Tour d'Italie 2026 | Paul Magnier s'est extirpé d'une chute "inévitable" dans le final
Par Yohann Le Coz
Mis à jour 08/05/2026 à 19:36 GMT+2
La première étape du Giro s'est conclue ce vendredi, partagée entre la joie de Paul Magnier et la chute aussi massive qu'inévitable survenue dans le dernier kilomètre. Entre la route étroite et l'excitation des sprinteurs qui avaient le maillot rose à leur portée pour la première étape, l'emballement du peloton a provoqué un énorme carambolage dont seul un petit groupe s'est échappé.
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Loger des sprinteurs morts de faim devant l'opportunité d'enfiler le maillot rose dès la première étape sur une route largement rétrécie à partir de la flamme rouge jusqu'aux 250 derniers mètres, où elle s'ouvrait à nouveau ? La chute était assez prévisible. Voire inévitable. C'est en tout cas comme ça que l'a vécu Tobias Lund Andersen, qui a fait partie des onze survivants et s'est retrouvé coiffé sur la ligne d'arrivée par Paul Magnier, a tout vu de près. "C'était sur ma droite. Tout le monde roulait comme des fous, ça jouait beaucoup des coudes, c'était inévitable."
Il faut dire que les sprinteurs avaient coché ces 147 kilomètres entre Nessebar et Bourgas, en Bulgarie. Pour la première fois depuis 2017, ce sont eux qui étaient à l'honneur sur l'étape inaugurale et qui allaient enfin avoir une opportunité claire de prendre les commandes du classement général. Surtout que l'étape, malgré une petite montée dans les derniers kilomètres qui n'a effrayé personne, était jugée globalement facile.
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"C'était facile aujourd'hui et tout le monde était super rapide "
Le profil, autant que la chute massive, ont d'ailleurs permis à Magnier de se régler avec Jonathan Milan sur ses terres bulgares. "C'est la première fois que je peux m'exprimer face à lui cette année", a souri le vainqueur du jour et désormais maillot rose. D'autres étaient évidemment moins à la fête, notamment Erlend Blikra.
Le Norvégien de l'équipe Uno-X Mobility, dont la chute a entraîné presque tout le monde, a tenté d'expliquer : "C'était une route très étroite à la fin, ma roue avant a été heurtée. Je ne sais pas si c'est une erreur de quelqu'un. Mais j'étais le premier à tomber. C'était facile aujourd'hui et tout le monde était super rapide (dans le final)", a-t-il lâché, le maillot déchiré et le dos en sang. D'autres qui auraient pu tenir la dragée haute à Magnier se sont retrouvés sur le carreau, comme Kaden Groves ou Dylan Groenewegen.
D'éventuels forfaits et des blessures à surveiller
Ces deux costauds du sprint ont d'ailleurs paru touchés après la chute. On a vu Groenwegen la main reposée sur son guidon, visiblement blessé à la main ou au poignet. Groves, lui, a passé la ligne d'arrivée seul, à petit rythme, très éraflé à la jambe gauche. Pas de casse au chrono, puisque la chute est survenue à moins de cinq kilomètres de l'arrivée, les temps du classement général se retrouvent neutralisés. Sur les organismes, ça sera une autre histoire. Il faudra surveiller les blessures et panser les bobos. Il n'est pas impossible que des annonces de forfait tombent dans les prochaines heures, voire les prochains jours.
Une chute dès le premier jour, ça peut coûter très cher sur un grand tour, même sans abandon. Erlend Blikra a évoqué ses nombreuses contusions au dos qui vont le suivre jusqu'au bout. "Ça va être de longues semaines maintenant, je ne pourrai pas dormir et me reposer comme je veux", a-t-il lâché. Un Giro, c'est assez dur comme ça.
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