Sûr de ses forces, Remco Evenepoel est prêt pour le Giro : "Si je peux prendre le maillot rose le plus tôt possible…"

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C'est un Remco Evenepoel détendu et même blagueur qui s'est présenté à la presse ce jeudi, à quarante-huit heures du départ du Giro. Grand favori de cette 106e édition du Tour d'Italie aux côtés de Primoz Roglic, avec qui il s'est tiré la bourre au Tour de Catalogne, le champion du monde aborde ce premier Grand Tour de la saison sûr de ses forces. Le "petit cannibale" a surtout faim de succès.

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"Mes résultats n'ont pas été les meilleurs en Italie. Il est temps de changer ça…" Sourire en coin, Remco Evenepoel a très vite planté le décor à l'occasion de sa conférence de presse d'avant-Giro ce jeudi. De retour sur le Tour d'Italie, deux ans après sa première participation où il avait dû abandonner après la 17e étape, le Belge aborde ses retrouvailles avec un sacré appétit. On ne peut lui donner tort.
Impérial sur la Vuelta il y a huit mois, encore seul au monde sur Liège-Bastogne-Liège, "le test parfait pour avoir les jambes" selon lui, le champion du monde a placé le curseur d'exigence très, très haut. Mais le Belge de la Soudal-QuickStep est loin de se mettre une pression monstre.
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Doutes chassés, forme au zénith

Car le "petit cannibale" semble sûr de ses forces. "J'ai de bonnes ondes avant le début du Giro", a-t-il d'abord expliqué. "La saison a été bonne jusqu'ici pour moi avec l'UAE Tour aussi. Cette victoire à Liège a été une nouvelle étape dans ma carrière et dans ma vie. Je ne peux avoir que de la confiance avant le départ."
Coureur complet, Remco Evenepoel a également levé les interrogations sur sa capacité à suivre les meilleurs à la grimpe. "J'avais des doutes sur mon niveau en montagne, mais je les ai mis de côté après le Tour de Catalogne." Le Belge a d'ailleurs multiplié les stages en altitude pour suivre les tauliers et notamment Primoz Roglic.
Bourreau du Belge en Catalogne, le Slovène a montré peu de failles. Le maillot arc-en-ciel compte bien continuer de lui rentrer dedans. "J'espère être au même niveau que lui en montagne et meilleur dans les contre-la-montre. C'est le champion olympique donc ça ne sera pas facile, mais je suis en bonne forme. J'espère que mon niveau est suffisamment bon pour donner la meilleure version de moi-même pendant ces trois semaines."
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Remco Evenepoel et Primoz Roglic sur le podium final du Tour de Catalogne 2023.

Crédit: AFP

Un escadron rôdé pour résister à une meute affamée

Dans sa quête de rose, le Phénomène pourra compter sur une formation taillée pour l'amener vers les sommets. "On avait besoin de gars costauds comme (Josef) Cerny ou (Davide) Ballerini et on a de bons grimpeurs avec de bonnes jambes. On a une équipe équilibrée. Sur le papier, c'est l'une si ce n'est la meilleure. J'ai totalement confiance en eux et je sais qu'ils feront de leur mieux. On peut viser de bons résultats."
Avec Pieter Serry, Ilan Van Wilder et Louis Vervaeke, déjà présents sur la Doyenne et la Vuelta 2022, le coureur possède trois de ses plus fidèles alliés : "Pour l'équipe, c'était génial car beaucoup étaient là-bas et sont au Giro. C'est un boost. Pour la confiance et sur ce qu'on peut accomplir, c'est capital."
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Du jus et des certitudes, il en faudra pour faire face au reste des prétendants. "Ça va être un Giro spécial car beaucoup d'équipes ont plusieurs leaders comme UAE ou INEOS. Par rapport à nous et Jumbo c'est très différent", analyse le leader de la formation de Patrick Lefévère. "Je pense que notre équipe est parée pour toutes les situations et pour répondre aux tactiques des autres. On ne sera pas surpris, mais tout peut se passer dans la course."
La dimension tactique sera forcément au cœur de l'échiquier, encore plus avec Primoz Roglic dans les parages, maître en la matière. Remco Evenepoel ne se pose aucune limite sur sa quête du maillot rose. "Si je peux le prendre tôt, c'est tant mieux. L'an dernier, j'ai pris le maillot rouge sur la Vuelta après la 6e étape. On a prouvé qu'on pouvait contrôler la course sur une longue période."

Carburer d'entrée pour mieux digérer l'infernale dernière semaine

Mais le Giro est une course incertaine. Remco Evenepoel le sait. "C'est dur de prédire la tactique pour les prochaines semaines. La course est dure, il faut avoir les jambes. La dernière semaine est très importante et compliquée. Je pense que tous les prétendants au général sont d'accord. Tu peux prendre le maillot sur la 20e étape et gagner le Giro. "
La présence de chronos a en tout cas de quoi "rassurer" le champion. Avec deux exercices au programme la première semaine, qu'il a reconnus en amont, il entend bien frapper fort d'entrée. "Je vais faire le max sur les contre-la-montre lors de la 1re et la 9e étapes. Il fallait se battre sur chaque seconde en Catalogne car il n'y avait pas de chrono. Il faut arriver en forme pour la deuxième semaine et s'économiser en vue de la dernière. Les étapes de Crans Montana (13e) et Bergame (15e) seront clés aussi."
Le leitmotiv reste le même pour la fusée Remco, peu importe le terrain. "De toute façon, mon but, c'est d'être le plus rapide possible du départ à Fossacesia jusqu'à Rome..." Avec une préparation intensive et méticuleuse depuis cinq voire six mois, Remco Evenepoel a mis toutes les chances de son côté pour briller. "Je pense que je suis mieux que je ne l'étais avant la Vuelta." Le spectacle Remco peut commencer.
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Giro d'Italia : The Route

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