Giro - San Genesio, Colle Ruggio, Punta Veleno… Les 10 cols les plus durs où le Tour d'Italie n'est jamais allé de toute son histoire

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Réputé pour ses cols toujours plus durs, le Tour d'Italie en profite pour régulièrement ajouter des merveilles à son parcours. Mais de nombreux cols restent inexploités. Qu'elles soient dans les Alpes, les Apennins ou bien ailleurs, ces ascensions offrent pourtant un terrain propice à la course au maillot rose. Voici nos 10 cols les plus durs que le Giro n'a jamais empruntés.

Première explication en altitude : le profil de la 7e étape

Video credit: Eurosport

Le plus majestueux : Lago di Campo Moro

Massif : Alpes – Chaine de la Bernina (dans la région de la Lombardie)
Altitude : 1987m
Pente : 30,4km à 5,6% (max 19%) au départ de Sondrio
Catégorie : 1re (la plus haute sur le Giro hors Cima Coppi)
Le profil de l'ascension de Campo Moro.

Le profil de l'ascension de Campo Moro.

Crédit: Eurosport

Ce n'est pas franchement le col le plus difficile de la liste, mais il a le mérite d'avoir déjà été emprunté sur une course officielle, à l'occasion du Baby Giro 2021, avec une victoire au sommet d'un certain Juan Ayuso. Avec ses 30,4km d'ascension, Lago di Campo Moro est en revanche l'un des plus longs, et c'est justement ce qui en fait sa difficulté. D'autant qu'il se découpe en deux parties : la première est irrégulière, mais assez roulante (16km à 4,5%), alors que la deuxième, après avoir traversé Lanzada, est bien plus dure (13,7km à 7,3%) avant un replat dans le final.
Une montée donc très inégale, très longue (1h15 environ), qui usera d'abord les organismes avant d'arriver dans les plus forts pourcentages de l'ascension, à 11km du sommet. Le tout dans un décor de rêve, puisque la partie finale de la montée serpente dans la forêt, au gré des nombreux tunnels (qui demanderaient toutefois à être éclairés pour le passage du Giro), à flanc de montagne, avec des vues sur toute la vallée. Une véritable beauté cachée.
Étape du Giro potentielle :
Exemple d'étape avec la montée de Campo Moro

Exemple d'étape avec la montée de Campo Moro

Crédit: Eurosport

Avec son arrivée au sommet obligatoire, Lago di Campo Moro serait idéal en montée finale après le franchissement du Passo San Marco, géant lombard trop rarement exploité par le Tour d'Italie. Cela rajouterait un maximum d'usure et favoriserait l'écrémage vers Lago di Campo Moro.

Le petit frère du Mortirolo : Valico di Baite Salena

Massif : Sobretta-Gavia (Lombardie)
Altitude : 1827m
Pente : 15km à 7,6% (max 25%), depuis Edolo
Catégorie : 1re
Le profil du Valico di Baite Salena.

Le profil du Valico di Baite Salena.

Crédit: Eurosport

12 kilomètres et quelques pourcentages seulement les séparent. Plus que n'importe quel col, le Valico di Baite Salena est le petit frère du Mortirolo, dont il se rapproche surtout pour sa seconde partie d'ascension. Car d'Edolo, il faut d'abord affronter une première portion en faux-plat montant (5,4km à 3,8%), menant généralement à Aprica après le Mortirolo. Mais lorsqu'ils tourneront à droite à Lombro, les coureurs sentiront tout de suite la similitude.
400m plus loin, un premier passage à 19% et l'entrée immédiate dans les choses sérieuses sur une route bien plus dure, à flanc de rocher, qui serpente constamment au-delà des 13%, comme si offrir du répit aux coureurs était interdit. Le passage de 300m à 7,8% à mi-pente s'apparente presque à un replat avant d'affronter de nouveau des pentes jusqu'à 18%. Au total, c'est 9,6km à 10,3% qu'il faut grimper pour rejoindre le Valico di Baite Salena depuis Lombro, non loin des 12km à 10% du Mortirolo. Son petit frère, on vous a dit.
Étape du Giro potentielle :
Exemple d'étape avec la montée du Valico di Baite Salena

Exemple d'étape avec la montée du Valico di Baite Salena

Crédit: Eurosport

Comme au Mortirolo, une arrivée au sommet est impossible et, là encore, le plus logique est de redescendre vers Aprica pour y faire l'arrivée. Il est possible d'y plonger directement, avec une arrivée 15km plus loin, avec une descente jusqu'à la flamme rouge, ou de plonger par la Via Maranta pour retrouver une partie de la montée vers Aprica depuis Corna. Surtout, avec son pied depuis Edolo, le Valico di Baite Salena complète parfaitement l'enchainement Stelvio-Gavia pour un triptyque de rêve.

Le plus méconnu : Colle Ruggio

Massif : Apennins (Basilicate)
Altitude : 1626m
Pente : 17,4km à 7,3% (max 19%), depuis Anzeloconte
Catégorie : 1re
Le profil du Colle Ruggio.

Le profil du Colle Ruggio.

Crédit: Eurosport

Si son voisin quelques kilomètres à l'ouest, le Colle del Dragone est bien une légende du monde cyclo, le Colle Ruggio reste lui encore largement méconnu, malgré la superbe variété de ses paysages, entre verdure au sommet et portion plus sèche au cœur de l'ascension. Une beauté vite oubliée sous l'effort fourni pour s'attaquer à ce géant des Apennins. Car si le pied est respirable (7km à 5%), la pente se dresse nettement après Malita, avec 10,4km à 9%.
Assez régulière, la deuxième partie d'ascension n'offre que rarement des énormes pourcentages, mais ne descend jamais sous les 6%, à l'exception d'un replat entre les km 14 et 15, avant de retrouver du 9% dans le final. Une montée infernale, sublimée par ses 25 lacets, dont 11 en 2km sur le sommet, et une route à la qualité très inégale, pouvant surprendre au niveau du rendement. En bref : un enfer.
Étape du Giro potentielle :
Exemple d'étape avec le Colle Ruggio

Exemple d'étape avec le Colle Ruggio

Crédit: Eurosport

Impossible de faire une arrivée au sommet, mais le Colle Ruggio s’apparente de toute manière plus à un col placé à une trentaine de kilomètres de l'arrivée, après une étape difficile, pour lancer la grande bagarre, avant une arrivée montante, mais plus courte, par exemple à Rotonda… sur les pentes du Colle Ruggio.

Le plus "Sudiste" : Monte Montalto

Massif : Aspromonte (Calabre)
Altitude : 1876m
Pente : 30,7km à 5,8% (max 20%), depuis Vorea
Catégorie : 1re
Le profil du Monte Montalto.

Le profil du Monte Montalto.

Crédit: Eurosport

Partir du bord de mer pour tutoyer les 1900m d'altitude, c'est le défi fou que propose le Monte Montalto. C'est le col plus long de notre top 10, le plus irrégulier aussi, par sa pente qui se découpe en deux parties bien distinctes comme au cœur même de ces deux parties. L'ascension calabraise ne laisse aucun répit, chaque portion un peu plus facile ne servant qu'à renforcer la partie dure qui suit, à l'image de l'enchainement des km 10 (1%) et 12 (15%).
La grosse majorité de la difficulté réside évidemment dans ses 18 premiers kilomètres, à quasi 8% de moyenne. Et si écart il y a dans la partie difficile, il ne fera que se creuser dans le final de l'ascension, bien plus roulant, mais toujours usant (10,9km à 4,4%). Les coureurs ne cesseront d'être en prise pendant près d'une heure et vingt minutes, sur une route à la qualité inégale. Si la Calabre a rarement joué un rôle dans la course au maillot rose, cela pourrait être le cas avec le Monte Montalto.
Étape du Giro potentielle :
Exemple d'étape avec l'ascension du Monte Montalto

Exemple d'étape avec l'ascension du Monte Montalto

Crédit: Eurosport

Pas d'arrivée possible au sommet, mais Monte Montalto est un tremplin magnifique vers une arrivée en descente vers Reggio Calabria, au terme d'une journée qui mettrait en valeur les plus grands cols calabrais.

Le plus "classique" : Pescegallo

Massif : Alpes bergamasques (Lombardie)
Altitude : 1454m
Pente : 18,7km à 6,3% (max 13%), depuis Morbegno
Catégorie : 1re
Le profil de la montée vers Pescegallo.

Le profil de la montée vers Pescegallo.

Crédit: Eurosport

Une montée vers une station de ski, le Giro en a emprunté des tonnes dans son histoire. Pescegallo en serait une de plus, certes, mais elle a le mérite de proposer une ascension assez difficile, bien que traditionnelle dans le cyclisme moderne. Si on devait la comparer, la montée de La Toussuire serait presque sa jumelle. La première partie de l'ascension se fait sur une route assez large, avec une pente régulière autour des 6%, sans réelle difficulté, avant de trouver même un léger replat pour rejoindre Gerola Alta.
Les coureurs tournent alors sur la gauche pour les 4,4 kilomètres finaux, à plus de 8%, sur une route qui se met à serpenter au cœur d'un décor qui s'ouvre sur les montagnes environnantes, jusqu'à rejoindre Pescegallo. Il faudra en garder sous la pédale pour les 1,8km à 10% qui finissent cette ascension plus dure qu'elle n'en a l'air…
Étape du Giro potentielle :
Exemple d'étape avec la montée vers Pescegallo

Exemple d'étape avec la montée vers Pescegallo

Crédit: Eurosport

Arrivée obligatoire, Pescegallo s'enchaine parfaitement avec le Passo San Marco dont le bas de la descente est le pied de la montée vers Pescegallo. L'occasion pourquoi d'une étape mythique 100% lombarde avec notamment la Madonna del Ghisallo.

Le plus infernal : San Genesio Atesino

Massif : Alpes Sarentines (Trentin Haut-Adige)
Altitude : 1321m
Pente : 9km à 11,3% (max 26%), depuis Bolzano
Catégorie : 1re
Le profil de la montée de San Genesio Atesino.

Le profil de la montée de San Genesio Atesino.

Crédit: Eurosport

Non, non, pas besoin d'aller chez l'ophtalmologue, vous avez bien lu. Plus de 11% de moyenne, deux kilomètres à plus de 18% de moyenne… La montée de San Genesio Atesino est un enfer, digne de l'Angliru ou du Mortirolo, avec un pied franchement indécent : 4km à presque 16% de moyenne et des passages à 29% sur une route parfois très étroite entre les vignes de Bolzano où le placement au pied sera, en plus, primordial. Juste dingue.
Village situé à mi-pente environ, San Genesio Atesino marque la rupture de la pente, entre la folie du départ et la seconde partie plus "raisonnable", avec 3,7km à 8,7% (mais des passages à 18%, quand même), sur la route principale, bien plus large et en meilleur état. Une ascension infernale, avec une vue somptueuse au sommet sur toute la vallée du Trentin-Haut-Adige et ses environs, mais où chaque coup de pédale est une souffrance infinie et chaque mètre gagné un exploit.
Étape du Giro potentielle :
Exemple d'étape avec la montée de San Genesio Atesino

Exemple d'étape avec la montée de San Genesio Atesino

Crédit: Eurosport

Sans arrivée possible au sommet, sans véritable descente à proximité, San Genesio Atesino est une ascension idéale pour une arrivée "tactique", une trentaine de kilomètres plus loin, sans répit après le sommet. Avec les Dolomites aux alentours, il est en plus possible de varier énormément les possibilités en préambule de l'ascension finale, mais l'enchainement Manghen-Pampeago est idéal pour arriver au pied de San Genesio Atesino.

Le plus "forestier" : Verena 2000

Massif : Préalpes vicentines (Vénétie)
Altitude : 1639m
Pente : 22km à 6% (max 14%), depuis Pedescala
Catégorie : 1re
Le profil de la montée vers Verena 2000.

Le profil de la montée vers Verena 2000.

Crédit: Eurosport

L'ascension qui mène à la station de ski de Verena 2000, en Vénétie, ne paie pas de mine si on se fie uniquement à son pourcentage moyen (6%), qui ne reflète en rien la difficulté de l'ascension. Il faut dire que la première partie de l'ascension, sur la grande route reliant Pedescala à Asiago, est très régulier (12,9km à 5,4%), et les trois derniers kilomètres pour arriver à Verena 200 sont quasi plats (3%). Alors qu'est-ce que la montée fait dans ce classement, me direz-vous ? C'est le cœur de celle-ci qui renferme ses pentes les plus dures.
À Albaredo, les coureurs quittent la grande route et partent sur la gauche sur une chaussée bien plus étroite et qui ne rend plus du tout. Là, les pourcentages changent complètement et passent directement au-delà des 11%, pour rester autour des 9% pendant près de 6km, avec notamment une infernale ligne droite de 1600m pour retrouver la route principale de la station. Une portion perdue en pleine forêt, où il devient difficile de se repérer ou même de s’extraire. L’omniprésence des arbres referme peu à peu l’espace, brouille les repères et installe une sensation d’oppression qui accompagne les coureurs et rend chaque effort plus lourd, presque étouffant.
Étape du Giro potentielle :
Exemple d'étape avec la montée vers Verena 2000

Exemple d'étape avec la montée vers Verena 2000

Crédit: Eurosport

La Vénétie est rarement exploitée par le Giro, mais le terrain y est absolument somptueux en termes de grands cols. La montée de Verena 2000 est ainsi parfaitement placée pour conclure une étape qui verra en préambule les deux grands cols de la région, le Passo della Vena di Sopra (17km à 7,2%) et le Passo Coe (19,8km à 7,3%), qui feraient leur retour sur le Tour d'Italie.

Le seul déjà vu chez les pros : Punta Veleno

Massif : Montagnes autour du Lac de Garde (Vénétie)
Altitude : 1181m
Pente : 8,6km à 12,8% (max 33%), depuis Brenzone sul Garda
Catégorie : 1re
Le profil de la montée de Punta Veleno.

Le profil de la montée de Punta Veleno.

Crédit: Eurosport

C'est la seule de nos 10 ascensions à avoir déjà été empruntée sur une course professionnelle et cela remonte au Tour du Trentin 2012, avec la victoire du "jeune" (il n'avait que 30 ans) Domenico Pozzovivo. Mais le Punta Veleno est bien connu pour être l'une des ascensions les plus dures d'Italie. Il faut dire qu'il mérite plus que largement sa réputation, avec ses 8,6km à 12,8%. Une montée brutale, sans répit, sans réel replat entre son premier kilomètre "tranquille" (5,7%) et son finish abordable (8,7%). Au milieu ? Un pur enfer.
Entre le km 2 et le km 5, ce sont tout simplement 3km à plus de 16% qu'il faut affronter, avec même un indécent passage à plus de 30% ! Et ses 21 virages en épingle n'épargnent que timidement les organismes, maltraités en plus par l'état de la route, (très) loin d'être dans un bon état. Le Punta Veleno n'épargne aucune difficulté à ceux qui l'affrontent, en plus d'être assez étroite, rendant chaque dépassement aussi long (par la pente) que compliqué.
Et ce ne sont pas les quelques vues plongeantes et vertigineuses vers le Lac de Garde qui donneront le sourire… Si une arrivée n'est pas possible au sommet même, le Tour du Trentin avait toutefois terminé 4km plus loin, à Prada/Brenzone.
Étape du Giro potentielle :
Exemple d'étape avec la montée du Punta Veleno

Exemple d'étape avec la montée du Punta Veleno

Crédit: Eurosport

Le Punta Veleno se prête parfaitement comme col pour lancer la bagarre loin de l'arrivée. Le placer à 50-60km promet avec une quasi certitude d'avoir des coureurs un par un au sommet et donc un final rempli d'incertitude, surtout relevé par deux petites difficultés dans le final et l'immense ascension du Monte Baldo en ouverture d'étape.

Le plus régulier : Plancios

Massif : Dolomites (Trentin-Haut-Adige)
Altitude : 1691m
Pente : 15,9km à 7,1% (max 17%), depuis Bressanone
Catégorie : 1re
Le profil de la montée de Plancios.

Le profil de la montée de Plancios.

Crédit: Eurosport

Exploitées tous les ans par le Giro, les Dolomites sont encore loin d'avoir livré tous leurs secrets et Plancios est sans aucun doute l'un d'eux. Pas vraiment un col, ni une station, c'est un croisement entre la route vers Semperbau – trop petit pour accueillir le Giro – et la redescente vers le pied du Passo di Éores. En revanche, c'est une ascension de premier plan. Dès la sortie de Bressanone, les pourcentages sont présents et ils ne quittent jamais les coureurs, puisque la pente ne descend jamais sous les 5,5% tout au long des 16km d'ascension.
Pour une montée de 7% de moyenne, c'est rare et cela souligne bien la régularité de celle-ci, malgré de rares et courts passages à plus de 10%. Alternant passage en forêt et partie en ville, la montée vers Plancios prend une tournure grandiose dans les derniers kilomètres, puisque le décor s'ouvre devant les yeux des coureurs avec une vue somptueuse sur la vallée et le Monte di Funès. À noter que c'est la seule ascension de notre top 10 à se faire sur une grande route, au rendement donc impeccable.
Étape du Giro potentielle :
Exemple d'étape avec la montée de Plancios.

Exemple d'étape avec la montée de Plancios.

Crédit: Eurosport

Avec les Dolomites, le terrain de jeu et les possibilités sont infinies. Mais avec un pied de Plancios à Bressanone, l'occasion sera idéale de renouer avec le Passo dell'Erbe et ses pourcentages infernaux, absents du Giro depuis 2005, après l'ascension de l'interminable Passo Gardena depuis Ponte Gardena. Une arrivée n'étant pas possible à Plancios, il faudra légèrement redescendre vers Santa Magdalena pour exploiter au mieux cette montée inédite.

Le plus incertain : Salto della Capra

Massif : Dolomites (Vénétie)
Altitude : 1448m
Pente : 15,1km à 8,6% (max 26%), depuis Fonte
Catégorie : 1re
Le profil de la montée du Salto della Capra

Le profil de la montée du Salto della Capra

Crédit: Eurosport

Voisine du Monte Grappa, l'ascension de la Via Sant'Andra vers le Salto della Capra est certes un poil plus court, mais possède des pourcentages similaires. Au départ de Fonte, la pente démarre pourtant doucement (3%), mais la montée en puissance est sensible (5% au km 2, 7% au km 4 et 9% au km 5) et, au bout de 7km, l'enfer débute à la sortie de Fietta.
La route se redresse dès que l'on débute la via Sant'Andrea et on se demande presque si le panneau à 30 est pour la vitesse ou pour indiquer la pente. Le pire est pourtant à venir. Après 3km à 10%, la pente devient telle que la route serpente de manière infernale (26 en 5km). Mais la pente ne baisse pas. 14%, 15%, 17%, 20%... Plus l'on monte, plus la pente s'élève et on se demande presque jusqu'à quel point l'ascension peut se renforcer.
Visiblement, encore plus loin puisque le sommet frôle l'indécence, avec des passages à 25% et un dernier kilomètre à 16% de moyenne ! Le pire ? Une fois au sommet, sorti de cette route étroite dans les bois, le col se termine sur une route parfaite, à la vue dégagée sur la province de Trévise… mais encore plus étroite.
Étape du Giro potentielle :
Exemple d'étape avec la montée vers Salto della Capra

Exemple d'étape avec la montée vers Salto della Capra

Crédit: Eurosport

Si la montée s'effectue sans difficulté, le problème majeur de la montée vers le Salto della Capra réside dans les descentes possibles, toutes extrêmement étroites et bien trop dangereuses, évidemment. La seule solution serait donc d'aller directement vers le Monte Grappa, en restant sur la route étroite du sommet, qui ne descend que très peu (2,4km) et avec un danger relatif, malgré l'étroitesse. Le final serait donc montant, mais mettrait le Salto della Capra en valeur, pourquoi pas après la montée mythique du Monte Grappa.
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