Nicolas Prodhomme dans Bistrot Vélo sur le sprint de Paul Seixas face à Isaac Del Toro : "Il doit encore apprendre"
Eurosport sur GoogleDimanche, Paul Seixas s'est fait surprendre par Isaac Del Toro dans le sprint final du Grand Prix de Montréal. Ce lundi, son coéquipier chez Decathlon CMA CGM mais aussi en équipe de France en vue des championnats du monde, Nicolas Prodhomme, était l'invité de Bistrot Vélo. Celui-ci est revenu sur cette petite erreur, assurant qu'à 19 ans, elle était tout à fait normale.
Vivement la revanche : "Seixas en a fait deux fois plus que Del Toro"
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Parce qu'il a désigné Paul Seixas leader unique de son équipe, Thomas Voeckler avait besoin qu'il se sente bien, presque comme à la maison. C'est tout naturellement qu'il a donc sélectionné à ses côtés deux coureurs de Decathlon CMA CGM. Jordan Labrosse d'abord mais surtout Nicolas Prodhomme, homme de toutes les conquêtes ou presque du leader de 19 ans depuis un an. Ce dernier était l'invité de notre émission Bistrot Vélo ce lundi et il a pu revenir sur le weekend entre Québec et Montréal avant de se projeter sur les Championnats du monde.
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Entre Prodhomme et Seixas, il y a une histoire. D'abord celle d'un leader qui a, par son talent, poussé un coéquipier à se dépasser. Ensuite, celle de deux hommes qui partagent beaucoup de moments et qui ont un passé particulier du fait de ce succès "offert" par le plus jeune à son aîné sur le Tour des Alpes 2025. Prodhomme, qui a partagé le stage de Seixas aux Arcs en août, connaît le jeune homme de 19 ans sur le bout des doigts.
Paul est conscient. Il sait l'erreur qu'il a faite
Le Normand n'a donc évidemment pas accablé son compatriote quand il a été question du sprint perdu face à Isaac Del Toro sur le Grand Prix de Montréal, lundi soir dans Bistrot Vélo. "Ça ne sert à rien de remuer le couteau dans la plaie, a-t-il d'abord évacué. Paul est conscient. Il sait l'erreur qu'il a faite. Il n'a que 19 ans, il a encore à apprendre. On sait que quand on est dans la lumière, chaque erreur est beaucoup relayée. Ce n'est pas facile pour lui. Il vaut mieux que ça arrive hier que dans 15 jours." En effet, autant lâcher celle-ci si la contrepartie n'est autre qu'un titre de champion du monde.
Pour autant, Prodhomme, et c'est normal, n'écarte pas totalement cette défaite d'un revers de la main. Elle servira à son jeune coéquipier, il en est sûr : "Il apprend très, très vite Paul. Toutes les courses qu'il a gagnées, c'étaient des watts/kilos, il suffisait d'appuyer sur les pédales. Je ne dis pas qu'il est bête, loin de là. Il n'a pas été confronté à beaucoup de fins de courses stratégiques. Paul était à contretemps à Québec, il a inversé la tendance à Montréal. Sur ce sprint, c'est sûr qu'il s'est fait surprendre. C'est une erreur de laquelle il va apprendre très vite."
La France délestée du poids de la course
À ses yeux, ce revers porte même en lui un aspect bénéfique puisqu'il déleste quelque part l'équipe de France du poids de la course aux Mondiaux, poids qu'il offre volontiers à l'armada belge de Remco Evenepoel, vainqueur du Grand Prix de Québec, et de Wout van Aert, étincelant sur la Vuelta. "Remco s'est un peu énervé sur le vélo, je pense que tout le monde l'a vu, note Prodhomme. On l'a vu très fort à Québec, c'est sûr qu'il ne faut pas le négliger. Après, je sais qu'on a une bonne équipe pour gérer. Je ne sais pas comment la Belgique va faire entre Wout et Remco. A nous de savoir profiter de ça."
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Evenepoel ou Van Aert : sur qui la Belgique doit-elle miser ?
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"On a une équipe hyper complète, poursuit-il. On verra comment on joue, je pense qu'on a vraiment moyen de déstabiliser les autres. On va pouvoir jouer, anticiper et sur un championnat, il faut parfois savoir surprendre. Thomas Voeckler sait faire ça, il a des stratégies. Je m'attends à ce qu'il y ait du mouvement." Et si l'équipe de France peut propulser Paul Seixas pour qu'il finisse en solitaire, personne ne s'en plaindra.
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