Tour d'Italie 2026 - 18e étape | Un mur comme juge de paix : Paul Magnier, mission(s) impossible(s) ?

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Après ses deux victoires d'étape en début de Tour d'Italie, Paul Magnier avait assumé que le maillot cyclamen du classement par points était un réel objectif pour lui qui voulait terminer son premier grand tour. Deux semaines et demi plus tard, le voilà à la lutte, non pas avec un sprinteur, mais avec Jhonatan Narvaez, chasseur d'étapes hors pair. La 18e étape ce jeudi pourrait bien être décisive.

Epuisé par Milan puis Narvaez, Magnier pense à Rome : "Je vais essayer d'économiser de l'énergie"

Video credit: Eurosport

A toi, à moi. Après avoir récupéré le maillot cyclamen auquel il tient dimanche, Paul Magnier (Soudal Quick-Step) l'a de nouveau abandonné au profit de Jhonatan Narvaez (UAE Emirates-XRG). Entre eux, la guerre fait rage pour ce qui constitue l'un des derniers enjeux d'un Giro promis à Jonas Vingegaard. Sur un profil qui lui convenait à la perfection, l'Équatorien a scoré 14 points, bien moins que les 37 qu'il pouvait espérer après avoir montré quelques signes de faiblesse ce mercredi. Magnier n'est pas favori mais sa mission cyclamen est peut-être moins impossible qu'elle ne l'était avant la 16e étape.
Au jeu des petits comptes, Narvaez ne sera pas pris en défaut. Quand on lui glissait avant cette 17e étape qu'il ne lui manquait que deux points pour revenir à hauteur de son rival français, le coureur de UAE corrigeait : "il en manque au moins 50 ! Il faut que j'ai 50 points d'avance sur les sprinteurs parce que le dernier jour à Rome, ce sera pour eux". Sur un tracé tout plat autour de la Ville éternelle, Magnier, Jonathan Milan et les autres se disputeront un dernier bouquet bien mérité après avoir enduré mille souffrances sur un parcours qui ne les avantageait guère.
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Les sprinteurs encore là au pied du dernier mur ? La carte de la 18e étape commentée

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La 18e étape, juge de paix du cyclamen ?

A quatre jours de l'arrivée, Narvaez (157) compte douze unités d'avance sur Paul Magnier (145). Avec un peu d'avance, le premier imagine le second lever les bras dimanche sur la ligne d'arrivée quand lui ne pourra pas scorer. Ce ne sont donc pas 12 points d'avance qu'il a dans sa tête mais bien 38 de retard. Vous pouvez même y ajouter les quatre qui séparent la 1re de la 2e place sur le sprint intermédiaire de la 21e étape (si Magnier et Narvaez sont les seuls à le disputer). 38 et quatre qui font 42, voilà pour le matelas virtuel de Paul Magnier.
Suffisant ? Pas forcément et tout pourrait bien se jouer jeudi pour décider qui du Français ou de l'Équatorien aura l'avantage avant les deux étapes de montagne et leurs deux sprints intermédiaires où le second tentera de faire le plein et la dernière journée dimanche.
Sur le papier, du moins ceux des organisateurs, la 18e étape est à peine vallonnée et offrira autant de points au vainqueur que dimanche (50). Une première partie difficile et plus encore le mur placé à 10 kilomètres de l'arrivée pourraient condamner les chances d'un Magnier tout en augmentant celles de Narvaez. Ce sont sur ces 1 100 à 11,3% du Muro Ca' Del Poggio que va peut-être se jouer le maillot cyclamen. S'il passe et qu'il inscrit de gros points jeudi, Magnier sera favori pour le porter dimanche soir à Rome. Sans ça… il est difficile, à l'inverse d'imaginer Narvaez passer complètement à côté et ne pas se mettre à l'abri.

Magnier peut-il encore viser Démare ?

Comment se sent-il en troisième semaine de ce Giro ? Il fut l'un des premiers à lâcher sur la folle étape de mercredi, ce qui pousse à croire qu'il aura du mal à résister dans le mur final de la 18e étape d'autant qu'UAE pourrait bien tout faire pour le décramponner. Dans un sprint massif, Narvaez, un peu en retrait physiquement mercredi, n'a aucune chance. Dans un sprint en comité réduit un peu plus, surtout en connaissant l'enjeu. Les 36 points des trois sprints intermédiaires de jeudi, vendredi et samedi ne sont pas acquis même s'il fera tout pour passer en tête à chaque fois. 
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Paul Magnier sur le podium de la 15e étape du Giro à Milan; le 24 mai 2026

Crédit: Getty Images

Définitivement, l'arrivée de jeudi est bien la meilleure chance des deux coureurs. Si l'un peut marquer des gros points pendant que l'autre n'en score pas, ou peu, il aura fait la différence. La mission semble un peu plus impossible pour le costaud Magnier qui, s'il ne gagne pas jeudi, verra aussi s'envoler la possibilité de remporter quatre étapes et d'ainsi égaler le record d'Arnaud Démare (2020). 
Ce n'était pas un objectif avant le Giro, ça l'est peut-être devenu après les deux premiers succès mais la suite ne s'est pas tout à fait déroulée comme prévu pour le Français, notamment à Naples où une chute l'a gêné, puis à Milan, où l'échappée lui a volé la victoire. Sans ces deux accrocs, Paul Magnier aurait peut-être déjà validé son maillot cyclamen mais la vie sur un grand tour est ainsi faite. On ne sait jamais ce qu'on va y trouver le lendemain.
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Rolland croit en un TDF serré : "Vingegaard est à 85%, il est en totale gestion"

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