Rodriguez de l'ombre à la lumière

Rodriguez de l'ombre à la lumière
Par Eurosport

Le 18/04/2012 à 19:07Mis à jour Le 18/04/2012 à 19:46

Cantonné aux seconds rôles dans les courses majeures, Joaquim Rodriguez, 32 ans, savoure d'autant plus "la plus belle victoire de sa carrière" sur la Flèche Wallonne ce mercredi. L'Espagnol a su patienter et apprendre de ses frustrations passées. De quoi couronner une carrière passée dans l'ombre.

Joaquim Rodriguez a finalement mis fin à une belle anomalie. Considéré à raison comme l'un des meilleurs puncheurs de sa génération, comme l'un des spécialistes des pentes à forts pourcentages, l'Espagnol n'avait jamais réussi à s'imposer sur une grande classique. Les Ardennaises semblaient pourtant taillées pour ses jambes de feu. Mais jusqu'à mercredi, elles se refusaient à lui. Pour être tout à fait précis, l'Espagnol était surtout tombé sur plus fort que lui l'an passé sur l'Amstel et la Flèche Wallonne : un Philippe Gilbert intouchable. En 2009, sur Liège-Bastogne-Liège, c'est Andy Schleck qui lui avait fait nourrir quelques regrets. En 2010, au sommet du Mur de Huy, Cadel Evans lui avait donné une leçon de timing.

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"C'est le plus beau jour de ma vie"

Ce succès couronne une carrière très homogène. Depuis qu'il a rejoint Katusha en 2010, après s'être longtemps dévoué pour son compatriote Alejandro Valverde (seulement 46e mercredi), Rodriguez s'est aussi régulièrement placé dans les dix premiers des grands tours (8e du Tour de France en 2010, 4e de la Vuelta 2010, 5e du Giro 2011), enlevant au passage quelques étapes. Toujours dans l'ombre, rarement en première ligne. Fatalement, cette victoire au sommet du Mur de Huy, il la savoure mieux que quiconque : "C'est la plus belle et la plus incroyable de toutes mes victoires, la plus désirée", insiste-t-il. "Je suis un amoureux des classiques. J'avais eu tellement de belles places sans gagner. C'est le plus beau jour de ma vie."

Ce jour devait être le sien. Il partait avec la pancarte à Charleroi mais il a su parfaitement manœuvrer avec sa formation. "C'était la course de Joaquim", constate Enrico Gasparotto (Astana). Philippe Gilbert trace le même sillon : "Il est le vainqueur logique." Oui mais il était si souvent passé à côté que Purito peut désormais savourer. Désormais, il promet : "J'espère être en aussi bonne forme dimanche à Liège." Maintenant que la machine est lancée, il serait dommage de ne pas en profiter.

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