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Gallopin, valeur montante
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Publié 15/04/2011 à 12:51 GMT+2
A 22 ans, Tony Gallopin est en train de gagner ses galons chez Cofidis. Auteur d'un début de saison consistant, avec notamment une victoire dans la Flèche d'Emeraude, il vient s'étalonner en ce mois d'avril sur les Ardennaises, un terrain de jeu qui l'inspire. Pour apprendre. Et prendre date.
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A ses débuts, Tony Gallopin était surtout présenté comme le neveu d'Alain, fameux directeur sportif aujourd'hui chez RadioShack. Petit à petit, Alain est en train de devenir l'oncle de Tony. Signe que le jeune Gallopin est en train de se faire un prénom, s'imposant par ses performances. L'an dernier, il avait décroché sa toute première victoire chez les pros en enlevant une étape du Tour du Luxembourg. A moins de 23 ans, il est encore en phase d'apprentissage, mais Cofidis tient là un des coureurs les plus prometteurs de sa génération.
Le début d'année 2011 a confirmé le potentiel du jeune homme. Après cinq Top 10 en l'espace de deux mois, il a obtenu son premier succès de la saison lors de la Flèche d'Emeraude, voilà deux semaines. "Je ne peux pas dire que c'était une obsession, nous confie-t-il, mais c'est vraiment bien d'en claquer une. Ça concrétise ma régularité des dernières semaines et le travail de l'équipe, qui n'a pas hésité à jouer ma carte dans certaines courses." Frustré par sa deuxième place sur Cholet-Pays-de-Loire, derrière Thomas Voeckler, il savoure ce premier bouquet. A cette occasion, il a fait preuve d'une sacrée pointe de vitesse en réglant le peloton. "Je travaille ça depuis que je suis arrivé chez Cofidis il y a un an et demi, avec notre entraîneurVincent Villérius", explique-t-il.
"Je viens d'abord pour apprendre"
Au passage, après sa victoire, le voilà en tête du classement général de la Coupe de France. Toujours bon à prendre, même s'il n'en fait pas une fixation. "C'est bien, mais ça ne veut pas dire grand chose à ce stade de la saison. Ca deviendra peut-être un objectif en fin d'année si je suis toujours dans le coup, mais là, je fais l'impasse sur trois ou quatre manches." Et pour cause. Après avoir disputé Paris-Camembert mardi, Gallopin désertes les affaires hexagonales pour se concentrer sur un menu beaucoup plus copieux: les Ardennaises. Un terrain sur lequel il a le potentiel pour s'exprimer.
Car Tony Gallopin n'est pas seulement rapide. Il passe également plutôt bien les bosses. Il l'a prouvé en Espagne en début de saison ou l'an passé sur le Tour de l'Ain. Un profil de puncheur sprinter intéressant. Mais pour l'instant, l'espoir tricolore, même s'il est dénué de complexe, arrive en observateur. "Je viens d'abord pour apprendre et pour aider mes leaders, Samuel Dumoulin et Rein Taaramae", reprend-il. Il disputera l'Amstel Gold Race dimanche, puis Liège-Bastogne-Liège la semaine suivante. Entre les deux, il ne s'alignera pas en revanche sur la Flèche Wallonne. "Ça aurait été compliqué pour moi de faire les trois", admet-il. "Des trois, Liège me fait vraiment rêver. C'est une très grande course, magnifique mais très difficile. Comme sur l'Amstel, j'espère déjà finir la coursepour l'instant. On verra les prochaines années pour avoir des ambitions plus élevées si c'est possible."
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