Giro 2024 - Naples et ses pièges : Et si le danger venait d’où on ne l’attend pas pour Tadej Pogacar ?

Eurosport sur Google

Maillot rose depuis Oropa dès la 2e étape, Tadej Pogacar est l’incontestable patron de ce Giro 2024. Malgré sa large avance sur son dauphin, Daniel Felipe Martinez, le Slovène est loin d’avoir gagné, la faute aux deux semaines restantes bien évidemment mais aussi aux risques de chutes, nombreux sur les routes italiennes. Et encore plus à Naples.

Pogacar : "J'ai tout gardé plus ou moins sous contrôle"

Video credit: Eurosport

Toutes les routes ont beau mener à Rome, encore faut-il y parvenir. Demandez-donc à Remco Evenepoel, contraint à l’abandon l’an dernier alors qu’il portait le maillot rose. Un destin qu’espère bien éviter Tadej Pogacar, lui aussi en rose à l’aube de la 9e étape et au lendemain d’une nouvelle victoire. Moins en démonstration qu’à Oropa dimanche dernier, le Slovène avait préféré gérer avant de s’offrir un succès plutôt imprévu.
"Je ne m'attendais pas du tout à gagner, avouait-il après l’arrivée à Prati di Tivo. Mais dès que nous avons franchi la première montée catégorisée, mes coéquipiers voulaient que je remporte l'étape. Lors de la dernière montée, quand j'ai vu que les gars, Félix [Grossschartner] et Rafal (Majka) se débrouillaient toujours bien, j'ai eu confiance que je pouvais gagner. C'est incroyable de gagner à nouveau ici. Antonio Tiberi a essayé à plusieurs reprises. Mais j'ai eu plus ou moins le contrôle". Comme toujours.
Après huit jours de course, Pogacar possède désormais 2’40’’ d’avance sur Daniel Felipe Martinez, son dauphin. Une marge très confortable et, en toute honnêteté, il semble aujourd’hui impossible, encore plus qu’au départ, d’imaginer le Slovène être battu sur ce Giro. Mais il peut encore ne pas le gagner. Après tout, une maladie ou une chute est vite arrivée. Surtout à Naples.
picture

Bardet et Alaphilippe écœurés, UAE en contrôle : le scénario de la victoire de Pogacar

Video credit: Eurosport

Sur le papier, cette 9e étape dominicale entre Avezzano et Naples (214km) a tout de la journée tranquille. Peu de relief, des équipes de sprinteurs qui voudront sans doute contrôler l’étape, évitant ainsi à UAE-Emirates de le faire… Un jour de repos avant l’heure pour Pogacar et ses "boys". C’est d’ailleurs le souhait du Slovène. "J’espère que demain sera une journée un peu plus tranquille", avouait-il à Prati di Tivo. Seulement, voilà : le final dans Naples n'est pas facile.
Identique à celui de l’étape de 2022 lors des 30 derniers kilomètres, il sera particulièrement vallonné, avec des descentes techniques et une route toujours glissante dans les rues napolitaines, et propice aux chutes. L’an dernier, Primoz Roglic y avait connu un incident, sans conséquence sur son succès final. Les cassures y sont également largement possibles et il faudra s'en méfier. Un danger dont Pogacar est bien conscient. "Les 50 derniers kilomètres sont piégeux, explique t-il. Ça va donc être très nerveux. Il faudra donc rester concentré et attentif jusqu’à l’arrivée à Naples."
picture

Giro d'Italia : Stage 09 - Map

Video credit: Eurosport

Demandera-t-il à ses hommes de rouler fort dans les bosses pour étirer le peloton et diminuer le risque de chute ? C’est possible, même si les sprinteurs préféraient sans doute que non. Le voir attaquer paraît improbable mais, avec Pogacar, il ne faut jamais rien exclure. Surtout à la veille d’une journée de repos. Mais dimanche, le principal adversaire, ce sera la chaussée et le risque de chute. C’est après tout son principal adversaire bien souvent…
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité