Tour d'Italie 2026 | Si Jonas Vingegaard est l'immense favori, Giulio Pellizzari et les autres ont les clés du suspense
Eurosport sur GoogleSi un autre coureur que Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) est en rose à Rome, ce sera une monumentale surprise. La liste de départ du Giro 2026 compte des anciens vainqueurs, Egan Bernal (Netcompany INEOS) et Jai Hindley (Red Bull-Bora-Hansgrohe), et aussi le coéquipier de ce dernier, Giulio Pellizzari, mais personne n'est de taille à se battre. Au point que l'on a peur pour le suspense.
Giro-Tour, "aveu d’impuissance" de Vingegaard ? "Je pensais la même chose pour Pogacar en 2024…"
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Souvenez-vous le Giro 2024. Battu depuis deux ans sur le Tour de France, Tadej Pogacar était venu humer l'air italien, autant pour se refaire une santé que pour étoffer son palmarès. Deux ans plus tard, la description colle parfaitement à un Jonas Vingegaard laminé en 2024 et 2025 par son rival slovène sur le Tour. Pogacar avait écrasé la course, manquant d'un rien de la mener de la première à la dernière étape, et tué le suspense. En 2026, Vingegaard a les clés du Giro, tandis que quelques adversaires ont celles du suspense.
Invaincu depuis trois ans quand son adversaire ne s'appelle pas Tadej Pogacar sur les courses par étapes (et pas non plus Sepp Kuss, son coéquipier), Jonas Vingegaard est bien plus proche de l'astre slovène que ne le sont ses rivaux de lui-même. En règle générale et plus encore sur ce Giro où le mieux classé après lui au classement UCI est Giulio Pellizzari. Le jeune talent de la Red Bull-Bora-Hansgrohe pointe au 18e rang, 16 places derrière le Danois, décidément abonné aux places de dauphin derrière "Pogi".
Pellizzari, seule menace pour Vingegaard ?
Sur les grands tours, il faut même remonter à sa première participation, quand il n'était qu'un simple équipier de Primoz Roglic sur la Vuelta 2020 (46e) pour le trouver battu par un autre homme que son meilleur ennemi. La suite ? 2e, 1er, 1er, 2e, 2e, 2e, 1er. Le voir survoler ce Tour d'Italie relève non du pronostic, mais de l'évidence, surtout qu'il a connu un début de saison quasiment sans accroc, cette chute à l'entraînement à cause d'un amateur exceptée. Le plus proche de lui au classement UCI, Pellizzari, est aussi probablement celui qui a le plus de chances de l'embêter.
Vainqueur autoritaire du Tour des Alpes, troisième de Tirreno-Adriatico en mars, l'Italien de 22 ans est la valeur qui monte chez Red Bull-Bora-Hansgrohe. Au départ de ce Giro, son équipe compte bien un ancien vainqueur (Jai Hindley) mais il n'est pas le leader. Il faudra donc espérer que le 6e du Tour d'Italie et de la Vuelta l'an dernier passe encore un, deux ou trois paliers pour le voir rivaliser avec l'immense favori. Si ce n'est pas lui, qui ça pourrait être ?
On peut rêver, et eux aussi
Egan Bernal (Netcompany INEOS) pour un énième espoir parmi ses supporters et au-delà ? Le Colombien, 2e du Tour des Alpes et 5e de Liège-Bastogne-Liège, est à un niveau correct en 2026 mais l'imaginer rivaliser avec Vingegaard relève du fantasme. Adam Yates ou Jay Vine (UAE Emirates-XRG) ? Le premier semble en fin de course à 33 ans, quant au deuxième, il a des arguments sur le talent pur mais il n'est pas un cycliste assez complet pour briller sur le général d'un grand tour. Cinquième du dernier Tour de France, Felix Gall (Decathlon CMA CGM) est un excellent grimpeur mais il perdra beaucoup (trop ?) sur le contre-la-montre de 42 kilomètres à la mi-Giro.
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Vingegaard : "On va jouer le classement général sur ce Giro"
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Thymen Arensman (Netcompany INEOS), double vainqueur d'étape sur le dernier Tour de France ? Giulio Ciccone (Lidl-Trek), que l'Italie attend toujours très haut sur son tour national ? Michael Storer (Tudor) ? Ben O'Connor (Jayco-AlUla) ? Au mieux, ces coureurs valent un Top 10 de grands tours. Ils sont plus habitués aux échappées pour se replacer qu'aux joutes pour le podium.
Dans un scénario classique, et avec une équipe solide autour de lui (Kuss, Piganzoli, Kelderman ou encore Campenaerts), Vingegaard part vainqueur. Loin du Tour et de son immense attention médiatique, le Giro est toujours un peu plus fou. Tous les hommes que l'on vient de citer peuvent-ils enflammer la course ? Rien n'est moins sûr. Après tout, un podium de grand tour n'a jamais été autant à leur portée. On peut rêver, et eux aussi, ça ne coûte pas grand-chose.
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