Amstel Gold Race - "Je peux l'envisager avec beaucoup d'ambition" : et si c'était l'heure de Benoit Cosnefroy ?

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Coleader d'UAE Team Emirates – XRG en l'absence de Tadej Pogacar, et tout récent troisième de la Flèche Brabançonne ce vendredi, le Français Benoît Cosnefroy fait sans aucun doute partie des outsiders pour la victoire de l'Amstel Gold Race ce dimanche. Cela tombe bien, il apprécie cette course et a un mauvais souvenir à y conjurer.

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Video credit: Eurosport

Avoir sa place au sein d'une équipe est une chose – déjà pas toujours évidente dans ce peloton de plus en plus dense -, la trouver en est encore une autre. Et c'est souvent bien plus dur. Benoît Cosnefroy, l'un des nouveaux arrivants de cette saison 2026 chez UAE – Team Emirates XRG a une belle occasion d'entériner la sienne au sein de la meilleure équipe du monde ce week-end. Le Normand s'apprête à partager la tête d'affiche de la formation sur l'Amstel Gold Race en compagnie du Belge Tim Wellens (et surtout en l'absence de l'insatiable Pogacar).
Ce qui fait de lui, forcément, l'un des outsiders pour la victoire lors de la première classique ardennaise de la saison au calendrier WorldTour. Et ce qui témoigne, aussi, de la confiance et des responsabilités que lui accordent sa nouvelle équipe. Difficile de savoir si c'est quelque chose dans l'air, ou la vision de ces collines flanquées de forêts d'épicéas, mais Benoît Cosnefroy se sent particulièrement à l'aise dans le massif ardennais. Et il a donné la preuve que cela n'était pas près de changer en allant chercher la troisième place de la Flèche Brabançonne ce vendredi. Malgré une saison 2025 quasiment blanche, et malgré le départ de sa structure de toujours Decathlon - CMA CGM.
"Je suis très déçu car j'avais les jambes pour gagner. C'est vraiment rageant mais avec cet état de forme je peux envisager l'Amstel avec beaucoup d'ambition", s'est-il projeté directement après la course. Benoît Cosnefroy sait bien qu'après désormais près de trois mois et 27 jours de courses avec sa nouvelle structure, il serait bien inspiré de lever les bras pour la première fois. Parce qu'il était revenu bredouille de sa campagne espagnole du début de saison, alors même que son équipe l'avait recruté en partie pour briller sur ces courses de seconde zone.
C'est le moment idéal
"J'ai démarré la saison dans une forme moyenne, mais là, je sens que course après course, ça va mieux, a-t-il reconnu vendredi. Et maintenant, je suis en très bonne forme. C'est le moment idéal de tout donner pour l'équipe et d'aller chercher ma première victoire avec cette équipe." Cela tombe bien, il risque effectivement d'avoir une belle carte à jouer ce dimanche. Parce qu'il aura une très belle équipe autour de lui (Pavel Sivakov, Felix Grosschartner, Mikkel Bjerg, …) pour lui mâcher une partie du travail s'il est en bonne forme. Et surtout parce qu'en l'absence de Tadej Pogacar, Mathieu van der Poel et Wout van Aert, les perspectives changent immédiatement.
Reste tout de même un beau casting, avec Remco Evenepoel (Red Bull – Bora – Hansgrohe), le tenant du titre Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) ou le double vainqueur en titre de Paris-Nice Matteo Jorgenson (Team Visma | Lease a bike). Corsé, mais pas inatteignable pour Benoit Cosnefroy sur son terrain ardennais. En 2022, il avait ainsi devancé des Mathieu van der Poel, Tiesj Benoot, Tom Pidcock, ou encore Tim Wellens sur la ligne d'arrivée. Il avait aussi, cette année-là, pensé un temps avoir décroché la plus belle victoire de sa carrière avant d'être douché par la photo-finish. Michal Kwiatkowski s'était imposé, et lui avait promis qu'il ne ruminerait pas cette fausse joie.
Il n'empêche, tout cela ajoute sans aucun doute à la dramaturgie et l'histoire n'en sera que plus belle s'il fait un beau coup. Une revanche sur le passé à prendre, et un jalon à planter pour le futur sont donc au programme de Benoit Cosnefroy ce dimanche. "Rejoindre l'équipe numéro 1 au monde met de la pression, mais je me la mets d'abord moi-même, a-t-il ainsi affirmé à L'Equipe ce vendredi. Il faut être à la hauteur de la confiance accordée." Lui qui n'a signé un contrat que sur deux saisons, et s'est retrouvé fort dépourvu d'offre quand la brise de l'automne est venue en 2025 pourrait se faire beaucoup de bien avec un résultat clinquant. Et se faire définitivement adopter. 
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