Grand Prix de Montréal | Paul Seixas, "l'erreur de débutant" qui coûte la victoire mais l'envie de vite voir la suite

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Deux jours après un Grand Prix de Québec assez timide, Paul Seixas a été le grand animateur du final du Grand Prix de Montréal, véritable répétition générale à deux semaines des championnats du monde. Et si le Français de la Decathlon-CGA CGM a commis des erreurs qui lui ont coûté la victoire, il a surtout pris date avec le circuit des Mondiaux.

Seixas piégé dans le final par Del Toro ! L'arrivée du Grand Prix en vidéo

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C’est ce que l’on appelle frapper du poing sur la table. Avec la démonstration de force de Remco Evenepoel, sur le Grand Prix de Québec vendredi, Paul Seixas avait à cœur de lui répondre à Montréal. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Français de la Decathlon-CGA CGM s’est affirmé avec autorité sur le circuit des prochains Mondiaux, en prenant la 2e place de la classique canadienne ce dimanche.
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Del Toro plus malin que Seixas : le résumé du GP de Montréal en vidéo

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On imaginait pourtant déjà le maillot arc-en-ciel sur ses épaules lorsque le Tricolore s’est dressé sur les pédales dans la 16e et dernière ascension de la côte de Camilien-Houde (1,9km à 7,1%), sortant tous ses adversaires de la roue, d’Evenepoel à Thomas Pidcock (Pinarello-Q36.5) en passant par Isaac Del Toro (UAE Emirates-XRG). L’attaque était impressionnante, mais presque trop.
J’en ai trop mis sur mon démarrage
"J’ai senti qu’UAE imposait un faux rythme et voulait une montée plus lente, expliquait-il. Il m’a peut-être manqué un équipier pour me lancer et me permettre de vraiment faire la différence, surtout avec le vent de face. J’ai dû placer une grosse attaque, ce qui n’est pas vraiment mon point fort, et j’en ai trop mis sur mon démarrage. Du coup, en haut, je n’ai pas réussi à en remettre".
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Seixas a décidé de prendre les choses en main : son attaque foudroyante en vidéo

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Tout le contraire d’un Del Toro gestionnaire de son fort, plus prudent mais revenu sans s’affoler ni s’inquiéter juste au sommet de la principale difficulté du jour. Une première erreur qui aurait pu coûter encore plus cher si le Mexicain n’était pas revenu. "Isaac est retombé au bon moment, parce que j’avais vraiment besoin d’un soutien pour rejoindre l’arrivée, avoue le Tricolore de 20 ans. Tout seul, ça aurait été compliqué et c’est là-dessus qu’il faudra que je progresse pour les Mondiaux".
Sur cet aspect, on ne se fait pas trop de souci pour le leader de l’équipe de France, qui pourra bénéficier des conseils avisés du stratège tricolore, le sélectionneur Thomas Voeckler, et d’une formation sans doute plus forte que la Decathlon-CGA CGM, pourtant sérieuse autour de son leader dimanche. "C’était une très bonne journée, l’équipe a fait un travail formidable pour me placer", assure Seixas, conscient que s’il n’a pas gagné ce Grand Prix de Montréal, il le doit surtout à lui-même. Et à personne d’autre.
Une micro sieste et c’est fini
Car malgré son démarrage trop violent, le Français s’est présenté dans la dernière ligne droite pour la victoire, en un-contre-un avec Isaac Del Toro. Un scénario rêvé pour le suspense, beaucoup moins pour le 4e du Tour de France, moins rapide sur le papier. Il fallait donc jouer avec le Mexicain, essayer de le surprendre. C’est tout le contraire qu’il s’est passé. Lorsque Del Toro s’est écarté à l’entame du dernier kilomètre, Seixas est passé sans se poser de question, presque naïvement, avant de demander au Mexicain de repasser à 700m de la ligne. Sauf que le coureur UAE Emirates-XRG n’allait pas lâcher la position si généreusement offerte par le Tricolore. Restait alors à se montrer méfiant. Et c’est là que le bât blesse.
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"Micro-sieste", "erreur de cadet" : l'analyse du sprint de Seixas

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"J'ai fait une erreur de débutant, c'est clair, avoue le Tricolore pour L'Equipe. Je cherchais le panneau des 200 m, je ne l'ai pas vu, je voyais 300m et 100m, et je comptais lancer mon sprint aux 200m... Il m'a surpris, il a bien joué. Il a vu mon moment d'inattention, car c'est quelqu'un qui sait très bien lire la course. C'est une erreur de cadet. Ce sont des gars qui ne se ratent pas, donc il ne faut pas que je me rate non plus. Mais c'est un très bon exercice pour moi de travailler mon punch. C'est là où je dois progresser. J'étais aussi là pour faire des erreurs". Celle-ci coûte cher au Tricolore, passé à côté d’un premier succès sur le GP de Montréal. Mais le Français voit aussi pas mal de positif, avec une montée en puissance évidente à quinze jours des Mondiaux.
J’espère encore progresser pour les Mondiaux
"J'ai encore des cartes dans ma manche les Mondiaux et je suis content de ma journée, poursuit-il. Ça me met en confiance, je sens que j'ai les jambes pour jouer la victoire et c'est ce que j'espérais, j'ai travaillé pour depuis le mois d'août. C'est une très bonne nouvelle. Mais il faudra une équipe de France solide aux Mondiaux pour faire ces mouvements, rendre la course très dure à la fin et me permettre de vraiment être dans mon type d'efforts. Ce circuit me convient très bien, et il reste deux semaines pour continuer à travailler et progresser".
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Seixas : "J'ai eu un moment d'inattention en cherchant le panneau des 200m..."

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Cela marche autant pour l’aspect physique que pour l’aspect tactique. Mais quitte à apprendre sur le tas, il vaut mieux que ce soit ce dimanche qu’aux championnats du monde. "C’est génial de faire ces conneries-là, maintenant, honnêtement, souligne notre consultant Steve Chainel. Le prochain sprint face à Del Toro, soit il sera derrière, soit il se retournera". Une autre solution sera d’arriver seul dans quinze jours. Au moins, il n’y aurait pas de piège.
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