Giro 2026 - 9e étape | "Jusqu'ici, tout va bien…" : pour Jonas Vingegaard, l'important ce n'est pas la lutte
Eurosport sur GoogleUne semaine de course, deux "vraies" arrivées en altitude et Jonas Vingegaard a déjà gagné… deux fois sur ce Giro. Le Danois, maillot bleu sur le dos qu'il devrait bientôt troquer contre le rose, est à l'évidence en gestion depuis le départ de Bulgarie, ce qui ne l'empêche pas d'être dans une position idéale. Et le contre-la-montre de mardi devrait encore asseoir un peu plus sa domination.
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Au jeu des comparaisons, Tadej Pogacar fait toujours mieux que Jonas Vingegaard. Venu pour découvrir le Giro il y a deux ans, le Slovène l'avait écrasé aussi vite qu'il avait pu. Au soir de la 9e étape, "Pogi" avait déjà repoussé son plus proche rival à 2'45'', bien mieux que les 35 secondes de marge que possède Jonas Vingegaard sur Felix Gall ce dimanche soir. Tout sourire depuis le départ de Bulgarie, le leader de la Visma | Lease a Bike ne saurait moins s'en soucier. Peut-être est-il très, très sûr de lui, sans doute voit-il plus loin dans la saison. Mais une chose est certaine : Vingegaard n'a pas encore tout livré dans ce Tour d'Italie et peut-être n'aura-t-il jamais à le faire.
La 9e étape, vers Corno alle Scale, une montée dont la Botte a le secret, en fut une formidable preuve. A-t-on vu les Visma à l'avant du peloton alors même qu'à la veille d'une journée de repos, le Danois avait l'occasion de frapper un grand coup et de se mettre à l'abri ? Absolument pas. "C'est vrai que nous ne voulions pas forcément gagner aujourd'hui. On a réalisé assez vite que Decathlon le voulait en revanche", souriait-il à l'arrivée ce dimanche. Vingegaard était très heureux d'être dans le fauteuil du passager, y compris quand Felix Gall, son plus proche poursuivant, a accéléré, non pas pour le lâcher lui mais pour prendre du temps aux autres.
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Ciccone croqué, Gall déposé : Vingegaard irrésistible dans le final
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Fidèle à lui-même, "Vingo" n'a pas collaboré, s'attirant encore un peu plus les foudres de ceux qui voudraient le voir faire le spectacle et être un meilleur compagnon d'échappée. "Il n'y a pas de cadeau dans le vélo", a répondu, clin d'oeil à l'appui, l'intéressé au micro d'Eurosport. Vingegaard se moque bien de ce qu'on pense de lui, il a un plan et va s'y tenir. "Dans la dernière montée, la victoire était possible donc on a décidé d'y aller", a-t-il reconnu le plus simplement du monde. Son entreprise du jour lui a permis de reprendre… 16 secondes à Gall. C'est peu mais Vingegaard s'en moque.
Nous sommes là où nous voulions être
"Nous sommes là où nous voulions être, évidemment, confirme-t-il. Je suis dans une position parfaite au classement. Jusqu'ici, tout va bien pour nous." Dans d'autres scénarios, "Vingo" pourrait avoir déjà avoir tué le Giro mais pourquoi s'en faire quand un chrono de 42 kilomètres lui offrira la scène de crime idéale dès mardi ? Au jeu des spécialités, le Danois est largement au-dessus de ses adversaires. Dans un bon jour, il mettra autour de deux minutes à Felix Gall et d'un coup, la marge dont il disposera paraîtra bien plus tranquillisante à tout le monde. La Visma peut même se permettre de laisser Davide Piganzoli, 3e de la 9e étape, se battre pour une belle place au classement général. C'est dire si elle est sûre d'elle.
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Vingegaard : "On ne voulait pas travailler pour la victoire aujourd'hui"
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Mais Vingegaard n'a pas été impressionnant, pas plus sur le Blockhaus que ce dimanche. Felix Gall est un excellent grimpeur, le 5e du dernier Tour de France mais il n'est pas censé graviter si proche du Danois. Ce dernier devrait-il s'en inquiéter ? Peut-être. Ou alors a-t-il sciemment géré à la fois sa manière de courir mais aussi son pic de forme ? Face à la concurrence que ce Giro lui propose, Vingegaard n'a pas besoin d'être à 100%, probablement pas même à 95%.
S'il croit toujours pouvoir battre Tadej Pogacar sur le Tour de France - il semble convaincu, avançant même qu'il est toujours plus fort sur son deuxième grand tour de la saison -, le Danois doit prendre ce Tour d'Italie comme un apéritif et rien d'autre. C'est un peu triste pour une course aussi mythique que le Giro mais la toute-puissance du Tour veut ça. Sans "Pogi", sans Remco Evenepoel, Florian Lipowitz, Joao Almeida ou encore Paul Seixas, Vingegaard peut courir exactement comme il l'entend, sans trop en faire pour ne pas trop en dépenser, et c'est exactement ce qu'il fait.
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