Dominique Nato, comment accueillez-vous l'annonce de la candidature de Brahim Asloum ?

Dominique Nato. : "Je prends acte mais mon chemin continue. Le projet de mon équipe est fondé sur l'avenir de la Fédération. J'ai pris ma retraite d'inspecteur principal Jeunesse et Sports pour me concentrer sur la présidence de la Fédération alors que j'aurais pu continuer et que je n'ai pas atteint la limite d'âge. Je considère que je suis encore opérationnel sinon je ne me présenterai pas et les gens qui me soutiennent ne le feraient pas. On a un projet novateur et une équipe de 24 personnes avec des noms connus comme Sarah Ourahmoune (médaillée d'argent aux Jeux olympiques de Rio en 2016) et des présidents de comités régionaux. Je ne trouve pas trop élégant de sa part de faire référence à l'âge (62 ans pour Nato, 41 ans pour Asloum) parce que c'est avec des gens qui ont un certain âge et de l'expérience que l'on peut construire. Je déplore de me retrouver en face de Brahim parce que c'est quelqu'un que j'aime beaucoup, avec qui j'ai vécu des moments fabuleux en 2000 à Sydney. Mais ça reste une élection. Que le meilleur gagne, celui qui a le meilleur projet, qui sera le plus à même de gérer tous les secteurs de l'activité boxe."

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Brahim Asloum vous demande de retirer votre candidature et de le suivre...

D.N. : "Si j'étais convaincu que quelqu'un d'autre était mieux placé pour tirer vers le haut cette fédération, je me mettrais derrière lui. Mais ce n'est pas le cas. Il a des atouts, j'en ai aussi. Mais c'est dommage parce qu'on aurait pu concentrer notre énergie sur un même projet. Il aurait tout à gagner à me suivre et se préparer pour prendre la suite, éventuellement. Moi, je ne veux pas être président pour être président mais pour développer un projet qui est déjà engagé et améliorer certains points pour aller vers une fédération moderne, du XXIe siècle."

Je reste plus que jamais candidat et motivé

Quel sont les grands axes de votre projet justement ?

D.N. : "Toute fédération doit être au service de ses pratiquants, donc il faut améliorer le quotidien des clubs. Il faut développer le haut niveau pour maintenir un niveau international performant, définir le statut du boxeur pro et en finir avec l'anarchie, développer la formation des cadres, arbitres, officiels. En gros, il faut professionnaliser la démarche dans chaque secteur. Il y a aussi la dématérialisation des licences, sujet qui me tient à coeur. Il y a des tas de choses à faire. Je reste plus que jamais candidat et motivé. Le modèle électoral, je pense le maîtriser, j'en doute pour Brahim."

Brahim Asloum, champion olympique de boxe en 2000.

Crédit: Eurosport

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