Giro 2026 - 13e étape | "La Groupama-FDJ ? Ils ont fait rouler les équipiers de Josh Kench comme si c'était Pogacar"
Eurosport sur GoogleAvec trois représentants dans le groupe de 15 qui s'est finalement joué la victoire ce vendredi sur le Giro, la Groupama-FDJ United était en position de force. Position qu'elle a assumée en roulant fort au pied de la dernière ascension du jour pour mettre sur orbite son leader, Josh Kench. Mais face à des Alberto Bettiol ou Andreas Leknessund, ce n'était absolument pas la marche à suivre.
"Les Groupama FDJ United ont très mal couru sur les 25 derniers kilomètres"
Video credit: Eurosport
Est-ce la chaleur qui a fait oublier tout à la fois aux trois Groupama-FDJ United à l'avant sur la 13e étape du Giro, le profil de la dernière montée du jour, le juge de paix, mais aussi le pedigree des adversaires présents dans le groupe de 15 où avaient pris place Johan Jacobs, Axel Huens et Josh Kench ? Les deux premiers se sont sacrifiés pour que le troisième tente sa chance. Trop tôt et trop frontalement selon nos consultants, Jacky Durand et Philippe Gilbert, qui ont vivement critiqué la stratégie du jour.
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Une attaque imparable dans la montée d’Ungiasca et Bettiol s'envole : le résumé de la 13e étape
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Les faits d'abord : au bout d'une énorme lutte, l'équipe dirigée par Thierry Cornec depuis le mois de décembre avait réussi à placer trois coureurs à l'avant quand Huens et Kench étaient revenus sur Jacobs. Trois sur un groupe de 15, la performance était à noter. "Je pense qu'on a fait une belle course, retient d'ailleurs le premier des trois. C'était une situation idéale pour nous, on voulait avoir un de nos grimpeurs (Kench donc) dans l'échappée avec un nos de rouleurs (Huens et Jacobs)." La plus représentée devant, la Groupama-FDJ United s'est-elle un peu emballée ?
Pour moi ils ont fait strictement n'importe quoi
"Il a été décidé qu'on allait faire all-in pour Kench dans la bosse, malheureusement ça n'a pas marché, remettait Huens à notre micro. Il est tombé sur plus fort avec Bettiol. C'est comme ça, on n'a rien à regretter." Un avis que ne partage absolument pas notre consultant Jacky Durand, ancien de la maison pendant trois saisons (de 2001 à 2003) :
"Ils ont fait de la merde. Pour moi ils ont fait strictement n'importe quoi, ils ont très mal couru. Leur course était parfaite jusqu'à 25 kilomètres de l'arrivée. Josh Kench, je pense que les (Alberto) Bettiol, (Jasper) Stuyven ou (Andreas) Leknessund ne le connaissaient pas. Il a couru comme si c'était le grand favori. On fait rouler ses équipiers comme si c'était Pogacar. Il fallait se faire oublier. Kench par rapport à Bettiol, Stuyven, Leknessund, c'est un coureur prometteur mais il n'a pas leur expérience. Les autres ont rigolé."
3 victoires en 2026 et la 43e place mondiale
Le pari pris d'emmener très fort dès le pied de la montée d'Ungiasca (4,7 km à 7%) était une erreur selon ce dernier, une analyse que partageait Philippe Gilbert sur le plateau des Rois de la Pédale : "Ce col on l'a analysé toute la journée, les coureurs probablement dès hier soir. La dernière partie était la plus dure (2,1 km à 9,7%, ndlr). Ils ont fait l'effort trop tôt et Kench était en deuxième position. Ils auraient pu jouer avant les montées." Dans un groupe avec de tels coureurs, notre consultant aurait aimé voir la Groupama-FDJ United tenter une stratégie moins classique.
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Plus de 4000m de dénivelé positif : une grande 14e étape de montagne jusqu'au sommet à Pila
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"Je pense que j'aurais pu attendre un kilomètre de plus avant d'attaquer, regrette Josh Kench. C'est une erreur, je suis un peu déçu." Axel Huens préférait lui retenir le positif : "On a montré qu'on est fort collectivement. C'est vrai qu'on est beaucoup décriés en ce moment, je trouve que ce n'est pas forcément quelque chose de mérité parce que collectivement on est quand même costaud et c'était cool de le montrer aujourd'hui." Les résultats ne disent pas toujours tout mais ce vendredi, l'équipe française a dû se contenter de la 6e place, glanant là un premier Top 10 dans une étape en ligne sur un Giro difficile jusqu'ici.
Si Huens dit que lui et ses coéquipiers sont critiqués, c'est que la saison 2026 de la Groupama-FDJ United confirme le déclin de la formation depuis quelques saisons. Au dernier classement UCI, l'équipe française pointait au 17e rang. Si le couperet tombera dans longtemps (à la fin de la saison 2028), celle-ci est pour le moment à la lutte avec Lotto-Intermarché, NSN, Unibet Rose Rockets ou EF Education EasyPost pour conserver sa place en World Tour. Avec trois victoires seulement en 2026, elle pointe au 43e rang mondial, loin de ses ambitions. Tout ne va pas bien chez Groupama-FDJ United et un succès ce vendredi sur le Giro aurait bien aidé à soigner les têtes.
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