Marc Hirschi puis Wout Van Aert, le marché pour 2022 a perdu deux noms ces dernières semaines. Attirer le Suisse, et plus encore le Belge, c'était l'assurance de jouer la victoire sur les plus grandes courses du monde. Une assurance que peu peuvent apporter. En ratissant large, ils se comptent sur les doigts de deux mains. Un seul peut désormais faire rêver le World Tour pour 2022. Il compte un Mondial, un Milan-Sanremo, deux Flèche Wallonne et plusieurs étapes de grands tours à son palmarès. Vous avez reconnu Julian Alaphilippe, fuoriclasse que Deceuninck-Quick Step aimerait bien conserver. Une mission plus compliquée désormais.
Qui sont ces coureurs capables de jouer la victoire sur une ou plusieurs grandes courses du calendrier World Tour ? Pour faire simple, nous avons pris une partie du top 10 mondial au classement UCI et ajouté des vainqueurs de grands tours qui peuvent encore y prétendre comme Egan Bernal, Tao Geoghegan Hart ou Tom Dumoulin. Constatons maintenant que tous, sauf un, sont engagés plus ou moins longuement avec leur équipe actuelle.
EquipeFin de contrat
Primoz RoglicJumbo-Visma2023
Tadej PogacarUAE Team Emirates2024
Mathieu van der PoelAlpecin-Fénix2023
Julian AlaphilippeDeceuninck-Quick Step2021
Marc HirschiUAE Team Emirates2023
Remco EvenepoelDeceuninck-Quick Step2023
Egan BernalIneos2023
Tao Geoghegan HartIneos203
Tom DumoulinJumbo-Visma2023
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Ineos avait ciblé Van Aert

Tous ces coureurs peuvent décemment ambitionner un succès sur un Monument pour certains, un grand tour pour d'autres et même les deux pour les plus complets d'entre eux. Sans faire injure à l'immense majorité du reste du peloton et sans omettre des coureurs comme Arnaud Démare, Joao Almeida, Enric Mas, Miguel Angel Lopez, Sam Bennett, Maximilian Schachmann et d'autres, cette liste fait rêver n'importe quel manager. Le dossier d'un Julian Alaphilippe, toutes questions financières mises à part, sera scruté avant celui d'un Arnaud Démare par exemple.

Alaphilippe : "Si je devais en choisir une ? J'aimerais bien gagner le Tour"

C'est pourquoi dans le cas du champion du monde en titre, la prolongation de Wout Van Aert est importante. Selon les rumeurs, Ineos ciblait le vainqueur du dernier Milan-Sanremo pour 2022. Sans doute Dave Brailsford avait vu son potentiel sur les grands tours mais l'ajout d'un homme capable de remporter au moins trois des cinq Monuments n'était pas du luxe. C'est aussi ce qu'apporte Julian Alaphilippe, qui peut même faire grimper ce chiffre à quatre (seul Paris-Roubaix semble hors de ses cordes). Ineos va-t-elle s'intéresser au cas du Français ?
"Qui a dit que son contrat se terminait en 2021 ? Il a un contrat qui court jusqu'en 2024, il y a une option, a clamé ? Patrick Lefévère, boss chez Deceuninck, au micro de Radio 1. Il s'agit d'une option au prix du marché". En somme, l'équipe belge, si elle devait continuer en 2022, ce qui n'est pas encore assuré, pourrait s'aligner sur une offre salariale de la concurrence. Pas n'importe laquelle rappelle cependant Lefévère : "Si demain Ineos débarque avec 10 millions d'euros, alors je devrais lui dire 'ciao'". C'est bien là que réside tout le risque et le manager belge le sait.

Deceuninck a une option pour Alaphilippe mais...

Maintenant que tous les autres gros poissons du peloton sont inaccessibles, à moins que Mathieu van der Poel ne se défasse de son contrat chez Alpecin-Fénix ou que Peter Sagan redevienne le monstre qu'il était, tout le monde peut concentrer ses efforts sur le dossier Alaphilippe. Bien que puissante, la Deceuninck-Quick Step n'a pas les reins aussi solides que certaines de ses concurrentes (Ineos donc mais aussi Jumbo-Visma, UAE-Team Emirates et même Ag2r-Citroën). Attention à la surenchère.

Hinault : "Je ne crois pas qu’Alaphilippe puisse gagner le Tour un jour"

Engagés jusqu'à la fin 2021, les sponsors de l'équipe ont jusqu'à mars pour décider si oui ou non ils poursuivront l'aventure dans l'équipe la plus victorieuse en 2020 (39 succès). Prolonger dans une équipe avec ou sans Julian Alaphilippe, ce n'est pas tout à fait la même chose. Et d'un autre côté, le Français, plus bankable que jamais, va coûter beaucoup d'argent. Patrick Lefévère a déjà dû laisser partir des bons coureurs, faute de budget suffisant. L'histoire pourrait bien se répéter avec son joyau le plus précieux.
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