Andy a pris date

Andy a pris date
Par Eurosport

Le 18/04/2011 à 11:39Mis à jour Le 18/04/2011 à 13:59

Andy Schleck a joué le tout pour le tout dimanche dans le final de l'Amstel Gold Race. L'audace du Luxembourgeois, repris dans le Cauberg, n'a pas payé. Mais il a confirmé qu'il était en excellente condition. Il faudra compter avec lui sur Liège-Bastogne-Liège, son grand objectif du printemps.

Lui, au moins, a essayé. Andy Schleck ne joue pas placé. Il joue gagnant. Sur l'Amstel Gold Race, le Luxembourgeois savait pertinemment qu'il n'avait aucune chance de battre Philippe Gilbert en homme à homme dans le Cauberg. Il manque d'explosivité sur une montée aussi sèche pour rivaliser avec le Wallon, ou même avec un Joaquin Rodriguez, meilleur puncheur que lui. Alors, plutôt que de viser une placette, il a tenté le tout pour le tout en attaquant à une dizaine de kilomètres de l'arrivée. Un pari perdant, mais il n'y avait rien d'autre à faire pour lui.

Comme l'a souligné Philippe Gilbert lui-même, l'offensive du Luxembourgeois était plutôt bien sentie dans le timing. Juste après le Keutenberg, le coureur de l'équipe Leopard Trek a pris sa chance et personne n'a réagi sur le coup. Si Gilbert n'avait pas eu le soutien de Jelle Vanendert, il aurait même eu toutes les chances d'aller au bout. Qui aurait relayé le Belge dans sa chasse? Probablement personne. Mais le sacrifice du coéquipier du tenant du titre n'a jamais permis à Schleck de prendre ses distances. 10 à 15 secondes, au mieux. "Il m’en aurait au moins fallu 20 pour que j’aie une chance de survivre dans le Cauberg", admet-il.

"Liège-Bastogne-Liège est plus adaptée pour moi"

Finalement, il a été repris dès que la pente finale s'est élevée, avant de terminer en roue libre à la 11e place, à près de 30 secondes du vainqueur. Pourtant, il y a cru. "Quand Frank a gagné en 2006, rappelle-t-il, c'est exactement à cet endroit là qu'il avait attaqué. Je crois que mon attaque est venue au bon moment." Jakob Fuglsang, présent dans le groupe de tête avec Andy Schleck quand ce dernier a attaqué, a pensé lui aussi que son leader avait mis dans le mille. "Je pensais vraiment que ça sentait bon pour Andy, explique le Danois. Ça se joue à peu de choses dans ces cas-là. Il suffit que ça se regarde un tout petit peu derrière et c'est fini. Mais Vanendert a bien roulé et Gilbert a été énorme."

Si regrets il y a du côté des Leopard, ils viennent davantage de la chute qui a éliminé de la course à la victoire Frank Schleck et Fabian Cancellara à un peu plus de vingt kilomètres de l'arrivée, juste avant que le grande bagarre ne se déclenche. "La chute de Frank et de Cancellara a ruiné nos plans, estime Andy. Si Frank avait été là dans le final, ça aurait été une autre affaire. On pensait faire quelque chose dans l'Eyserbos." "Ils sont tombés au moment où nous nous apprêtions à mettre une grosse pression sur la course, confirme Kim Andersen, le directeur sportif. Ça a un peu perturbé toute l'équipe. Nous avions espéré être quatre ou cinq au Keutenberg. Pas deux." Initialement, Andy Schleck ne devait être qu'un des trois étages de la fusée Leopard. Pas le seul.

Malgré tout, le cadet des Schleck sort plutôt revigoré de l'épreuve néerlandaise. L'Amstel n'est pas forcément le terrain d'expression idéal pour lui. "Je pense avoir fait une bonne course qui me donne confiance pour dimanche prochain. Liège-Bastogne-Liège est plus adaptée pour moi", rappelle-t-il à juste titre. La Doyenne, voilà quelque chose que Schleck possède et que Gilbert n'a pas encore. Les deux hommes seront peut-être les deux personnages centraux de ce qui s'annonce comme le climax de cette campagne de classiques. "Je me sens vraiment bien physiquement, prévient le Luxembourgeois. Je crois même que je n'ai jamais eu une telle condition à ce stade de la saison. Je serai là dimanche." Qui en doutait?

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