Tour d'Italie 2026 - 6e étape | De quasi-fantôme à star du Giro : En un an, Paul Magnier (Soudal Quick-Step) a beaucoup changé
Eurosport sur GoogleAprès une étape dantesque mercredi, le Giro va retrouver le calme et un parcours quasiment plat comme la main de Paestum à Naples ce jeudi. La promesse d'un nouveau sprint massif et… d'une nouvelle victoire de Paul Magnier (Soudal Quick-Step) ? En trois jours, le Français a déjà effacé sa difficile découverte de l'an dernier. Entre 2025 et 2026, le jeune Magnier a déjà énormément évolué.
Magnier, de l'obsession rose à l'objectif cyclamen : "J'ai pas mal de points d'avance..."
Video credit: Eurosport
De la Bulgarie aux premiers tours de roue dans la Botte, le Tour d'Italie a connu un départ, sinon musclé, au moins tendu. Les chutes et la pluie ont déjà renvoyé quelques-uns des partants à la maison mais il faudra attendre encore un peu, jusqu'à ce vendredi probablement, pour voir le classement général véritablement se décanter. En l'absence des prétendants pour le maillot rose, le haut de l'affiche est occupé par un seul nom : Paul Magnier (Soudal Quick-Step). Son début de Giro ne saurait moins ressembler à sa première participation en 2025.
Invité de notre émission Bistrot Vélo lundi, le sprinteur de 22 ans a dit sa volonté d'aller jusqu'à Rome et ainsi terminer le premier grand tour de sa carrière. Dans le viseur, le maillot cyclamen évidemment mais aussi, et surtout peut-être, les bienfaits qui peuvent accompagner trois semaines de course à haut niveau. Il y a douze mois, le discours était tout autre. Après deux premières semaines difficiles, Magnier avait avoué qu'il mettrait tôt ou tard la flèche pour ne pas trop puiser dans les réserves. La preuve qu'en douze mois, Magnier a beaucoup, beaucoup changé.
Venu au Giro sans préparation en 2025
Quand il avait débarqué sur les routes italiennes avec son sourire, un tempérament fantasque et ses 21 printemps en bandoulière, Magnier n'était pas encore l'ogre du sprint qu'il est devenu. Son compteur de victoires professionnelles pointait à six, celui de ses succès en 2025 uniquement à… un (sur 19 au final). "J'ai bien évolué la saison dernière, confie un Magnier, passé de promesse couvée tranquillement chez Soudal Quick-Step au top 5, a minima, des meilleurs sprinteurs du monde. J'ai fait pas mal de sprints en 2025 donc ça m'a permis de voir pas mal de scénarios et de pouvoir mieux lire la course."
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"J'ai senti la haute vitesse" : Magnier, le nouveau "step up" du sprinteur qui monte
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Les 33 sprints disputés (dont 19 remportés donc) ne sont pas la seule raison de l'évolution express de Magnier. Pour remporter une étape sur un grand tour, qu'importe que ce soit la première ou non, il faut un certain talent. Pour en remporter deux, il faut être l'un des meilleurs du monde dans votre domaine. "En 2025, j'étais venu pour découvrir le Giro donc je n'avais pas forcément fait de préparation", a confié le Français mercredi au départ de la 5e étape. Cette année, après une campagne de classique décevante et marquée par la malchance, Magnier est parti trois semaines en Sierra Nevada, de quoi "conserver de l'énergie pour les 200 derniers mètres", dit-il.
Nutrition, altitude et maturité : la recette du succès pour Magnier
Toujours un brin dissipé, Magnier a beaucoup gagné en maturité ces derniers mois. Ses succès autant que ses échecs lui ont beaucoup appris et le départ de Remco Evenepoel chez Red Bull-Bora-Hansgrohe a fait évoluer ce que l'on attendait de lui chez Soudal Quick-Step. Le natif du Texas a grandi, faisant un peu plus attention aux à-côtés, la nutrition par exemple. "J'ai essayé de perdre un peu de poids, avoue Magnier. Le Giro, c'est trois semaines et deux kilos à porter en plus, c'est quand même pas mal. J'ai essayé de m'affûter et pour l'instant ça marche bien. Je suis content d'avoir fait tous ces sacrifices en altitude. Ça paye."
Habitué à travailler avec Dries Van Gestel en 2025, Magnier a vu Jasper Stuyven rejoindre son train sur ce Giro. L'expérimenté belge, vainqueur de Milan-Sanremo en 2021, apporte beaucoup au Français avec qui il compte déjà une dizaine de jours de course en 2026. "Paul est un peu nerveux parfois, glisse Van Gestel, son ultime lanceur, au micro d'Eurosport. Il faut l'être, il faut vouloir aller devant mais il a confiance en nous pour le placer. Je l'aide mais il m'aide aussi."
Tous les soirs, les deux étudient ensemble le parcours du lendemain avant d'éteindre les lumières à 22h pour gérer le repos sur trois semaines. Avec Stuyven (34 ans) et Van Gestel (31 ans), Magnier est entouré de vieux briscards. Son talent, sa pointe de vitesse et une belle intelligence de course dans le final font le reste.
(Avec Florian Pigeon)
Plus de détails
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Étape 6 | PlatPaestum → Naples / 141 km
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D. BalleriniTerminé
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