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Les championnats de France, chasse gardée de la FDJ
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Publié 25/06/2017 à 21:09 GMT+2
Depuis 2012, les championnats de France échappent rarement à la FDJ. A l'exception de l'édition 2015, la formation de Marc Madiot a toujours ramené le maillot bleu-blanc-rouge au terme de la course en ligne. Qui plus est sur des circuits bien différents.
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Décidément, les années se suivent et se ressemblent pour Marc Madiot et ses hommes, au plus grand bonheur du double vainqueur de Paris-Roubaix (1985 et 1991). Peu à peu, la course en ligne des championnats de France se transforme en chasse gardée des FDJ. C'est simple. Au 21e siècle, seize titres ont été décernés et pas moins de six ont été remportés par les FDJ. Mais la domination de la formation au trèfle est devenue écrasante ces dernières années.
Des titres à foison et divers
Depuis 2012, une seule fois le titre de champion de France a échappé à la formation FDJ. Et encore, de peu puisque Anthony Roux, un temps 2e, a finalement été déclassé. Cette année-là, c'est Steven Tronet (Auber 93) qui avait été sacré à la surprise générale. Mais c'est bien la seule fois où la FDJ n'a pas ramené le maillot bleu-blanc-rouge. Que ce soit avec Bouhanni en 2012, Vichot en 2013 et 2016 ou encore Démare en 2014 et 2017, la formation au trèfle fait souvent mouche depuis six ans.
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Mais le plus impressionnant reste peut-être la diversité avec laquelle ses titres ont été conquis. Si, en 2012 et 2014, le titre est revenu au sprinteur de la FDJ privilégié (Bouhanni puis Démare donc), le profil était beaucoup moins favorable en 2013, à Lannilis, sur ces ribins si piégeux où Vichot avait su prendre le dessus sur les favoris Chavanel et Gallopin. Avant de « bisser » trois ans plus tard sur le terrible parcours de Vesoul en devançant encore Tony Gallopin. Et, si le profil de l'édition 2017 faisait de Démare le grand favori, il a su résister au vent et à une côte d'Hallines plus dure qu'annoncée pour perpétuer la domination des FDJ.
Une domination quasi inédite en Europe
Une domination pas si habituelle que cela en Europe sur les championnats nationaux. Si l'on se tient aux six pays principaux, on remarque que seule l'Espagne fait face à une telle domination, encore plus écrasante même, avec l'équipe Movistar (invaincue depuis 2010!). Ailleurs, aucune équipe n'a remporté plus de la moitié des six derniers titres décernés. Astana en est à 3 en Italie (Nibali deux fois et Aru en 2017), comme Lotto-Soudal en Allemagne (trois pour André Greipel) alors que Quick Step en compte deux aux Pays-Bas (Terpstra) à l'image de la Bora en Allemagne (Buchmann en 2015 et Burghardt en 2017). En Belgique, aucune équipe n'en a même remporté deux !
Alors peut-on comparer la domination de la FDJ à celle de la Movistar ? Pas vraiment. Déjà parce que les parcours y sont bien différents (souvent plus vallonnés en Espagne). Mais surtout parce que la formation de Marc Madiot ne compte pas dans ses rangs l'un des meilleurs coureurs de la décennie comme l'est Alejandro Valverde (qui peut même se permettre de laisser gagner ses équipiers...) et n'est pas non plus la seule équipe du pays de niveau World Tour, lui assurant les meilleurs et plus de coureurs. Non, elle fait avec une grosse concurrence et c'est encore plus fort.
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