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Amstel, mode d'emploi
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Publié 18/04/2008 à 12:00 GMT+2
Seule classique d'envergure mondiale disputée sur les routes des Pays-Bas, l'Amstel Gold Race a su s'imposer comme une course majeure du calendrier, d'abord en Coupe du monde puis dans le cadre de l'UCI Pro Tour. Gros plan.
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Crédit: Eurosport
Ardennaise or not ardennaise?
Telle est la question effectivement. On classe généralement les classiques du mois d'avril en deux catégories: celles du Nord, à savoir Paris-Roubaix et le Tour des Flandres, et les Ardennaises, la Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège et l'Amstel Gold Race. Toutefois, cette dénomination géographique cadre mal avec cette dernière, puisque l'Amstel se déroule aux Pays-Bas et non dans les Ardennes belges.
Malgré tout, il n'est pas inepte de la rattacher à ses deux cousines. D'abord parce que le circuit de 253km de la course néerlandaise se situe tout près de la frontière belge. Ensuite parce que la topographie de ces trois épreuves, faite de collines et de vallons, est relativement proche. L'Amstel Gold Race, située au coeur de la vallée du Limbourg, peut donc bel et bien être considérée comme une classique ardennaise.
Un parcours d'attaque
Avec ses 31 côtes, la "Gold Race" s'apparente à une véritable course d'obstacles qui favorise les puncheurs et les attaquants. Difficile dans ces conditions de contrôler la course même pour les équipes les plus fournies comme. Au total, ce sont même 38 ascensions qui sont programmées puisque certaines côtes reviennent deux ou trois fois tout au long des 253 kilomètres de l'épreuve. A priori, on ne devrait donc pas s'ennuyer et assister à une course de mouvements.
Infernal Keutenberg
Situé à treize kilomètres de l'arrivée, le Keutenberg constitue un endroit-clé de l'Amstel Gold Race. Si l'ascension en elle-même est sèche et courte (environ 550m), son fort pourcentage (22% dans la partie la plus raide) peut permettre de créer des cassures significatives. Le Keutenberg devrait casser plus d'une patte surtout qu'il intervient quelques encablures après le redoutable Eyserbos. Il ne serait donc pas étonnant de voir la course se décanter ici, avant l'explication finale dans le Cauberg.
Le Cauberg en juge de paix
Fatigué de subir les arrivées souvent ternes et sans grand intérêt dans les rues sans âme de Maastricht, le comité d'organisation a décidé de modifier l'arrivée voilà quelques années annés. Une idée judicieuse qui offre un final spectaculaire dans la bourgade touristique de Valkenburg, avec une ligne placée désormais au sommet du Cauberg. C'est notamment là que Vinokourov avait porté son attaque décisive en 2003, pour s'imposer en solitaire. Le Cauberg ne représente pas en soi une difficulté insurmontable, loin de là. Après 800m de faux-plat à 2,6% de moyenne, le dernier demi-kilomètre affiche une pente moyenne de 9% plus sélective. Mais c'est surtout la répétition des efforts qui sera dure à digérer puisque le Cauberg sera escaladé à trois reprises (aux kilomètres 65, 175 et donc à l'arrivée).
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