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Jeux Olympiques - Omnium, mode d’emploi : tout savoir sur l’épreuve qui pourrait sacrer Benjamin Thomas
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Publié 04/08/2021 à 15:25 GMT+2
TOKYO 2020 - Avec le double champion du monde Benjamin Thomas, la France tient une sérieuse chance de titre dans l’épreuve de l’omnium, qui combine non plus six mais quatre épreuves depuis fin 2016. Décryptage du “décathlon” du cyclisme sur piste, qui se tiendra jeudi pour les hommes et dimanche pour les femmes, où Clara Copponi tentera aussi de se mêler à la lutte pour la médaille.
Benjamin Thomas avait remporté son deuxième titre mondial de l'omnium le 29 février 2020 à Berlin
Crédit: Getty Images
L’omnium est une discipline très récente dans l’histoire des Jeux Olympiques puisqu’elle va fêter seulement sa 3e édition à Tokyo. Introduite en 2012 à Londres, où le Danois Lasse Norman Hansen avait glané l’or devant Bryan Coquard, elle a subi un sérieux remodelage à l’automne 2016. A l’issue des JO de Rio, remportés par Elia Viviani devant Mark Cavendish, l’UCI a en effet chamboulé sa formule. Désormais, le “décathlon” du cyclisme sur piste ne comprendrait plus six épreuves mais quatre.
Les trois épreuves individuelles (tour lancé, kilomètre et poursuite individuelle) ont toutes été sacrifiées sur l’autel de la télégénie et de la simplicité. Ne demeurent plus que des courses en peloton qui au final favorisent les coureurs endurants plutôt que les sprinteurs : le scratch, la course à l'élimination, la course aux points et la course tempo, la seule épreuve qui ne figurait pas dans la précédente formule. Conséquence notable : l’omnium ne se dispute plus sur deux mais une seule journée, condensée en trois heures à peine. Ce qui confère un autre avantage pour les “endurants” comme le Français Benjamin Thomas, favori à l'or.
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Elia Viviani, Ethan Hayter, Benjamin Thomas au coude à coude dans l'omnium
Crédit: Getty Images
Comment compte-t-on les points ?
Pour les trois premières épreuves, c’est la place obtenue qui définit le nombre de points marqués. Le but est d’en cumuler le plus possible. Comme au décathlon en athlétisme. Pour le scratch, la course tempo et l’élimination, 40 points sont attribués au vainqueur, 38 pour le 2e, 36 pour le 3e et ainsi de suite jusqu’au 20e et dernier concurrent, qui se verra attribuer 2 points. Les choses se compliquent pour la quatrième et dernière épreuve. Les coureurs débutent la course aux points avec le total des points engrangés lors des trois premières courses. C’est alors le barème propre à la course aux points qui s’applique et forgera le classement final. On vous l’explique plus bas, mais commençons d’abord par décrypter les trois premières épreuves.
EPREUVE N°1 : LE SCRATCH
Quand a-t-elle lieu ? : Jeudi à 8h30 pour les hommes, dimanche à 3h pour les femmes
Longueur : 10 kilomètres pour les hommes, 7,5 pour les femmes
C’est le format le plus simple. Le scratch possède le caractère primaire d’une course sur route : le premier à franchir la ligne d’arrivée a gagné. L’épreuve est longue de 10 kilomètres pour les hommes, soit 40 tours de 250 mètres, et 7,5 km pour les femmes (30 tours). Elle favorise sur le papier les meilleurs sprinteurs. Mais attention à ne pas se faire piéger par une échappée qui pourrait prendre un tour au peloton.
EPREUVE N°2 : LA COURSE TEMPO
Quand a-t-elle lieu ? : Jeudi à 9h27 pour les hommes, dimanche à 3h45 pour les femmes
Longueur : 10 kilomètres pour les hommes, 7,5 pour les femmes
C’est la dernière venue au programme de l’omnium. La course tempo a été intégrée à l’automne 2016, après les JO de Rio. Elle ressemble un peu à la course aux points. Au bout du 5e tour de piste, des sprints sont disputés tous les tours, octroyant un point au vainqueur et rien pour les autres. Ici, on construit donc son capital patiemment, pierre après pierre. A moins de prendre un tour au peloton. Dans ce cas, c’est le jackpot : 20 points et une bonne chance de remporter l'épreuve.
EPREUVE N°3 : L’ELIMINATION
Quand a-t-elle lieu ? : Jeudi à 10h07 pour les hommes, dimanche à 8h26 pour les femmes
C’est le format le plus spectaculaire. La course de tous les dangers. Comme son nom l’indique, tous les deux tours, le dernier coureur du peloton sur la ligne est éliminé. Une sanction impitoyable, sans appel. C’est donc la prime au placement et à la tactique. On peut être le plus fort physiquement et se faire sortir d’entrée. Le peloton se réduit peu à peu jusqu’à se résumer, dans l’ultime tour, à un duel entre les deux derniers survivants.
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L'élimination est souvent la plus spectaculaire des quatre épreuves de l'omnium.
Crédit: Eurosport
EPREUVE N°4 : LA COURSE AUX POINTS
Heure de départ : Jeudi à 10h55 pour les hommes, dimanche à 5h25 pour les femmes
Longueur : 25 kilomètres pour les hommes, 20 pour les femmes
C’est la dernière épreuve, sans doute la plus dure à suivre. Déjà, d’un point de vue comptable, il faut avoir en tête que les coureurs démarrent la course aux points avec leur total de points accumulés sur les trois premières épreuves. Un coureur ayant remporté le scratch, la course tempo et l’élimination part donc avec 120 points. Désormais, c’est le barème propre à la course aux points qui s’applique. Pour résumer, les points qui seront marqués dans cette épreuve s’ajoutent à ceux déjà accumulés.
Comment faire pour scorer ? Tous les 10 tours, les coureurs se disputent un sprint intermédiaire octroyant respectivement 5, 3, 2 et 1 point aux quatre premiers. Les points sont doublés lors du dixième et dernier sprint (10, 6, 4 et 2 points). On peut marquer des points autrement. Un coureur qui gagne un tour sur le peloton marque 20 points. Et à l’inverse, un pistard qui se fait prendre un tour sur le peloton perd 20 points. Tout peut donc basculer dans la course aux points. Le suspense reste souvent entier jusqu’au bout.
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Il y a cinq ans, à Rio, Elia Viviani avait remporté l'omnium devant Mark Cavendish
Crédit: Getty Images
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