue du TQO
Par Clément Lemaître via AFP

Le 26/03/2020 à 23:40

JEUX OLYMPIQUES 2020 - Après que trois boxeurs et un entraîneur turcs ont été testés positifs au coronavirus à leur retour de Londres, où se déroulait le tournoi de qualification olympique, la BBC annonce jeudi que trois membres de la délégation croate ont également été touchés.

Le polémique enfle de jour en jour. Jeudi, la Fédération turque de boxe a dénoncé l'insuffisance des mesures sanitaires lors du tournoi de qualification olympique qui s'est déroulé du 13 au 16 mars à Londres, après les tests positifs de trois boxeurs et d'un entraîneur turcs. Pour sa part, la BBC annonce de son côté que trois membres de la délégation croate auraient également été diagnostiqués positifs au covid-19.

"Notre épidémiologiste a indiqué qu'ils avaient probablement été infectés à Londres", a assuré un membre de la fédération croate de boxe au média britannique. Pour sa part, The Guardian pointe du doigt le CIO qui a laissé débuter le TQO alors que la pandémie de coronavirus était déjà bien présente en Europe et que la très grande majorité des événements sportifs avait été suspendue voire annulée au vu de la situation sanitaire.

" Ils auraient dû reporter les épreuves"

De quoi susciter la colère d'Eyup Gozgeç, le président de la fédération turque de boxe. "Alors que l'incendie se propageait aux quatre coins du monde, ils ont fait comme si de rien n'était. Ils auraient dû reporter les épreuves", a-t-il déclaré à l'AFP. Alors qu'il devait se dérouler jusqu'au 24 mars, ce tournoi de qualification olympique mettait aux prises quelque 350 boxeurs et boxeuses venus de 43 pays différents.

Dans un premier temps, le groupe de travail pour la boxe du CIO, organisateur des qualifications et du tournoi olympiques, en raison de problèmes de gouvernance à la fédération internationale de boxe (AIBA), avait annoncé que l'évènement se poursuivrait à huis clos, avant d'opter finalement pour sa suspension. "J'en veux à ce groupe de travail. Il n'y avait aucune mesure de protection : ni gel hydroalcoolique, ni gants", a ajouté Eyup Gozgeç.

Le comité britannique se défend

"L'ensemble des entraîneurs et des joueurs étaient hébergés dans deux hôtels. Nous mangions tous ensemble dans une sorte de cantine. Il n'y avait aucun avertissement, aucune mesure, comme si l'épidémie n'avait pas cours là-bas. Le Royaume-Uni est un pays développé du G8, mais il a raté cette épreuve", a-t-il renchéri. Pour un porte-parole du comité britannique, les mesures de sécurité avaient bien été prise. "Nous avons mis à disposition des désinfectants pour les mains dans les zones de compétition et un recours à des tests de température de routine", a-t-il conclu.