Grand Prix de Montréal | Remco Evenepoel, Paul Seixas et les autres : ils pensent (déjà) tous au Mondial

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En l'espace de deux semaines, deux coureurs, au plus, lèveront les bras sur l'Avenue du Parc à Montréal. S'ils devaient bien être deux, il y en aurait un de très heureux de remporter le Grand Prix, un autre qui viendrait réaliser son rêve de devenir champion du monde. La métropole québécoise accueille ce dimanche l'essentiel des favoris au maillot arc-en-ciel. Tous l'auront en tête dès dimanche.

Une course difficile à juger pour Voeckler : "On est un peu perdu sans Pogacar"

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Montréal, centre du monde cycliste. A l'heure où Enric Mas va gagner le Tour d'Espagne, les regards sont déjà braqués de l'autre côté de l'Atlantique. Non que le deuxième des Grand Prix canadiens, après Québec vendredi, a subitement vu son prestige augmenter, plutôt parce que sur les hauteurs de la ville, dans le Parc du Mont-Royal, ce ne sera ce dimanche qu'une répétition générale avant la course en ligne des Mondiaux dans deux semaines. Au programme, les mêmes acteurs (Remco Evenepoel, Paul Seixas…) mais pas tout à fait le même parcours.
En haut de l'affiche, il y aurait dû avoir un certain Tadej Pogacar, pas ce dimanche puisqu'il aurait dû être occupé à valider son premier succès sur la Vuelta, mais bien dans deux semaines pour la défense de son double titre et la quête d'un triplé que seul Peter Sagan a réussi dans l'histoire (de 2015 à 2017). La place, Remco Evenepoel, tout favori qu'il est, devra un peu la partager avec Paul Seixas, Isaac Del Toro ou Wout van Aert pour ne citer qu'eux. Le Belge a gagné sur le plus facile des deux dès vendredi en montrant une forme assez impressionnante, levant les éventuels doutes que l'on pouvait avoir six semaines après sa dernière apparition. 

Seixas va découvrir Montréal 

Ce ne fut pas le cas à 100% pour un Paul Seixas à contretemps quand le Belge est sorti mais l'affaire avait plus attrait un peu à la chance, un peu au sens de la course sur un GP de Québec qui ne sacre pas toujours le plus fort mais sur laquelle il faut être malin, ce que Julian Alaphilippe avait prouvé à la perfection en 2025. Le Français était là au combat et si Thomas Voeckler l'a consacré, avant de le retrouver, leader unique de l'équipe de France, c'est qu'il avait des informations sourcées sur son état de forme actuel. État de forme qu'il va pouvoir à nouveau mesurer sur le difficile parcours du Grand Prix de Montréal, le tout bien sûr avec une idée derrière la tête. 
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"Tout pour Paul Seixas" : Voeckler sans détour sur la liste des Bleus

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"Pour moi, c'est top car je n'ai jamais été là-bas (au Canada, ndlr), disait-il, la semaine dernière. En courant deux semaines plus tôt sur le parcours des Mondiaux, je pourrai voir ce que je dois améliorer, comment me placer dans le peloton. C'est très important de le faire avant pour voir comment ça se passe." Même son de cloche du côté d'Evenepoel, et probablement beaucoup d'autres coureurs : "c’est très important pour moi de participer au Grand Prix de Montréal, car ça fait longtemps que je n’ai plus roulé sur les routes ici. Ça va me permettre de mieux faire connaissance avec le parcours." 
Tout le monde en fait beaucoup de ce circuit 
Effectivement le circuit des Mondiaux ressemblera exactement à celui du Grand Prix de Montréal, sauf que sur ce dernier, il est parcouru à 16 reprises contre 12 "seulement" au championnat du monde, ce qui fait tomber le dénivelé positif de 4 304 à 3 720 mètres alors que le kilométrage augmente sérieusement (de 214,4 à 273,2). L'ajout de la longue partie de la ligne pour lancer la journée répondrait en fait à une demande l'UCI, celle-ci réclamant un parcours moins difficile après deux éditions compliquées en Suisse et au Rwanda et avant les Mondiaux alpestres en 2027, pour ne pas favoriser quatre années de suite le même type de coureurs. 
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Voeckler sur les favoris des Mondiaux : "L'erreur serait de se focaliser sur la Belgique"

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"Il faut être très prudent. Tout le monde en fait beaucoup de ce circuit parce qu'on croit que c'est le GP de Montréal en ajoutant des tours, nuançait Thomas Voeckler vendredi sur le plateau des Rois de la Pédale. On ne sait pas du tout comment la course va se dérouler. Ça peut être très très difficile sous conditions que l'équipe favorite, la Belgique par exemple, durcisse pour Remco Evenepoel. Le circuit est difficile si ça ne débranche pas mais si ça se regarde, ça peut ouvrir le champ des possibilités."
Le sélectionneur national rappelait aussi à cette occasion que l'absence de Tadej Pogacar changeait elle aussi la donne. Il suffit de se souvenir de l'état des adversaires d'UAE l'an dernier à l'issue du Grand Prix de Montréal pour comprendre à quel point le Slovène et ses hommes peuvent faire mal aux autres sur un tel profil. Avec lui, les scénarios étaient limpides. Sans lui, c'est un saut dans l'inconnu et le deuxième des Grands Prix servira aussi à se faire une petite idée pour Evenepoel, Seixas, Del Toro et les autres.
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