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Drôme Classic - Jonas Vingegaard vainqueur en solitaire, Julian Alaphilippe a craqué dans le final
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Publié 27/02/2022 à 15:51 GMT+1
DRÔME CLASSIC - Le plus fort était Danois et il se nomme Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma). Le profil très difficile de la semi-classique française a offert un très beau spectacle, notamment quand Julian Alaphilippe, Guillaume Martin et Benoît Cosnefroy se sont lancés à la poursuite des hommes de tête. Victime de crampes, le champion du monde a laissé Martin et Cosnefroy compléter le podium.
Jonas Vingegaard vainqueur de la Drôme Classic
Crédit: Imago
Quel spectacle ! Pour sa 9e édition, la semi-classique français a été le théâtre d'une superbe bataille entre quelques-uns des coureurs les plus costauds du peloton mondial. Lancé dans une offensive de loin avec le tout jeune Juan Ayuso (19 ans, UAE Team-Emirates), Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma) n'a pas compté ses efforts et en a été récompensé en s'imposant finalement en solitaire. Derrière lui, un trio de Français, à savoir Julian Alaphilippe (Quick Step - Alpha Vinyl), Guillaume Martin (Cofidis) et Benoît Cosnefroy (AG2R-Citroën) a tout tenté pour revenir mais il a "mourru" à trois secondes". Perclu de crampes à un kilomètre de l'arrivée, le champion du monde (5e) a laissé ses deux compatriotes compléter le podium dans cet ordre.
Par souci d'honnêteté, on notera que les choses ont mis du temps à se décanter dans cette Drôme Classic qui avec son binôme de l'Ardèche samedi, constitue désormais un très beau pendant au weekend d'ouverture en Belgique. Mais les quarante derniers kilomètres ont été menés sur un rythme fou. Et Jonas Vingegaard, dauphin surprise de Tadej Pogacar sur le dernier Tour de France. C'est d'ailleurs avec un coéquipier du Slovène, le prodige de 19 ans, Juan Ayuso, que Vingegaard a mené la course après s'être extirpé d'un premier groupe d'attaquants à une trentaine de kilomètres de l'arrivée.
Les crampes pour Alaphilippe
A la tête d'un pécule qui avoisinait la minute, le duo de tête savait qu'il devrait résister à une banderille de quelques-uns des puncheurs présents dans ce qui restait du peloton à l'arrière. Et dans le Mur d'Allex, à moins de 15 bornes du but, c'est le plus célèbre d'entre eux, Julian Alaphilippe qui a allumé la mèche. Suivi comme son ombre par Benoît Cosnefroy, il a vu Guillaume Martin parvenir à s'accrocher. Un, deux et trois mais personne de plus tant le trio a fait mal au reste du paquet.
Restait donc à revenir sur Vingegaard et Ayuso qui collaboraient parfaitement même si le plus jeune des deux commençait à montrer des signes de faiblesse, bien compensés par la force du Danois. Revenu à une quinzaine de secondes, le trio tricolore y a cru. Las, jamais il n'a pu boucher le reste de l'écart et la surprise est venue d'un Alaphilippe qui a craqué, touché par une crampe, dans le faux-plat qui précédait la côte finale dans l'ultime kilomètre. Le plus fort du trio se nommait Martin mais si lui et Cosnefroy ont repris Ayuso, finalement 4e devant Alaphilippe, Jonas Vingegaard avait conservé la poignée de secondes suffisante pour lever les bras pour la première fois en 2022.
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