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T-Mobile la veut
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Publié 18/04/2006 à 16:15 GMT+2
Impressionnante collectivement sur l'Amstel Gold Race, l'équipe T-Mobile a pourtant raté la victoire. Elle veut sa revanche mercredi lors de la Flèche Wallonne, et compte principalement pour cela sur son vétéran Steffen Wesemann, deuxième dimanche derrièr
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Crédit: Eurosport
Quatre grandes classiques et toujours pas de victoire dans ce printemps 2006 pour l'équipe T-Mobile. Pendant que Quick Step (Milan-San Remo avec Pozzato, Tour des Flandres avec Boonen) et CSC (Paris-Roubaix avec Cancellara, l'Amstel grâce à Schleck) se font plaisir, la surpuissante formation allemande en est réduite aux accessits et aux regrets. Dimanche, aux Pays-Bas, la Magenta a pourtant fait forte impression, avec trois coureurs dans le premier groupe dans le final, dont Steffen Wesemann, finalement deuxième derrière Frank Schleck.
De l'avis de beaucoup, Wesemann était certainement, avec Paolo Bettini, le plus fort à Valkenburg. C'est en tout cas ce que pense l'intéressé. "J'ai vraiment eu le sentiment que j'étais le plus costaud dans cette course", juge le Suisse. Mais pas forcément le plus clairvoyant... A-t-il vraiment eu raison d'attaquer à 40 kilomètres de l'arrivée s'il se sentait apte à jouer la gagne une heure plus tard? Pas sûr. "Ça semblait peut-être impossible, explique-t-il, mais il fallait faire quelque chose face aux Rabobank, qui essayaient de cadenasser la course. Puis il faut prendre des risques. Ca peut payer, on ne sait jamais".
Pas d'autocritique
Malheureusement pour lui, ce ne fut pas le cas. Avant le Keutenberg et le Cauberg, la T-Mobile comptait encore trois hommes dans le bon wagon: Wesemann, donc, mais aussi Serguei Ivanov et Patrik Sinkewitz. "Nous étions certainement la meilleure équipe dans le peloton, mais cela n'a pas suffi pour gagner", regrette le directeur sportif, Calerio Piva. Olaf Ludwig a lui aussi salué le travail d'ensemble de ses hommes: "Nous avons dominé la course du début à la fin. Sur le papier, les Rabobank étaient impressionnants, mais notre tactique agressive a anéanti les effets de cette force collective".
Dommage que cette stratégie ait fini par profiter à d'autres... Comme souvent, les T-Mobile n'ont pourtant pas l'intention de donner dans l'autocritique. "Nous avons tout fait parfaitement. C'est simplement que Frank Schleck était un peu au-dessus", juge Andreas Klier. Même Wesemann, dauphin du Luxembourgeois à l'arrivée, une semaine après sa sixième place au Vélodrome de Roubaix, ne voulait pas nourrir de regrets. "Même si je n'ai pas gagné l'Amstel, je suis satisfait de mon résultat ", assure-t-il. On croirait presque entendre Jan Ullrich sur le Tour de France...
Wesemann: "Tout va bien"
Vu sa forme, Wesemann sera en tout cas une fois encore le leader de sn équipe mercredi lors de la Flèche Wallonne. Même si le final très sec sur le Mur de Huy risque de moins lui convenir qu'à d'autres, le vainqueur du Tour des Flandres 2004 sera à surveiller de près. Ses sensations sont excellentes pour la première fois depuis le début du printemps. "J'ai été malade après Milan-San Remo et j'ai eu tort de continuer à m'entrainer alors que j'étais sous antibiotiques, confie-t-il. C'est pour cette raison que j'ai raté le Tour des Flandres. Même sur Paris-Roubaix, je n'étais pas au top. Maintenant, tout va bien."
Mais ça irait certainement encore un peu mieux s'il parvenait à concrétiser dans les Ardennes. Lui ou un autre, d'ailleurs. L'expérimenté Wesemann sera effectivement le leader du groupe mercredi, mais il ne sera pas la seule option. Kim Kirchen, deuxième l'an passé dans le sillage de Danilo Di Luca, aura envie de prolonger l'euphorie luxembourgeoise, trois jours après le triomphe hollandais de Schleck, même s'il est moins en verve cette saison. Patrik Sinkewitz, si brillant (5e) sur l'Amstel, est également ambitieux. Avec une telle Armada, l'heure de la Magenta va bien finir par sonner...
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