Tadej Pogacar sur les manifestations pro-Palestine : "Tous les coureurs ont peur de ce qu'il pourrait se passer"
Eurosport sur GoogleA quelque 5 500 kilomètres de Madrid, les mêmes scènes vont-elles se répéter ? Alors que le Tour d'Espagne vit une situation qu'aucun organisateur de course ne peut lui envier, les Grand Prix de Québec et Montréal (Canada) pourraient bien être eux aussi le théâtre de manifestations pro-Palestine. Tadej Pogacar et Wout van Aert se sont exprimés sur le sujet.
Coureurs bloqués à 8 km du sommet : "Il va falloir trouver une parade"
Video credit: Eurosport
De notre envoyé spécial,
La Vuelta ira-t-elle au bout ? Jeudi, le contre-la-montre prévu sur un peu plus de 27 kilomètres a été raboté pour tomber à 12, une étape n'a pas connu de vainqueur, une autre avait déjà dû être raccourcie. Bref, en Espagne, l'organisateur se bat tant qu'il peut mais justement, face aux manifestants qui soutiennent la cause palestinienne et qui rejettent la présence d'Israel-Premier Tech sur la course, il ne peut pas toujours grand-chose. C'est ce qui inquiète de l'autre côté du globe, au Canada, où un certain Tadej Pogacar est la tête d'affiche à Québec et à Montréal.
Mercredi, à Québec, le maire de la ville, Bruno Marchand, puis le directeur général des deux courses, Joseph Limare, se sont exprimés sur le sujet. "Le service de police travaille bien en collaboration avec les groupes qui veulent manifester, a confié le premier. Pour l'instant, on n’a pas plus d'inquiétudes que ça. Ce travail-là se poursuit et il va se poursuivre. On veut que l'événement se tienne. Le respect des lois, c'est primordial, mais en même temps, le droit de manifester aussi. On est capable de faire les deux en même temps."
On se dit que ça pourrait arriver ici, à Québec et Montréal
Une communication qui ressemble en tous points à celle du Tour d'Espagne qui fait face à de graves problèmes de ce côté-là et qui se trouve le plus souvent débordé, au point que le peloton a eu à en souffrir avec notamment des chutes. Si rien de gravissime n'a encore été à déplorer, si ce n'est ces incidents, les coureurs craignent de plus en plus pour leur sécurité. C'est notamment le message qu'a voulu faire passer Tadej Pogacar avant sa première course depuis le Tour de France.
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Bernal vainqueur sur une ligne d'arrivée improvisée
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"Je pense que tous les coureurs ont un peu peur de ce qui pourrait arriver, a-t-il dit à Québec avant le Grand Prix de vendredi. On court à fond, on donne tout et parfois… C'est un nouveau problème qui peut vous arriver. Nous n'en parlons pas spécialement en tant que peloton mais entre coéquipiers, oui. Quand nous voyons ce qu'il se passe à la Vuelta, on en parle et on se dit que ça pourrait arriver ici (à Québec et Montréal) ou dans d'autres courses d'ici la fin de saison."
Le Canada est très engagé pour la Palestine
Même son de cloche chez l'un de ses rivaux, Wout van Aert. "Au point où on en est, beaucoup de coureurs sont inquiets à propos de ces manifestations mais aussi de ce qu'il se passe dans le monde, a confié le Belge. Je ne suis pas vraiment au courant de ce qu'il peut se passer ici, au Canada. J'espère qu'on aura une belle course et quelques heures de divertissement pour tout le monde".
Plus encore qu'à Québec, c'est à Montréal que la cause palestinienne est la plus défendue. Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu et dans celles-ci, Sylvan Adams était souvent nommément critiqué. Le milliardaire israélo-canadien est le fondateur de l'équipe Israel-Premier Tech et le co-sponsor de la formation est basé à Québec. C'est pourquoi on pense dans l'organisation que les deux courses pourraient être une occasion pour les manifestants de se montrer, d'autant qu'il paraît impossible de sécuriser l'entièreté des deux circuits vendredi et dimanche.
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