Jeux Olympiques 2016 - Cissokho : "Ces médailles, on les mérite, personne ne nous les a données"

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JEUX OLYMPIQUES 2016 - Après la mise en cause par le rapport McLaren de plusieurs combats impliquant des boxeuses et boxeurs français lors des Jeux Olympiques de Rio, Souleymane Cissokho est monté au créneau dans un entretien accordé au Parisien. Le médaillé de bronze au Brésil défend l'équipe de France, balaie les soupçons et s'interroge sur le timing de publication dudit rapport.

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Toni Yoka, Estelle Mosselly, Sofiane Oumiha, Sarah Ourahmoune, Mathieu Bauderlique et Souleymane Cissokho avaient fait briller la boxe française à Rio. Voici cinq ans, ils avaient décroché pas moins de six médailles (deux en or, deux en argent et deux en bronze), une moisson exceptionnelle et inattendue qui a éveillé les soupçons de la nouvelle direction de la Fédération internationale de boxe amateur. Tant et si bien que jeudi, le rapport McLaren, du nom du juriste canadien qui mène l'enquête, a mis en cause une série de combats potentiellement manipulés impliquant des Français. Passé professionnel depuis, Souleymane Cissokho, médaillé de bronze au Brésil (-69 kg), est monté au créneau pour défendre ses compatriotes vendredi dans un entretien publié dans Le Parisien.
Alors que son quart de finale a notamment été mis en cause, Cissokho pointe un manque de cohérence. "On évoque ce combat pour la médaille, qui était important, le plus important pour moi. Il a été serré et indécis et mon adversaire battu n’a jamais contesté la décision. Voilà qui devrait déjà faire taire les rumeurs. Ensuite, on oublie ma demi-finale perdue. Le combat a été arrêté avant son terme alors que je pensais le maîtriser, que je pouvais le gagner. Je n’ai pas compris pourquoi et je ne le comprends toujours pas", a-t-il considéré.
Niant tout lien avec Karim Bouzidi, le directeur exécutif français de la Fédération internationale à l'époque des faits (démis de ses fonctions trois jours avant la fin des Jeux) dans le collimateur de l'enquête, Cissokho met en cause par ailleurs la sincérité du rapport McLaren. Rappelant l'épisode Alexis Vastine en 2012 (défait en quart de finale dans des circonstances houleuses), il considère que l'enquête n'est pas impartiale. "Comme les Français ont discuté quelques décisions lors du tournoi à Tokyo, je me demande aussi s’il n’y a pas une petite vengeance contre nous derrière tout ça", a-t-il suggéré.
En tout cas, une chose est sûre pour lui : sur le ring, les Bleus ont gagné à la régulière. Remettre en cause leur réussite, c'est faire fi d'années de travail et de sacrifices selon lui. "Ces médailles, Tony (Yoka), Estelle (Mossely), Sofiane (Oumiha), Sarah (Ourahmoune), Mathieu (Bauderlique) et moi, on les mérite et personne ne nous les a données. Nous n’avons jamais triché et jamais rien volé." Les rapports définitifs du cabinet de Richard McLaren devraient paraître en novembre 2021 et mars 2022. L'affaire risque bien de ternir un sport régulièrement décrié pour sa corruption endémique.
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