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Gilbert, le retour en flèche ?

Gilbert, le retour en flèche ?
Par Eurosport

Le 18/04/2012 à 00:00Mis à jour Le 18/04/2012 à 00:14

Après avoir été dépossédé de l'Amstel dimanche non sans avoir rassuré sur son état de forme, Philippe Gilbert (BMC) défend son titre sur la Flèche Wallonne. Mais les outsiders sont nombreux.

Philippe Gilbert est malin, très malin. Le Belge a bien vu dimanche dernier que son équipe n'était pas armée pour durcir la course et supporter son poids. En l'absence de Cadel Evans, malade, le tenant du titre sait qu'il devra avant tout compter sur lui-même s'il veut conserver son titre au sommet du Mur de Huy. Le Belge s'est donc savamment enlevé toute pression en désignant un favori pour cette Flèche Wallonne 2012 : "Katusha a une équipe très forte, avec plusieurs cartes à jouer comme Oscar Freire et Joaquin Rodriguez. Pour moi, ce sont les favoris, surtout avec ce type d'arrivée."

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Gare à Vanendert

Le jeu semble aussi ouvert que dimanche au départ de l'Amstel même si quelques outsiders feront défaut ce mercredi. Parmi eux, trois des membres du Top 5 aux Pays-Bas : Simon Gerrans (GreenEdge), Peter Sagan (Liquigas) et Thomas Voeckler (Europcar). Ces trois hommes, tout comme Damiano Cunego (Lampre), ont décidé de faire l'impasse en vue de Liège-Bastogne-Liège dimanche prochain.  Jelle Vanendert (Lotto) sera lui bel et bien là. Sa cote a grimpé en flèche ces dernières semaines. Sixième l'an passé alors qu'il était au service de Gilbert, le Flandrien a pris confiance en se classant septième de la Flèche Brabançonne et surtout deuxième de la Gold Race, tout près du vainqueur, l'Italien Enrico Gasparotto (Astana). Des habitués des lieux, l'Espagnol Igor Anton (5e en 2011, 4e en 2010), le Luxembourgeois Frank Schleck, plus en jambes actuellement que son cadet Andy, le Canadien Ryder Hesjedal, le Néerlandais Robert Gesink ou encore l'Espagnol Daniel Moreno, coéquipier de Rodriguez, peuvent saisir leur chance. Ou encore la révélation française du début de saison, Julien Simon, qui découvre sur le tard, à 26 ans, le monde des classiques.

Le parcours, modifié par rapport à l'an passé, rapproche de l'arrivée (9,5 km) l'avant-dernière difficulté, la côte de Villers-le-Bouillet. "La boucle finale est différente mais le Mur de Huy reste le même", a rappelé cependant le Belge Greg Van Avermaet, lieutenant de Gilbert, après en avoir terminé mardi avec la reconnaissance. Car la course se joue, presque toujours, dans la montée finale qui présente une chicane à la pente vertigineuse, 19% au centre de la chaussée et 25% à la corde, entre la troisième et la quatrième chapelle. Le public, toujours bouillant sur les pentes du Mur de Huy,  sera tout entier acquis à la cause de Philippe Gilbert. Le Belge en aura bien besoin s'il ne veut pas laisser filer une nouvelle couronne.

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