Giro 2025 - Nico Denz s'impose en solitaire, les sprinteurs piégés

Nico Denz est friand de ces numéros. Déjà deux fois vainqueurs sur les routes du Giro, le coureur allemand a redonné le sourire à sa formation Red Bull - BORA - hansgrohe, orpheline de Primoz Roglic, en décrochant la 18e étape en solitaire après un numéro. Échappés à ses côtés, Mads Pedersen et Wout van Aert n'ont pas suivi le bon coup, piégés dans le circuit final. Statu quo au général.

Denz redonne le sourire à la Red Bull - Bora - Hansgrohe : son arrivée en solitaire

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Filou et fort comme Nico Denz (Red Bull-Bora-Hansgrohe). Membre de l'échappée fleuve qui a reçu la bénédiction d'un peloton maillot rose relégué à plus de dix minutes à Cassano Magnago, l'Allemand s'est isolé à 18 kilomètres de l'arrivée pour remporter jeudi la 18e étape du Giro. Une attaque sans l'air d'y toucher, tout en agilité dans les virages, qui a surpris ses dix derniers compagnons, incapable de s'organiser pour revenir. Ceux-ci sont arrivés avec 1'01" de retard, Mirco Maestri (Polti VisitMalta) réglant le sprint des battus devant Edward Planckaert (Alpecin-Deceuninck).
Le Giro est décidément son grand tour préféré. L'Allemand de 31 ans s'était déjà imposé à deux reprises sur les routes italiennes, il y a deux ans à Rivoli (12e étape) et Cassano Magnago (14e étape), déjà au bout d'une échappée. Mais cette fois, c'est en solitaire qu'il a levé les bras, une première dans sa carrière désormais riche de sept victoires. Pour s'y faire, le coureur formé au Chambéry Cyclisme Formation s'est d'abord glissé dans le petit peloton qui s'est détaché au bout d'une vingtaine de kilomètres. 
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Visage tuméfié, Ayuso met pied à terre pour de bon : son abandon en vidéo

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Van Aert et Pedersen à l'avant puis piégés

Sous l'impulsion de Fabio van den Bossche (Alpecin-Deceuninck), cette échappée était réduite à 36 unités au sommet de la première ascension, Parlasco (2e catégorie, 7,6km à 5,8%), qui était aussi la plus dure de cette étape de transition de 144 kilomètres. Aucun prétendant du classement général n'était présent. De quoi permettre à Isaac Del Toro et ses coéquipiers de souffler un peu. Mais il y avait du beau monde pour la victoire d'étape, à l'image de Wout van Aert (Visma-Lease a Bike), Mads Pedersen, Mathias Vacek (Lidl-Trek) et Kaden Groves (Alpecin-Deceuninck).
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Le bon flair de Denz, parti seul vers la victoire

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Mais aucun de ces ténors n'est parvenu à se faire une place dans le groupe de onze parti se jouer la victoire avant les 30 derniers kilomètres. Chacun y avait un coéquipier - et donc une bonne raison de ne plus rouler. On trouvait dans ce groupe Van Baarle (Visma-Lease a Bike), De Pretto (Jayco AlUla), Hoole (Lidl-Trek), Maestri (Polti VisitMalta), Conci (XDS Astana), De Bondt (Decathlon AG2R La Mondiale), Planckaert (Alpecin-Deceuninck), Warbasse (Tudor), Edmondson (Picnic PostNL), Magli (VF Group-Bardiani CSF-Faizanè) et donc Nico Denz, qui a usé de sa tête, de sa technique puis de ses jambes pour faire la différence.

Touché à l'oeil, Ayuso abandonne

Les hommes du général, eux, sont arrivés paisiblement dans le peloton avec 14 minutes de retard. Les écarts restent inchangés avant les trois derniers jours de ce Giro : Del Toro conserve 41" d'avance sur Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) et 51" sur Simon Yates (Visma-Lease a Bike). Mais il a perdu son coéquipier et ancien leader Juan Ayuso. Touché à l'œil depuis une piqûre d'insecte subie la veille, l'Espagnol a été contraint à l'abandon en début d'étape.
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Denz, l'art du rebond : "Quand vous perdez un leader comme Roglic, vous perdez aussi un rêve"

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