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Six jours pour enchaîner Tour et JO en 2020 : est-ce vraiment jouable ?

Six jours pour enchaîner Tour et JO en 2020 : est-ce vraiment jouable ?

Le 16/10/2019 à 13:37Mis à jour Le 16/10/2019 à 13:43

TOUR DE FRANCE - Fait rarissime, la montagne sera au programme d’entrée de jeu sur le Tour 2020. Pour les grimpeurs, cela implique d’être au top dès le départ de Nice. Est-ce compatible avec le rêve olympique, l’épreuve en ligne des Jeux de Tokyo, taillée pour grimpeurs et programmée quatre semaines plus tard, soit seulement six jours après l’arrivée à Paris ? Thibaut Pinot, Julian Alaphilippe et

Il n’y aura qu’une petite semaine entre l’arrivée du Tour (dimanche 19 juillet) et la course en ligne des Jeux Olympiques de Tokyo (samedi 25). Six jours pour récupérer des efforts de la plus grande course du monde, encaisser un long voyage, digérer les sept heures de décalage, avant de se battre pour l’or olympique, promis aux grimpeurs sur le tracé japonais. La chose était connue depuis longtemps. Mais à la lecture du parcours de la Grande Boucle, on pourrait penser que l’enchaînement, pour ceux qui ont les plus grandes ambitions sur les deux événements, sera encore plus ardu que prévu.

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D’habitude, les cols arrivent au bout d’une semaine, voire plus, sur le Tour. Les prétendants au général pouvaient ainsi miser sur une montée en puissance progressive pour arriver au top en dernière semaine, là où tout se joue généralement. La donne sera différente en 2020. Car la montagne arrivera d’entrée, dès la deuxième étape, et deux arrivées au sommet sont proposés lors des 4e et 6e jours de course. Ce Tour-là implique, plus que jamais, d’être prêt dès le départ. Et d’étaler, dans la mesure du possible, son pic de forme. Est-il jouable de se bagarrer un mois durant, de Nice à Tokyo, tout en restant au sommet de sa forme ? "On verra, ça je ne peux pas vous le dire, rigole Julian Alaphilippe. Mais je l’espère !"

Pinot : "C’est conciliable"

Le numéro 2 mondial, 4e à Rio en 2016, cite aussi les championnats de France de Plumelec, taillés pour son punch, qui auront lieu le dimanche 21 juin. "Il faudra être fort, et le rester longtemps" résume le Montluçonnais, qui n’a pas encore établi son programme mais assure d’ores et déjà qu’il ne fera ni le Giro, ni la Vuelta. Warren Barguil, qui voudra sans doute défendre son titre national, chez lui en Bretagne, est dans le même bateau. Il juge qu’il est possible d’arriver au top sur le Tour et de rester suffisamment frais pour les Jeux, si jamais il était sélectionné : "Oui je pense que c’est possible en positionnant les JO en fin de bloc."

Thibaut Pinot n’est pas inquiet non plus : "C’est conciliable. Le fait d’avoir la montagne d’entrée ne change rien car les étapes les plus usantes pour les grimpeurs, ce sont les étapes de plaine. Ça ne change pas la donne." "Après, c’est sûr, il faudra couper après les Jeux”, conclut Barguil. Il sera alors temps de souffler. Pour se projeter vers un dernier grand défi, prévu deux mois plus tard. A savoir les Mondiaux de Martigny, eux aussi réservés aux grimpeurs.

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