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"J'ai envie de retrouver le top 10 sur le Tour" : David Gaudu dévoile son plan pour la saison 2026 avec la Groupama-FDJ United
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Publié 09/01/2026 à 23:47 GMT+1
Interrogé par Eurosport ce vendredi en marge de la présentation de l'équipe Groupama-FDJ United, David Gaudu a tracé les grandes lignes d'une saison 2026 qu'il espère plus heureuse que la précédente. D'un commun accord avec ses dirigeants, le leader français a fait du Tour de France son objectif majeur. Et pour y afficher son meilleur niveau, il prévoit de courir beaucoup en début de saison.
David Gaudu à la présentation de l'équipe Groupama-FDJ, le 9 janvier 2026.
Crédit: Getty Images
Par Louis-Pierre Frileux et Thibault Minier
David Gaudu, vous avez dévoilé les contours de votre saison 2026 et celle-ci sera axée autour du Tour de France. Axer la saison sur juillet, c’était votre volonté pour cette année ?
David Gaudu : Oui, c'est une envie de ma part et c'est aussi une envie de l'équipe. Disons que c'est une envie des deux côtés. J'ai passé le Tour de France l'an passé dans le canapé, ce n'était pas drôle ni facile pour moi de regarder les étapes de montagne. Ça m'a donc donné envie d'y retourner, mais j'ai envie d'y retourner pour performer, parce que je sais ce que peut apporter un Tour de France en y performant, et c'est juste extraordinaire.
Avec l'objectif affiché de terminer dans le Top 10 du classement général et se battre pour des victoires d'étape, c'est ça ?
D. G. : C'est ça, j'ai envie de retrouver le Top 10 du classement général, je suis fait pour ça. L'axe de ma carrière, ça a toujours été les classements généraux sur les courses par étapes ou les grands tours. J'ai aussi envie de pouvoir jouer des victoires d'étape, même si c'est très dur car il n'y a pas beaucoup d'occasions. Quand on voit un garçon comme Thymen Arensman l'an passé gagner l'étape de la Plagne, ça veut dire qu'il y a des possibilités. Il faut être là le bon jour, il faut être dans la forme de sa vie. Je pense qu'on travaille tous pour être à ce niveau-là, pour ce moment-là. Il y aura peut-être une brèche un jour, il n'y en aura peut-être pas, mais s'il y en a une, il faudra savoir la saisir.
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Video credit: Eurosport
Est-ce que le fait de ne pas avoir été à votre meilleur niveau l'année dernière, le fait de ne pas avoir répondu aux attentes, ça vous a un petit peu piqué dans votre orgueil ?
D. G. : Oui, c'est sûr que ça pique dans l'orgueil. Regarder le Tour de France dans le canapé, regarder les étapes de montagne avec le groupe des favoris qui s'égrène au fur et à mesure dans les cols, ce n'est pas plaisant car on se dit que notre place, elle est là, avec eux. En tout cas, j'ai vraiment envie de retrouver le Tour de France pour ça, mais ça va passer par énormément de travail en amont. On a beaucoup travaillé cet hiver pour retrouver cette place-là.
Qu'est-ce qui a changé dans votre façon de travailler ?
D. G. : C'est tout d’abord beaucoup plus de volume. J’ai un nouvel entraîneur, italien, Luca Festa, qui est arrivé dans l'équipe cette année. On travaille beaucoup plus le volume, lentement, et je suis beaucoup plus repoussé dans mes retranchements quand il s'agit de faire des exercices. Je l'étais déjà avant, mais là, c'est encore un autre niveau.
C'est-à-dire ?
D. G. : C'est-à-dire que c'est très, très dur (rires). C'était déjà très dur avant, mais là, on est sur un autre niveau, beaucoup plus tôt, aussi, dans la saison. On va dans ses retranchements beaucoup plus tôt dans la saison. Par contre, c'est beaucoup plus facile quand ça doit être plus facile pour faire du volume.
retrouver le top 10 sur l'UAE Tour, Paris-Nice et le tour de catalogne
Et comment va s'articuler cette montée en puissance vers le Tour ?
D. G. : Je vais courir beaucoup en début de saison. Je vais faire trois courses par étapes. Je vais enchaîner l'UAE Tour, Paris-Nice et le Tour de Catalogne. Ensuite, on est encore un petit peu dans le flou. On verra comment se passe l'UAE Tour, et on adaptera avec le Tour du Pays-Basque ou le Tour de Romandie. En tout cas, l'objectif, c'est déjà ces trois premières courses qui représentent un gros bloc de courses d'entrée de jeu. C'est souvent une période qui me convient bien. Je marche souvent en début de saison. J'ai déjà marché à Paris-Nice, en Catalogne, c'est là où j'ai eu mes premiers résultats en World Tour. Ce sont des courses qui m'attirent aussi. J'ai envie de retrouver le top 10 au classement général sur ces courses-là. Sur les trois, je ne sais pas si ce sera faisable. En tout cas, on va se donner les moyens pour.
En plan B, si ça ne marche pas au classement général sur ces courses-là, il faudra se faire plaisir pour aller chercher une victoire d'étape sur les derniers week-ends. Sur Paris-Nice, il peut y avoir des ouvertures le dernier week-end. Parfois, les premiers jours sont un petit peu tendus avec les bordures. Et cette année, le final de Paris-Nice est un peu plus punchy, mais j'ai des qualités punchy. Ce n'est pas pour me déplaire non plus.
Quand on vous écoute, on a la sensation que vous avez appuyé sur le bouton "reset" et que 2026 constitue un nouveau départ.
D. G. : C'est parce que j'ai fait le deuil complet de la saison 2025 et de tout ce qui a pu se passer avant. Tout ça, c'est derrière. Je n'ai même plus envie d'en parler. Je me suis assez étalé sur le sujet. On n'en parle plus. Maintenant, c'est 2026. Comme je dis, on a un nouveau maillot, on a un nouveau vélo. C'est une nouvelle saison, une nouvelle année.
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Crédit: Imago
Grégoire a de meilleures qualités que moi sur des efforts de trois ou cinq minutes
Vous avez parlé de vos qualités punchy. Est-ce que les classiques ardennaises pourraient s'ajouter à votre calendrier ?
D. G. : Non, les classiques ardennaises, je n'y serai pas cette année. Je pars du principe qu'on a quand même un groupe qui s'est énormément étoffé sur les classiques ardennaises. Et je pense qu’intrinsèquement, Romain Grégoire a des meilleures qualités que moi sur des efforts de trois minutes et de cinq minutes. Je pense notamment à une Flèche Wallonne ou à un Liège-Bastogne-Liège. Se retrouver avec quatre leaders possibles pour le placement à la Redoute, ce n'est peut-être pas idéal... C'est très bien sur le papier, mais d'un point de vue mécanique, c'est plus dur à organiser. Parfois, il vaut mieux qu'il y ait un équipier en plus pour le placer au pied de la Redoute pour aller chercher le podium. Moi, je me focaliserai peut-être davantage sur un Tour du Pays-Basque ou un Tour de Romandie.
Cela va aussi dans le sens de la stratégie d'équipe pour aller chercher plus de points UCI sur une saison. Parce que, mine de rien, ça va aussi rythmer la saison, les points UCI. J'ai déjà fait 3ème de Liège-Bastogne-Liège. Je ne sais pas si je serai capable de refaire 3ème dans ce nouveau milieu, dans ce nouveau cyclisme. Je préfère donc laisser ma place aux jeunes sur les Ardennaises pour qu'ils essayent d'aller chercher des résultats.
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