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Le Tour a tout changé
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Publié 28/08/2003 à 14:15 GMT+2
Vainqueur du prestigieux Grand Prix de Plouay dimanche, Andy Flickinger a enfin accroché le succès majeur qui lui faisait défaut. A 24 ans, le géant de l'équipe AG2R (1m93) estime avoir franchi un palier ces derniers mois, notamment lors du Tour de France
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Crédit: Eurosport
Andy, cette victoire à Plouay marque une étape importante dans votre jeune carrière...
Oui, c'est certain. C'est une course très relevée, sur un parcours difficile qui plus est, donc c'est vraiment une victoire significative. J'avais à coeur de bien me comporter, car c'est une épreuve que j'aime beaucoup. C'est ma première grande victoire, j'espère qu'elle en appellera d'autres.
N'est-ce pas aussi une forme de soulagement car vous étiez souvent placé mais jamais gagnant ces derniers temps ?
C'est vrai que je suis passé souvent tout près de la victoire sans jamais la toucher. A Plouay, je ne voulais surtout pas être placé une nouvelle fois. J'en avais marre. Mais à chaque fois, je suis tombé sur des coureurs plus forts que moi dans le final. Ce sont des petits détails, ça se joue à peu de choses. Là, tout s'est bien goupillé pour moi.
Vous n'avez jamais douté dans le final ?
Non, j'avais confiance. Quand nous avons été repris avec Mengin et Jalabert sous la flamme rouge, je ne me suis pas affolé, car j'en avais gardé sous le pied. Je me sentais vraiment bien pour le sprint. Et quand l'Espagnol (NDLR: Albizu) a démarré, Mark Scanlon, mon coéquipier, a produit un gros effort pour revenir, j'en ai profité et j'ai gagné.
Cette victoire vous ouvre des perspectives, notamment pour le Mondial&hellip
Le Championnat du monde, c'est un des mes gros objectifs de la fin de saison. Je l'ai déjà fait l'an dernier et j'avais beaucoup apprécié l'ambiance. C'est sur que je vais tout faire pour aller à Hamilton.
Avez-vous déjà eu des contacts avec les sélectionneurs ?
Oui, je les avais vus sur le Tour du Limousin, juste avant le Grand Prix de Plouay. On a discuté et j'ai dit à Charly Mottet que j'étais très motivé et qu'il pouvait compter sur moi. Maintenant, ce n'est pas moi qui décide, mais j'imagine que ma victoire à Plouay devrait jouer en ma faveur.
On a le sentiment que vous avez franchi un palier cette saison. Est-ce aussi votre sentiment?
Déjà, je suis rentré dans les 100 premiers mondiaux, c'était un des objectifs en début d'année. J'ai pris davantage confiance en mes possibilités. Avec deux Grands Tours dans les pattes, j'ai aussi plus de caisse qu'à mes débuts chez les pros. C'est normal. J'ai fait beaucoup de classiques cette saison, ça m'a énormément aidé. Mais c'est vraiment sur le Tour de France, où je me suis vraiment bien senti du début à la fin, que j'ai pris conscience de mes réelles capacités. Le Tour m'a ouvert les yeux.
Votre profil, ça reste néanmoins davantage les classiques que les courses par étapes?
Bien sûr. Je ne serai jamais un coureur du Tour de France. Mon truc à moi, ce sont les courses d'un jour même si, comme tout Français, j'ai été élevé dans le culte de la Grande Boucle. Honnêtement, je ne connais pas encore mes limites dans les classiques. Je sais simplement que je dois gagner en régularité pour enchaîner les performances dans ce genre d'épreuves.
Vous gabarit (1m93) n'est pas celui du coureur cycliste lambda. Ce n'a jamais constitué un handicap pour vous?
Non, pas du tout. En fait, je me destinais plutôt au ski quand j'étais gamin. J'ai simplement commencé le vélo pour travailler mon endurance et aussi pour faire plaisir à mon père, un fou de cyclisme. Finalement, j'y suis resté. Et franchement, ma taille n'a jamais constitué un handicap. Dès mes débuts, je passais plutôt bien les bosses. Je suis très grand, mais je suis très longiligne, donc ça peut passer. Je ne nourris vraiment aucun complexe.
Que vous manque-t-il pour aller encore plus haut?
Je suis déjà satisfait de ce que j'ai accompli à 24 ans. Mais je dois faire mieux. Je suis encore jeune, ma marge de progression reste importante. Au plus haut niveau, il y a une grande part de psychologique. Ça se joue beaucoup dans la tête. Ma victoire à Plouay devrait m'aider à avoir encore plus confiance en moi. En tout cas, je ne veux pas brûler les étapes. J'ai toujours avancé à tâtons depuis le début de ma carrière, sans jamais m'affoler. Ça m'a plutôt bien réussi jusque là&hellip
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