Après onze saisons sous la bannière Sky - Ineos, Chris Froome a rejoint cette année Israel Start-Up Nation, une équipe qui monte graduellement en puissance puisqu'après sa création en 2015 en Continentale, elle est passée en Continentale Pro en 2017, puis elle a intégré le World Tour en 2020. A 35 ans, le quadruple lauréat britannique du Tour de France a le sentiment de pouvoir encore remplir son CV et est persuadé que son nouveau défi peut l'amener à une ultime consécration sur la Grand Boucle.
Loin de la force de frappe de son ancienne formation, "Fromey" pense avoir retrouvé chez ISN un rôle de leader, avec un rayon d'action l'autorisant à créer la surprise cette saison. Un rôle d'outsider en quelque sorte qui lui plaît et dont il explique les contours dans un long entretien à The Guardian.
A son âge, la motivation est un paramètre essentiel et le moteur de ses ambitions renouvelées. Il l'a avoué en fin de saison dernière : il avait l'impression de reproduire le même schéma, de faire du "copier-coller" chez Ineos. Là, il se voit reparti pour cinq ans. Du l'espère-t-il. "J'aimerais, si possible", répond-t-il dans les colonnes du journal anglais. Pour ça, il regarde autour de lui et voit des exemples inspirants, "pas plus tard que celui de Tom Brady, qui a une histoire incroyable." Couvert de gloire avec les Patriots, le quaterback s'est remis en question à 43 ans pour dépoussiérer la franchise de Tampa Bay et devenir le joueur le plus titré en NFL.
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La Vuelta, une déception relative

Alors, pourquoi pas un cinquième titre sur la Grande Boucle ? La motivation, il l'a "certainement" mais concède que "ça va être une énorme tâche". "J'ai quatre titres, je suis si près du record de cinq. Plus rien ne me retient et j'adorerais donner le meilleur de moi pour une cinquième victoire. Ça dépend beaucoup de la tête et j'espère que le corps suivra."
Après une grave chute sur une reconnaissance du Dauphiné en 2019, il a traversé 2020 en étant l'ombre du septuple vainqueur de Grands Tours qu'il souhaite redevenir. Loin de sa forme d'antan, non retenu pour le Tour de France, il s'était mué en équipier modèle de Richard Carapaz lors de la Vuelta après avoir perdu 11 minutes dans la 1re étape. Pour finir à quelques trois heures et demie du lauréat, Primoz Roglic.
Mais il en est persuadé, tout cela est derrière lui, même s'il ne nourrit pas de grandes ambitions lors de l'actuel UAE Tour. "C'était clair d'après les données à l'entraînement : je n'étais pas là où j'aurais dû être normalement pour me battre pour la victoire, se souvient-il à propos de la Vuelta. C'était frustrant, décevant, mais en y repensant, un an auparavant je pouvais tout juste marcher."

"Si j'avais manqué un virage, j'aurais probablement plus de doutes sur mes aptitudes"

Ce terrible accident dans une barrière, à 60 km/h, a laissé des traces pendant des mois, mais le natif de Nairobi veut à présent regarder devant lui. "La liste des blessures était longue mais je ne voulais pas finir ma carrière là-dessus, insiste-t-il. J'ai vraiment eu des moments difficiles. J'avais du mal à respirer (…) J'étais comme un spectateur qui regardait tout ça de loin. C'était un sentiment effrayant et désespéré, sachant que ma vie dépendait de gens travaillant autour de moi. Mais dès que j'ai su que je n'aurais pas de séquelles physiques, j'ai abordé ma rééducation comme si je me préparais pour le Tour de France, avec la même assiduité et la même volonté."
Le Tour d'Italie 2018 reste celui de son dernier grand sacre, et si le physique répond à nouveau pleinement, il se sait débarrassé de toute appréhension de l'accident. "De ce point cela a été assez facile car j'étais désireux de remonter sur le vélo, confie-t-il. Si j'avais manqué un virage, j'aurais probablement plus de doutes sur mes aptitudes. Mais c'est arrivé dans une ligne droite. Une rafale de vent s'est engouffrée dans ma roue avant alors que je n'avais qu'une main sur le guidon et m'a envoyé dans un mur. Ça fait partie des choses folles qui peuvent arriver."
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Une gêne du côté droit mais pas de limitation

"Je n'ai plus vraiment de douleur maintenant. Je me sens un peu inconfortable quand je dors du côté droit et là où on m'a mis une plaque (dans une jambe) mais ça ne me gêne pas sur le vélo. Ma puissance côté droit et côté gauche est redevenue équilibrée."
A travers ses propos livré à The Guardian, on sent encore Christopher Froome sur une progression raisonnée, sans vouloir précipiter les événements. Ce qu'il confirme : "Je ne m'attends pas à lutter pour la victoire finale (à l'UAE Tour) mais ce serait déjà super que je me sente bien dans le peloton."
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