Critérium du Dauphiné 2025 | Paul Seixas et le très haut niveau : Première rencontre, premiers émois ?
Eurosport sur GoogleDimanche, Paul Seixas sera le plus jeune coureur sur la ligne de départ du Critérium du Dauphiné. Le coureur de l'équipe Decathlon-AG2R La Mondiale n'a que 18 ans et rien ne devait le mener sur cette course-là, si tôt. Rien sauf son immense talent qui arrive encore à surprendre malgré tout le bien que l'on pense de lui. Après un beau Tour des Alpes, Seixas franchit encore un nouveau palier.
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A l'âge qui est le sien, Paul Seixas pourrait très bien avoir passé les deux dernières semaines à réviser son bac, un œil sur les fiches, l'autre sur Roland-Garros. Puisque le gamin a du talent, il aurait aussi pu enchaîner la Ronde de l'Isard, le Baby Giro et le Tour du Val d'Aoste, trois des courses espoirs les plus prestigieuses. Et puisqu'il en a beaucoup, il va plutôt découvrir le Critérium du Dauphiné, la course par étapes la plus cotée derrière les trois grands tours. A 18 ans, Seixas va faire sa rencontre avec le très, très haut niveau.
Pour sa première saison chez les grands, le Lyonnais bouscule tout. Son passage en World Tour, chez Decathlon-AG2R La Mondiale avait déjà surpris à un âge où Remco Evenepoel attendait encore et où le nom de Tadej Pogacar n'était même pas encore sur toutes les lèvres. On avait compris qu'il y avait dans sa formation un empressement à le faire passer directement chez les professionnels autant parce son talent le réclamait que pour s'assurer qu'il n'aille pas (déjà) voir ailleurs.
Seixas en a montré assez
"Nôtre rôle, c'est de créer un vrai projet mais d'éviter de le brûler, nous disait Dominique Serieys, directeur général de Decathlon-AG2R La Mondiale en décembre dernier. Il faut faire très attention parce qu'il est très ambitieux, donc on va lui mettre un programme adapté. Quand on arrive dans la cour des grands, c'est un autre monde." Ce monde, Seixas l'avait découvert rapidement. Moins prestigieux que les autres, l'UAE Tour n'en est pas moins une course World Tour et le jeune français y avait pris la 10e place de la première arrivée en altitude.
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"Messieurs les coureurs... courez !"
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La suite devait lui permettre justement de ne pas brûler les étapes avec des épreuves de la Coupe de France - il a d'ailleurs terminé 2e de Paris-Camembert - puis le Tour des Alpes avant donc de redescendre à l'échelon espoirs. Mais quand on dit à Paul Seixas d'y aller doucement, il n'entend rien. Son Tour des Alpes fut à ce titre époustouflant avec des 3e, 2e puis 6e places sur les trois premières étapes avant la démonstration Decathlon-AG2R La Mondiale sur la 5e et dernière. Échappé avec Nicolas Prodhomme, le jeune lyonnais était allé contre les directives de son équipe qui voulait le voir gagner. Seixas en avait montré assez et le savait.
La course qui se rapproche le plus du Tour de France
Le voici donc dans la liste de départ du Critérium du Dauphiné. Autour de lui dans son équipe, les têtes d'affiche Felix Gall, Benoît Cosnefroy ou Aurélien Paret-Peintre. Ses adversaires ? Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard, Remco Evenepoel ou Lenny Martinez à qui il peut contester le titre très officieux de pépite française la plus excitante du moment. Sur le papier, on imagine Seixas au service de son leader, l'Autrichien Gall, mais avec lui autant en faire une boule de ce papier et le jeter à la poubelle.
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Si sa formation a bouleversé son programme, qui l'emmènera plus tard au Tour de l'Ain, au Luxembourg et à Guangxi en fin de saison pour ce qui devait n'être que sa deuxième course World Tour, pour l'inscrire sur une course aussi relevée, c'est à la fois qu'elle a vu quelque chose mais aussi qu'elle a envie d'en savoir plus. "Je lui ai dit qu'il fallait qu'on puisse le protéger donc pas de pression, avançait encore Dominique Serieys. C'est un talent mais il ne doit pas brûler les étapes." Il ne doit peut-être pas mais il le veut sans doute très fort.
De ce dimanche au prochain, de Domérat au Mont-Cenis, Seixas vivra ce qui se rapproche le plus du Tour de France, cette course dont il a fait sa "finalité" selon ses propres mots dans ses colonnes. On ne lui en voudra de ne pas exister ou si peu au milieu d'un peloton quasiment aussi relevé que celui de juillet mais on guettera.
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