Tadej Pogacar, 2e de la 14e étape du Giro: "Le final convenait à Pippo [Ganna]"
Eurosport sur GoogleRaté, pour Tadej Pogacar. Le Slovène de l'équipe UAE Emirates est tombé sur plus fort, samedi à Desenzano del Garda, butant en chrono sur un Filippo Ganna pourtant parti moins vite que lui. Mais "Pogi" est loin d'avoir subi un camouflet. Face à ses rivaux pour la victoire finale dans le Giro, il a au contraire enfoncé le clou lors de la 14e étape. "J'ai une belle avance", peut-il se gargariser.
Pogacar était parti plus fort que Ganna : "Je me suis vraiment fait plaisir sur la première partie"
Video credit: Eurosport
Il ne lui a pas fait cet affront. Samedi, Tadej Pogacar a échoué à battre Filippo Ganna, lors du deuxième contre-la-montre du 107e Giro, alors qu'il avait épinglé à son tableau de chasse l'immense spécialiste italien lors de la première joute chronométrée. L'effronté "Pogi" était pourtant en tête au premier intermédiaire (-4"), avant de perdre du terrain à un rythme croissant, pour s'incliner de 29 secondes à Desenzano del Garda, au bout de 31,2 km d'effort.
Alors, a-t-il géré ? "Non, a rétorqué l'intéressé, 2e de la 14e étape. Je me suis fait plaisir sur le début du parcours, avec des montées-descentes, des gauche-droite. En revanche, les 10/12 derniers kilomètres n'étaient pas super pour moi." Et le maillot rose d'insister : "J'ai essayé de gagner, mais le final convenait à Pippo [Ganna] et il était trop rapide."
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/05/18/3970274-80600188-2560-1440.jpg)
Ganna a tremblé face à Pogacar : les temps forts de la 14e étape du Giro en vidéo
Video credit: Eurosport
"Parfait" mais pas assez
La logique a été respectée, entre les deux hommes, comme elle l'avait en un sens été durant la 7e étape, où une arrivée escarpée avait permis au Slovène de rafler la mise face au maître du chrono pour 16 secondes. Cette fois, il n'avait pas les armes pour le faire. Notre consultant Philippe Gilbert a même estimé sur le plateau des Rois de la Pédale que le double vainqueur du Tour (2020, 2021) s'était montré "parfait" ce samedi.
Une façon aussi de rappeler que l'enjeu premier, pour le chef de file d'UAE-Emirates, était de consolider son statut de leader de l'épreuve. Chose faite avec notamment 35 secondes de débours infligées à Geraint Thomas, son nouveau dauphin. "J'ai une belle avance. Dimanche, c'est l'étape reine et on est prêts, collectivement. On peut être confiants", sourit Pogacar, qui compte 3'41" de marge sur le Gallois.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/05/18/3970096-80596628-2560-1440.jpg)
Une glissade et une cuisse bien brûlée : Sheffield a chuté dans le final
Video credit: Eurosport
Thomas, pourtant à l'aise dans l'exercice, n'était pas déçu à l'issue de sa prestation. Quatrième, au sein d'un Top 4 comprenant trois INEOS Grenadiers, il a volontiers salué la revanche prise par Ganna. Et quand il lui a été soufflé que sa formation avait enfin réussi à battre Tadej Pogacar, il a répondu : "Jhonny [Narvaez] l'avait déjà fait (en gagnant la première étape, s'échappant avec le Slovène dans le final, ndlr). On est la seule équipe à y être parvenu. C'est très bien."
Une satisfaction qui ne semblait même pas cynique. A titre individuel et par le prisme du classement général, le gigantesque favori de l'épreuve paraît intouchable. Pour Geraint Thomas, comme pour Daniel Felipe Martinez (3e à 3'56") ou Ben O'Connor (4e à 4'35"). Mais, parfois, celui qui fait tout excellemment, s'avoue vaincu dans un domaine qu'un adversaire maîtrise à la perfection.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/05/18/3970231-80599328-2560-1440.jpg)
Baudin, 10e du général : "J'ai envie de tester mes limites"
Video credit: Eurosport
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/12/02/image-5ea1824c-6c93-4e0b-ba6d-63f66434b2c1-68-310-310.jpeg)