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Mattan, inspiré et aspiré
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Publié 06/04/2005 à 16:30 GMT+2
Le Belge Nico Mattan (Davitamon-Lotto) a remporté Gand-Wevelgem, 6e étape du Pro Tour, devant Antonio Flecha, mercredi. Auteur d'une course superbe, ternie par la présence de deux voitures et d'une moto qui l'ont protégé dans les derniers hectomètres, Mat
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Crédit: Eurosport
On n'a pas fini de parler des derniers hectomètres de cette 67e édition de Gand-Wevelgem. D'abord parce que le numéro dont nous a gratifiés Nico Mattan est un modèle du genre. Ensuite parce qu'il a sans doute bénéficié d'appuis impromptus qui lui ont -peut-être- un peu facilité le travail.
Le positif d'abord. Juan Antonio Flecha, qui avait animé le dernier tiers de la course par ses attaques incessantes et sa participation à tous les bons coups, attaquait de nouveau dans le Mont Kemmel, bosse pavée franchie pour la seconde fois de la journée, à 37 kilomètres de l'arrivée. Il était repris en bas, par Pozzatto, partenaire de Tom Boonen et en forme ce mercredi, mais aussi par Cancellara, Hushovd, Benatti et Backstedt.
A 9 kilomètres de l'arrivée, Mattan plaçait une nouvelle attaque alors que les premières gouttes de pluie tombaient, entraînant Pozzatto et Backstedt dans une chute fatale à leurs espérances. A 4 kilomètres, Flecha rejoignait le Belge. Un exploit que Cooke, valeureux, ne parvenait pas totalement à réaliser. 3000 mètres de l'arrivée, l'Espagnol plaçait une attaque meurtrière que Mattan ne parvenait à endiguer tout de suite.
La course était-elle jouée, dès lors ? Eh bien non ! Caché par deux voitures, dont celle de l'organisation, Mattan lançait son contre à 300 mètres de l'arrivée, fondait puis déposait le coureur de la Fassa Bortolo pour signer sa première grande victoire de sa carrière. Très sportivement, Flecha venait saluer son vainqueur tandis que l'Italien Benatti (Lampre-Caffitta) prenait la 3e place, détaché.
Reste que ce succès, magnifique au demeurant et mérité pour ce coureur de 33 ans, était un peu terni par les circonstances des derniers hectomètres. Rien ne dit que, sans l'appui des voitures, Mattan n'aurait pas été capable de s'imposer. Rien ne dit non plus qu'il l'aurait fait.Succès confirméLa confirmation du succès de Mattan, par le jury des commissaires, au motif que le problème est né de l'organisateur lui-même, n'a pas éteint la polémique qui n'a pas tardé à secouer la ligne d'arrivée. "Un sportif ne peut être satisfait de ce final", pestait Giancarlo Ferretti, directeur sportif de Flecha (Fassa Bortolo). "J'ai vu les images de la télévision dans la voiture et j'ai dit aussitôt: mais qu'est-ce qui se passe? C'est n'importe quoi !".
Mattan, lui, insistait logiquement sur la qualité de sa performance propre : "Il ne faut pas dire que c'est à cause des motos que je gagne Gand-Wevelgem". Et le sympathique Belge de raconter son histoire avec cette course, dont il arpente les routes tous les jours à l'entraînement : "Je lève parfois la main en franchissant la ligne" souriait-il. Il avait même vu, dans son réveil matinal, un heureux présage : "C'est la première fois que j'étais en avance à l'ouverture du contrôle. J'ai été le premier à signer !"
Tandis que le président du jury annonçait qu'il enverrait "un rapport détaillé à l'Union cycliste internationale" sur les circonstances de l'arrivée, Gand-Wevelgem se trouvait sous la menace : en cas de désaccord de l'UCI et de récrimination à l'encontre de l'organisation de l'épreuve, les sanctions pourraient tomber, allant jusqu'au retrait de la course du calendrier du Pro Tour.
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