"Surpris et content"

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Vainqueur de la Clasica San Sebastian samedi, Miguel Angel Martin Perdiguero savoure Sson premier succès en Coupe du monde, sans pour autant s'enflammer. L'Espagnol a surtout rendu hommage à son directeur sportif chez Saunier Duval, Joxean Fernandez Matxi

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Crédit: Eurosport

Miguel Angel Martin Perdiguero n'est pas du genre à s'en faire. Tranquille, le Madrilène a accueilli sa première victoire en Coupe du monde, à San Sebastian, avec une relative décontraction. Ce sont d'ailleurs les journalistes locaux qui lui ont appris qu'il avait écrit une (petite) page d'histoire en mettant fin à 14 ans de disette ibérique dans "leur" classique. "Je ne savais vraiment pas que je faisais renouer l'Espagne avec la victoire, depuis celle de Miguel Indurain en 1990. J'en suis surpris et content", confie le vainqueur.
Il est comme ça, Martin Perdiguero. Cette consécration tardive, à bientôt 32 ans, ne sort pourtant pas de nulle part. 10e du classement UCI, il vit en 2004 la plus belle saison d'une carrière assez chaotique. A San Sebastian, l'Espagnol a signé son huitième succès, lui qui en avait glané 15 lors de ses sept premières années chez les pros. Et il compte bien ne pas s'arrêter là. "J'ai dit à Joxean que je gagnerai dix victoires cette année. Il m'en manque deux", sourit-il.
"Pas ma place au Mondial"
Joxean, c'est Joxean Fernandez Matxin, le directeur sportif de la formation Saunier Duval, fondée il y a un peu moins d'un an après que le sponsor, espagnol comme son nom ne l'indique pas, ait quitté Vini Caldirola pour voler de ses propres ailes dans le cyclisme. Martin Perdiguero lui a rendu un hommage appuyé samedi. "Mon directeur sportif croyait en moi aujourd'hui. Il m'a encouragé à être devant et à me battre, admet-il. Quand je ne vais pas bien, il sait me remotiver et ne pas me faire perdre mon temps sur le vélo."
Avec Matxin, il a sans doute enfin trouvé le mentor qui lui manquait. A ses côtés, Martin Perdiguero a gagné en régularité, même si, de son propre aveu, ce ne sera jamais sa plus grande qualité. "Je suis quelqu'un qui est là quand on ne l'attend pas, et vice versa ", soupire le Castillan. Inclassable, presque insaisissable comme une anguille, il n'est d'ailleurs jamais resté plus d'une saison dans la même équipe depuis ses débuts. Ça pourrait changer. Enfin. "Je suis en fin de contrat chez Saunier Duval mais je suis sûr que tout va bien se passer. A 100%, je reste avec Joxean. Il me procure tant de joies ", assure-t-il.
Pour une fois, on n'aura donc pas à le chercher dans le peloton pour le trouver début 2005. D'ici là, Miguel Angel Martin Perdiguero veut donc atteindre la dizaine de succès. Pas à Vérone, lieu du prochain Mondial, en octobre. "Le Championnat du monde? Non, je pense que je n'y ai pas ma place. C'est trop compliqué. Il y a beaucoup de leaders et je n'ai pas encore tout fait pour y être", estime-t-il. De toute façon, Perdiguero n'aime gagner qu'à la maison: 22 de ses 23 victoires chez les pros ont été acquises sur le sol espagnol. Mais sait-on jamais, si Matxin peut le convaincre, peut-être se laissera-t-il tenter...
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