Tour d'Italie 2026 - 11e étape | Jhonatan Narvaez, d'homme de main de Tadej Pogacar à serial killer sur le Giro
Eurosport sur GoogleSi Tadej Pogacar était sur le Giro, Jhonatan Narvaez aurait un autre rôle chez UAE Emirates-XRG, pas moins important mais plus dans l'ombre. Libre comme l'air sans le patron, et également sans Adam Yates et Jay Vine (abandons), l'Équatorien se régale des étapes accidentées. Le voilà à la tête de trois victoires et ce n'est peut-être pas fini.
Jamais deux sans trois pour Narvaez qui dépose Mas au sprint : l'arrivée en vidéo
Video credit: Eurosport
La victoire finale en moins, Jhonatan Narvaez en est à 50% d'un Giro de Tadej Pogacar. Il y a deux ans, le Slovène était venu en balade italienne, glanant six étapes et le maillot rose à Rome. Six et non sept car le premier jour, un Équatorien qui portait alors le maillot d'INEOS Grenadiers, l'avait battu au sprint à Turin. L'histoire ne dit pas si c'est ce jour-là qu'UAE a décidé d'enrôler Narvaez, devenu depuis l'un des hommes de main de Pogacar. Libéré par l'absence du patron en Italie, celui-ci a décroché sa troisième victoire d'étape ce mercredi.
Le jour où il a débarqué dans le grand monde du World Tour, chez Quick-Step en 2018, Narvaez n'avait pas osé dire que le maillot de champion national que lui avait confectionné sa nouvelle équipe portait le mauvais drapeau, celui de la Colombie, et non celui de l'Équateur, où il est né et où il a grandi. A cette époque, c'est un certain Matxin Fernandez, scout pour Patrick Lefevere et la formation belge qui glisse son nom à l'oreille du patron. Quelques années plus tard, les deux se sont retrouvés chez UAE. Il n'y a jamais de hasard dans une carrière.
Au service de sa Majesté
Huit ans plus tard, plus personne dans le peloton n'ignore que Jhonatan Narvaez est un compatriote de Richard Carapaz. Ce mercredi, il a glané la 18e victoire de sa carrière, la 5e déjà sur le Giro où il se sent définitivement très bien. Son histoire, c'est la carrière d'un talentueux qui s'est souvent mis au service des autres. "Jhonny" sait tout faire, rouler fort sur le plat, grimper haut et pendant longtemps et surtout allumer de sacrés pétards. Cette dernière qualité est probablement celle qui a tapé dans l'oeil de Tadej Pogacar.
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Jamais deux sans trois : comment Narvaez a gagné la 11e étape
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Tout juste arrivé au service de sa Majesté l'an dernier, Narvaez s'était éclaté en remportant le Tour Down Under mais ce n'est pas là qu'il était attendu. Dès Milan-Sanremo, il devait être l'ultime rampe de lancement avant l'attaque de Pogacar, rôle qu'il avait tenu malgré la pagaille dans les rangs d'UAE. C'est qu'avant tout, l'Équatorien est un formidable puncheur, capable d'allumer des mèches pour lui ou pour les autres.
Largement dominateur, "Pogi" s'était une nouvelle fois servi de la capacité d'accélération de son coéquipier sur le Tour. Quand Narvaez accélérait, il n'y avait bien souvent plus que son leader et Jonas Vingegaard dans la roue, charge ensuite à Pogacar de se défaire de l'encombrant Danois. L'avenir du coureur de 29 ans pourrait le renvoyer chez INEOS (devenue Netcompany INEOS) où on l'annonce pour 2027. En attendant, il fait gonfler son palmarès sur les routes du Tour d'Italie. Un sprint en petit comité et deux échappées plus tard, le voilà avec trois victoires d'étape depuis son succès "facile" ce mercredi.
Trop fort, trop malin pour qu'on lui laisse des ouvertures
"Toute la journée a été difficile, nuance le vainqueur. Quand on a fait le briefing ce (mercredi) matin, on savait qu'il fallait être présent dans l'échappée, on a raté le premier et le deuxième coup. Après deux heures d'une course très dure, j'ai fait le jump." Personne ne voulait de lui dans l'échappée et beaucoup, beaucoup de coureurs ont tout fait pour se passer de sa présence. C'est qu'après l'abandon d'Adam Yates et Jay Vine, Narvaez s'est transformé en chasseur d'étapes. Un chasseur de luxe qui fait mouche à chaque fois.
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Narvaez : "Quand Mas a lancé le sprint, j’ai eu peur !"
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Dans ce Giro, l'Équatorien perpétue la tradition récente des coureurs au talent XXL qui deviennent de véritables poisons dans les échappées. Narvaez est trop fort, trop malin pour qu'on lui laisse des ouvertures, la preuve dans ce Tour d'Italie où il a déjà scoré trois fois alors qu'on vient juste de passer la mi-course. Pour un peu, on penserait que les six succès de Pogacar en 2024 sont à sa portée.
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