Clasica San Sebastian 2025 - Giulio Ciccone (Lidl-Trek) s'impose malgré la supériorité numérique des UAE Emirates - XRG dans le final

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Cette fois, UAE Emirates - XRG a déposé les armes. Pourtant, l'équipe émirienne a pu compter sur le surnombre dans le final de la Clasica San Sebastian 2025, mais Giulio Ciccone, plus fort et plus fin gestionnaire qu'Isaac Del Toro et Jan Christen, s'est échappé dans l'ultime difficulté à 8 kilomètres de la ligne. Une descente technique plus loin, et l'Italien s'offre son plus beau succès.

Ciccone résiste jusqu'au bout à Christen

Video credit: Eurosport

Giulio Ciccone a résisté jusqu'au bout. Ce samedi, l'Italien a remporté, en solitaire, la 44e édition de la Clasica San Sebastian, après 211,4 kilomètres d'effort. Le pensionnaire de l'équipe Lidl-Trek a dompté la formation UAE Team Emirates – XRG et notamment le Suisse Jan Christen, qui échoue à la deuxième place, à seulement 9''. Le Belge Maxim Van Gils (Red Bull – Bora – hansgrohe), quant à lui, termine troisième.
Dans le peloton, Giulio Ciccone a attendu le dynamitage de la course, à 45 kilomètres de l'arrivée. Cela s'est produit sous l'impulsion du Slovène Primoz Roglic (Red Bull – BORA – hansgrohe), dans l'avant-dernière difficulté du jour, Erlaitz (1re catégorie, 3,8km à 10,6%). L'Italien est parti, juste avant le sommet, en compagnie du Mexicain Isaac Del Toro (UAE Team Emirates – XRG). Les deux hommes ont vu leur avance atteindre la minute.

Même à deux contre Un, UAE a flanché

Dans l'ultime difficulté, Murgil-Tontorra (2e catégorie, 2,1km à 10,1%), tout a à nouveau changé. Les deux hommes de tête ont été rejoints par Jan Christen (UAE Team Emirates - XRG). Le Suisse, visiblement plus en forme que son coéquipier Isaac Del Toro, a tenté de partir seul. Directement contré par Ciccone, à 8 kilomètres de l'arrivée, Jan Christen n'a pas réussi à suivre, malgré ses risques pris et a donc dû s'avouer vaincu.
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Giulio Ciccone (Lidl-Trek) plus fort que les UAE sur la Clasica 2025

Crédit: Getty Images

Avant cette grande explication dans le final, le départ avait été marqué par de nombreuses attaques. Douze hommes avaient finalement réussi à partir, après seulement six kilomètres de course. Cette échappée a passé en tête l'Alto de Andazarrate (3e catégorie, 5,9km à 5,7%), Urraki (2e catégorie, 8,6 km à 6,9%) et Alkiza (3e catégorie, 4,4 km à 6,2%). C'est ensuite dans l'Alto de Jaizkibel (2e catégorie, 7,9 km à 5,6%) que tout s'est compliqué pour certains de ces coureurs, qui n'ont pas réussi à suivre le rythme.

Des Français d'abord à l'avant, puis impuissants

Dans cette bonne échappée du jour, on retrouvait notamment trois Français : Alexy Faure Prost (Intermarché-Wanty), Jordan Labrosse (Decathlon AG2R La Mondiale) et Anthony Delaplace (Arkéa – B&B Hôtels). Si Delaplace et Faure Prost n'ont pas tenu le rythme, Labrosse, de son côté, a tenté de partir seul, en attaquant à 66 kilomètres de l'arrivée. Une quinzaine de kilomètres plus loin, le Français a été rejoint par l'Australien Luke Plapp (Team Jayco AlUla) et le Luxembourgeois Mats Wenzel (Equipo Kern Pharma).
Ce trio de tête n'a ensuite pas résisté aux attaques des hommes forts du peloton. Plapp a, malgré tout, été le seul à rester aux avant-postes, avant même de terminer dans le top 10 (7e). Insuffisant donc pour empêcher Giulio Ciccone, qui n'avait jamais fait mieux que 11e sur cette même course, en 2019, de s'offrir la 12e victoire de sa carrière. Certainement l'une des plus belles.
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