Tranquille comme Valverde

S'il n'a pas fait des classiques un objectif majeur, Alejandro Valverde sera pourtant un des hommes à battre dans les Ardennes. Vainqueur de Paris-Camembert mardi, l'Espagnol s'estime à 90% de son potentiel. Suffisant pour élargir son palmarès dès ce week

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Crédit: Eurosport

Alejandro Valverde va bien, merci pour lui. Discret depuis le début de la saison, le Murcien monte tranquillement en puissance, comme en témoigne sa victoire dans Paris-Camembert, mardi. A son actif, seulement une quinzaine de jours de course depuis sa première apparition en 2008, lors de la Semaine de Majorque. On ne l'a vu ni sur Paris-Nice, ni sur la route de San Remo ou du côté du tour du Pays Basque. Jamais depuis le début de sa carrière Valverde n'avait aussi peu couru au printemps. Preuve que, plus que jamais, il concentre ses ambitions sur le mois de juillet. "Ma saison n'est pas axée sur les classiques, mais sur le Tour de France ", rappelait-il après son succès normand.
Un choix délibéré qui ne l'empêchera pas de nourrir quelques espoirs lors de la campagne ardennaise, qui débute dimanche aux Pays-Bas avec l'Amstel Gold Race. Surtout au vu de ce qu'il a montré ces derniers temps. Le week-dernier, on l'a vu très à son aise à l'occasion de la Klasika Primavera, à Amorebieta, dans le nord de l'Espagne, dont il a pris la deuxième place. "Dans la montée vers Muniketa, à moins de 10 kilomètres de l'arrivée, je me suis retrouvé avec Cunego et nous aurions pu aller au bout, mais d'un seul coup, à deux kilomètres de l'arrivée, il n'a plus voulu collaborer", regrette le leader de l'équipe Caisse d'Epargne. Un compte qui se règlera peut-être dans les Ardennes.
"A 90%"
Deux jours plus tard, Valverde a donc connu davantage de réussite à Vimoutiers, où il a réglé un peloton d'une quarantaine de coureurs grâce à son habituel "jump" dans un final en côte. Jérôme Pineau et Benoît Vaugrenard, qui complètment le podium, n'y ont pas résisté. Absolument imparable. "J'ai bien aimé cette arrivée, elle me convient tout à fait, se satisfait-il. L'équipe a travaillé derrière la première échappée et encore dans le final. C'est grâce à elle que j'ai pu gagner aujourd'hui. Je suis content. Maintenant, place aux Ardennaises."
Des Ardennaises qui conviennent à merveille à son profil. Il y a souvent été placé, et parfois gagnant, comme en 2006, année de son doublé Flèche Wallonne / Liège-Bastogne-Liège. Depuis ce mémorable double coup d'éclat, Valverde semble malheureusement moins concerné par la quête des classiques. Seul le Tour de France retient véritablement son attention. Il s'estime aujourd'hui "à 90%". Il disait la même chose l'an dernier, et il lui avait manqué u tout petit quelque chose, notamment sur la Flèche et à Liège, où il avait pris à chaque fois la deuxième place.
Revenu en Espagne pour trois jours afin de prendre un peu de repos, Valverde sera, à n'en pas douter, un des hommes à battre dans le triptyque ardennais. Il détient même pour une bonne part les clés du problème. A l'instar d'un Boonen sur Paris-Roubaix, sa pointe de vitesse le rend quasiment injouable en cas d'arrivée à plusieurs. Ses adversaires le savent et ne manqueront pas de le harceler avant le final. S'i le veut vraiment, "El Imbatido" a les moyens de garnir dans les jours qui viennent un palmarès déjà plus que présentable. Après quoi il sera toujours tant de penser au Tour de France.
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