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Perdiguero, première
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Publié 07/08/2004 à 19:15 GMT+2
Aucun coureur espagnol n'avait gagné la Clasica San Sebastian depuis Miguel Indurain en 1990. Une anomalie réparée samedi par Miguel Angel Martin Perdiguero (Saunier Duval), qui a réglé les Italiens Paolo Bettini et Davide Rebellin. Perdiguero inaugure ai
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Crédit: Eurosport
Le grand Miguel Indurain a enfin trouvé son successeur. En 1990, le Navarrais avait remporté la seule et unique classique de sa carrière, un an avant de débuter son règne sur le Tour de France. Depuis ce sacre qui en annonçait d'autres, plus glorieux, l'Espagne n'avait plus goûté à la victoire dans la Clasica San Sebastian. Le Pays basque était devenue une terre italienne, les Transalpins signant six succès entre 1991 et 2003.
La pseudo-malédiction ibérique a donc pris fin samedi sous une chaleur écrasante (36°), mais l'identité du sauveur s'avère un poil surprenante. Toute l'Espagne attendait la consécration de son prodige Alejandro Valverde, vainqueur à 14 reprises depuis le début de la saison, et impérial cette semaine à Burgos. Mais le leader de la Kelme a eu le malheur de connaître une crevaison au pire moment, au pied de l'ascension du Jaizkibel, juge de paix de l'épreuve.
Valverde attendra
A défaut de Valverde, l'Espagne comptait sur son champion du monde Igor Astarloa, deuxième ici-même en 2002. Mais lui aussi a raté le bon wagon. Pas Miguel Angel Martin Perdiguero. Dans le Jaizkibel, le coureur de Saunier-Duval a su prendre les bonnes roues, celles de Davide Rebellin et surtout Paolo Bettini, dynamiteur officiel de peloton. Si les Espagnols n'étaient pas ceux qu'on attendait, les cadors italiens, eux, étaient bien là, puisque Ivan Basso accompagnait ses deux compatriotes.
Au sommet de la principale difficulté du jour, les sept hommes de tête (Totschnig, équipier de luxe de Rebellin et Alberto Martinez complétant l'échappée) comptaient une cinquantaine de secondes sur un groupe de chasse bien fourni, au sein duquel Freire, Dekker, Astarloa, Vamverde et Ullrich se montraient les plus actifs. L'Allemand allait cependant disparaître définitivement de la circulation dans la descente, suite à un problème mécanique. Sans trop de regret, le champion de Rostock n'ayant visiblement pas les moyens de se mêler à la victoire.
Bettini, encore raté
Faute d'une entente suffisante derrière, Bettini et compagnie ne fut jamais inquiété dans les 25 derniers kilomètres. Rebellin mettait Totschnig à l'ouvrage, avec le classement général de la Coupe du monde en tête. Bettini, lui, voulait à tout prix cette victoire. Mais dans le dernier kilomètre, le Toscan se laissait surprendre par Perdiguero. Malin et excellent finisseur, l'Espagnol résistait jusqu'au bout au retour du tenant du titre.
Comme la semaine dernière à Zurich, Bettini doit donc se contenter de la deuxième place. Triple vainqueur en Coupe du monde l'an dernier, il n'a plus la même réussite. Pourtant, la forme est là et comme en Suisse, il était peut-être le plus costaud. Mais il se trouve toujours quelqu'un pour tirer les marrons du feu sous son nez. Tant pis pour Paolo, tant mieux pour Perdiguero. L'homme qui ne gagne qu'en Espagne (sept succès en 20004, tous sur ses terres), s'est offert à 31 ans sa plus belle victoire. Et maintenant, tous aux Jeux !
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